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When The Light Dies - L'interview !
Par WATCHMAN le 1 Avril 2017 Consulté 2371 fois

Interview de Fred, du groupe When The Light Dies (post rock/post métal) :

Salut Fred ! Pourrais-tu, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, nous présenter le groupe, ainsi que ses membres et leur parcours musical ?

Salut ! Nous sommes un groupe de postrock/postmetal suisse appelé When The Light Dies qui a été formé en 2009 et est composé des membres suivants :

Batterie : ​Caryl
Basse :​ Nef (son vrai prénom c’est Stéphane)
Guitare : ​Julien
Guitare :​ Fred

La plupart d’entre nous ont toujours fait de la musique. Enfin disons depuis l’adolescence au moins. Ce qui fait que les plus vieux d'entre nous on gentiment une trentaine d'années de musique derrière eux et quasi une dizaine de formations auxquelles ils ont participé, et forcément quelques disques (ou cassettes) à leur actif.

Comment est née votre idée de monter un groupe instrumental ?

Le hasard des connaissances, des splits de groupes et autres affinités musicales et personnelles ont fait le boulot (une part en tout cas). Au départ c'était surtout Julien et moi qui voulions un band instrumental, mais nous avons fait quelques guests en live avec du chant et c'était plutôt cool. Nous avons aussi dans la version acoustique d'Emperor notre pote Jack (du groupe Nevborn) qui a posé sa voix. On n’est donc pas fermés au chant, mais dans certains cas précis seulement.

En écoutant votre album (ainsi que les morceaux issus des deux précédents EP) j’ai immédiatement pensé à des groupes comme Russian Circles, Isis, ou même les Français de Dirge. Pourrais-tu spécifier quelles sont vos influences et inspirations directes ? Musicales comme extra-musicales.

Merci, c'est flatteur. Cela dit il y a encore du chemin pour en arriver là... Mais ce sont effectivement des groupes que l'on apprécie.
Le fameux sujet des influences !
Je fais partie de ceux qui croient que tout ce que tu te mets comme musique dans les pavillons auditifs t'influence, que tu le veuilles ou non, et je suis fermement convaincu que c'est un mécanisme inconscient pour tous les musiciens.

Musicalement on a des goûts assez variés entre les différents musiciens du band. Ça va du jazz au heavy metal, en passant par le rock, le krautrock, le hip-hop, post-metal, post-rock, post-core, du classique, sludge, doom, stoner et drone (mais pour le dernier je suis tout seul je crois !).

Extra-musicalement parlant pour ma part, je suis très inspiré par la nature, le côté no future de notre (sale) espèce et les mécanismes ou grands rouages qui nous dépassent complètement. Et nous nous sommes là comme un grain de sable qui s'apprête à faire gripper la machine... Un brin misanthrope quoi...

Ne pas avoir de vocaliste, et donc ne pas avoir recours à l’écriture de paroles doit forcément nécessiter une approche, une sensibilité musicale particulière pour faire passer les émotions. Comment se déroule d’ailleurs le processus de composition au sein de WTLD ?

C'est plutôt dans la structure que ça se passe en fait. Particulièrement pour ce disque qui est un concept-album. Après pour les autres titres, chaque compo a une sorte d'ambiance qui fait penser à un truc, et donc à un sujet et donc à un titre...

Loïc Rossetti et Jonathan Nido (respectivement chanteur et ex-guitariste de The Ocean) sont régulièrement crédités à la production de vos opus. Pourquoi avoir choisi de travailler avec eux en studio ?

Ça c'est fait je dirais, de façon "fluide". Je vais tenter de m'expliquer… Nous partageons le même local que Jona. C'est donc tout naturellement que nous lui avons confié en 2012 la tâche de nous enregistrer une demo. Ce brave homme étant totalement incapable de faire les choses à moitié, on s'est retrouvés avec 3 titres qui passeraient sans problème sur un EP. Ce que nous avons fait en suivant les conseils de Jona pour le mixage et le mastering qui ont été confiés à Loïc.
Le deuxième EP n'est pas vraiment un EP puisque c'est un cd de réinterprétations des titres du premier EP, dont le dernier est un remix electro de notre ami Bastor qui tabasse tout. Les 2 premiers titres joués en acoustique pur et dur on été enregistrés, mixés et masterisés par notre ingénieur du son pour le live : Sébastien Hintz.

