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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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ÉQUIVALENCES

PETER GABRIEL - Iii (1980) ★★★★ 
Par WALTERSMOKE le 30 Octobre 2025          Consultée 329 fois

Enfin, voilà le premier album indispensable de la carrière solo de Peter GABRIEL. Voilà ce qu'on attendait depuis 1977 : un album solide, implacable, gorgé de pépites incontournables.


Melt, c'est en premier lieu un album innovant. On peut penser ce qu'on veut du gated reverb, soit 'le' son des années 80 dont aurait abusé Phil COLLINS sur toutes ses productions, c'est sur son lieu de naissance qu'on découvre à quel point cette technique plus ou moins inventée (ou découverte, pour être précis) par le producteur Steve Lilywhite offre un son fort et puissant, parfait pour un album aussi dédié au rythme qu'est Melt ; citons également l'avancée technologique des claviers, avec le Fairlight qui apporte les belles promesses du sampling numérique.

Dit comme ça, on pourrait croire que Melt ne serait qu'une démo technique impressionnante. Et pourtant, l'album est déjà un produit fini, voire fignolé. Les deux premiers morceaux, avec COLLINS à la batterie justement, suffisent déjà à poser la chose : "Intruder" frappe fort (hahaha) avec sa folie cathartique, et l'enchaînement avec "No Self Control", où les choeurs de Kate BUSH et la guitare déchainée de Robert FRIPP renforcent encore plus cette tension, fait bien comprendre où est parti Pete Gab'. Il faut attendre le court "Start" pour respirer un peu, une pause bienvenue malgré un saxophone tarte. Tout le reste, et j'ai bien dit TOUT, est à l'avenant, en moins sombre cependant. Melt, c'est l'exemple typique de l'album qui mérite d'être chroniqué en track by track (exercice hautement ingrat et paresseux en temps normal), où l'on listerait patiemment les qualités de ses chansons. Allez, "And Through the Wire" n'est pas la chanson la plus mémorable, mais si elle figurait sur Scratch (1978), ce serait le chef-d'oeuvre de l'album.

Melt, c'est aussi (et surtout, diraient certains) deux axes importants. Le premier, c'est l'ouverture au monde. Si Melt est aussi rythmique, c'est parce qu'il pioche dans les musiques 'tropicales', en particulier africaines, avec moult percussions du continent noir utilisées ici de manière pleinement intégrée, comme en témoigne le poignant "Games without Frontiers", alliant le futur occidento-électronique et le passé africain de manière très fluide, quasi-naturelle.

Ce qui me mène au deuxième axe : les paroles. Ici, Peter GABRIEL n'hésite pas à partir dans la musique engagée, avec la dénonciation des guerres géopolitiques sur la même chanson. Et puis, "Biko". Placée en fin d'album, cette charge contre l'apartheid constitue à la fois un final émouvant et une lueur d'espoir, sans pour autant jouer au tire-larmes.


Melt est-il un chef-d'oeuvre de la musique pop/rock ? Personnellement, je ne suis pas loin de le penser, mais d'autres ont franchi le pas avec plus de célérité qu'un athlète olympique. L'album a beau être long, il est tellement jouissif qu'on ne voit pas le temps passer. En soi, si pour une raison ou une autre la carrière de Peter GABRIEL s'était arrêtée là, on aurait eu une carrière courte qui se serait achevée en apothéose.
Dieu merci, il existe Security pour faire encore mieux.

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LINE-UP
- Peter Gabriel (chant, claviers)
- Jerry Marotta (batterie)
- John Giblin (basse)
- Larry Fast (synthés)
- David Rhodes (guitare)
- Phil Collins (batterie)

TRACKLIST
1. Intruder
2. No Self Control
3. Start
4. I Don't Remember
5. Family Snapshot
6. And Through The Wire
7. Games Without Frontiers
8. Not One Of Us
9. Lead A Normal Life
10. Biko


             



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