Pour notre LP, on a un peu mélangé toutes ces cartes et on en a ajouté une au jeu, ce qui donne ceci :
L'enregistrement de la batterie a été fait par Sebastien Hintz / AireAudio
Les guitares et basse on été enregistrées en home studio.
Le tout mixé chez Loic Rossetti / Digisub records et masterisé par Julien Fehlmann / Studio Mecanique.

Le label Vitruve Records n’est pas très connu de ce côté-ci de la frontière. Pourrais-tu nous dire quelques mots à son sujet et comment vous êtes-vous retrouvés sous leur bannière ?

En fait c'est un jeune label qui a une structure un peu particulière, dans le sens que c'est un label participatif où chaque groupe est représenté dans un comité élargi et où chaque groupe a une voix et donc la chance de se faire entendre dans les décisions prises. Il y a aussi une entraide qui est mise en place par un échange d'info entre les groupes. Le choix des artistes signés en revanche est lui choisi par le comité restreint, qui est le noyau fondateur comprenant 3 personnes.

Comment se porte la scène post rock/post métal en Suisse ? Aurais-tu des groupes à recommander à nos lecteurs ?

Plutôt bien je pense. J'en ai des tonnes dont certains à titre posthume, mais en gros et de façon non exhaustive :
Killbody Tuning (des copains du label Hummus records ; ces types sont supers).
Ølten (plutôt sludge mais ils sont LES SCHNITZEL-MEISTER du sludge).
Nevborn (aussi des copains du label Hummus records, mignons comme des chats).
The Evpatoria Report (rip).
Kovlo (du post rock de la partie italophone de notre pays).
Eqqus (mort aussi je crois...).
Bien sûr il y en a des tonnes d'autres mais je vous laisse découvrir déjà ceux-là.

Vous allez partager l’affiche avec les bisontins de Nao lors de la release party de votre album le 10 mars prochain au Bikini Test de La Chaux-de-Fonds. De manière générale, quels rapports entretenez-vous avec les groupes de la scène rock/métal française ?

Je t'avoue que l'on connaît assez peu de groupes français, même ceux des départements limitrophes. Ce qui est complètement nul, on est d'accord, mais étonnamment les gens comme toi qui se déplacent pour aller démarcher et trouver des salles, tant en France qu'en Suisse, il y en a peu ou pas (tu es une sorte d'espèce en voie de disparition. Je vais de ce pas te déclarer à la WWF !). Plaisanterie mise à part, il y a quand même des bands français qui jouent ici et vice-versa, heureusement.

NDLR : au moment où Fred réponds à mes questions, ce dernier se remet d’une hospitalisation qui a malheureusement conduit au report de la release party pour leur album (voir détails dans la question ci-dessus).

Avez-vous des concerts de prévus ces prochains mois pour promouvoir votre album ? Et si oui, viendrez-vous jouer en France ?

Nous avons entrepris des démarches un peu partout et sommes en attente de réponses d'ici à quelques semaines. Pour ce qui est de l'Hexagone nous avons fait finalement assez peu de démarches mais nous sommes ouverts à toute proposition (de la fête du village au gros club). Donc si toi qui lit cette interview tu es programmateur et que tu veux un band qui joue fort et lentement, c'est par là : fred@vitruve-records.com

Pour terminer cette interview je te laisse le mot de la fin, si tu as un message à adresser à nos lecteurs.

Je ne peux que les remercier d'avoir pris le temps de lire cette interview dont les réponses sont parfois douteuses, j'en conviens, et leur conseiller de se jeter sur notre disque les oreilles en avant et qui sait, de s'offrir un bel objet à mettre dans leur cd-thèque...




             



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