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VINNIE VINCENT INVASION - Vinnie Vincent Invasion (1986)
Par TOMTOM le 10 Juillet 2020          Consultée 426 fois

Alors oui, ce disque c’est n’importe quoi. Et même plus. C’est Vinnie V contre le reste du monde. Pas de prisonniers, et le Grand Nawak reconnaîtra les siens. Dans la bio délirante de Vincent Cusano, il manque d’ailleurs cette donnée essentielle : est-ce que le petit Vinnie découpait des chatons avec des lames de rasoir quand il était enfant ? Parce que quand j’écoute la fin d’« Animal », je vous jure, je me pose la question à chaque fois.

Vinnie V, donc. Saqué de KISS par Gégène et Paupaul qui en ont marre de se coltiner des cassos dans leur groupe. Et surtout celui-là, avec sa dégaine de petit roquet de la six-cordes. Autre question intéressante : se souvient-on de Vinnie Vincent en tant que guitariste de Kiss à cause de cet album, ou se souvient-on de cet album parce que Vinnie Vincent a été guitariste de Kiss ? Perso j’en sais rien, mais en tout cas ce disque c’est n’importe quoi. Dana Strum - Robert Fleischman - Bobby Rock - Vinnie Vincent, c’est le line-up des second couteaux qui se prennent pour des katanas. Les katanas avec lesquels Vinnie va justement découper des guitares pendant 48 minutes.

Parce qu’elle est là, la grosse affaire de ce disque : la guitare. Où va Vinnie V lorsqu’il fait un solo ? Nulle part. Par contre, il sait imiter la sirène du Samu, celle de la police et celle des pompiers, le chariot élévateur (la fin d’« Invasion ») et R2D2 quand il se prend un tir de pistolet laser (« Shoot You Full Of Love »). Et Vinnie il va vite. Going Nowhere Fast, comme disaient les autres. Il va vite et dans le mur, en faisant autant de bruit qu’une Twingo balancée à 130 en première sur l’autoroute. Et le gars reste, bien sûr, sur la voie centrale.

On a donc ici un guitariste qui va plus vite que les autres et un chanteur qui va plus aigu que tous les autres. Robert Flèche-man, sa cravache et sa coupe mulet, (in)connu pour avoir vaguement pigé chez Journey, d’où il tient sa maîtrise de la grosse grosse mélodie. Lui pour le coup c’est sûr, on se souvient de lui chez Journey parce qu’il est sur cet album, un foutu putain de disque en définitive.

Parce que oui, Vincent + Robert égal coeur, vous mettez les deux ensembles et vous avez ce truc totalement dément qu’est le premier Vinnie Vincent Invasion, le disque qui envoie les années 1980 dans un hachoir à viande. Pouvait-on aller plus loin que ce qui est proposé ici ? Probablement pas. Ok Vinnie ne va nulle part, mais c’est un gars cohérent. Son disque est hystérique du début à la fin, avec des chansons sans aucun sur-moi, juste de l’affiche et de la méga frime.

Mais en même temps, les mecs ont de quoi. Les riffs sur ce disque, je veux dire, on ENTEND toute la haine que Vinnie Vincent a en réserve. Les riffs sont méchants et n’importe quel groupe de hard aurait aimé les avoir. Et trouver les mélodies qui vont dessus, bien sûr. « Boyz… », « Shoot U… » (avec cet argot complètement flash), « Do You Wanna Make Love », « I Wanna Be Your Victim », « Invasion » (incroyable), tout ça c’est du Glam Métal de compet’, celui qui te pourchassera jusqu’à la fin, pour peu que tu sois un peu réceptif. « No Substitute », c’est la caution purement FM du disque. « Back On The Streets », (magnifique) c’est un peu plus mid-tempo. Le reste est à peine moins bien. La seule chanson vraiment ratée, c’est peut-être « Baby O ». Partout il y a des choeurs menaçants et des effets de zinzins qui n’ont pas de sens. Et c’est assumé, bien sûr.

Par contre effectivement, on peut aussi tuer quelqu’un en lui faisant écouter ce truc trois fois d’affilée. L’ambiance pseudo futuriste (complètement never been) et la guitare façon fête à neuneu, je conçois parfaitement qu’on puisse trouver ça archi-naze. Mais voilà, ce disque, moi je l’ai deux fois. Parce qu’il y a plus de tout sur cet album. Plus de zéro limite dans le mauvais goût. Parce que, aussi, toutes les productions de l’époque qui avaient les mêmes prétentions (sic) ne lui arrivent pas à la cheville. Et parce que c’est un groupe en pleine combustion spontanée qui est en train de jouer. Si on devait avoir un débat sur « Ce disque doit-il entrer dans le programme des vacances apprenantes pour les 6-11 ans », bien sûr que je serais contre. Parce que j’ai pas envie d’imposer ça aux gamins et que Vinnie V n’est pas vraiment un exemple à suivre. Par contre, tant qu’il reste dans un coin de la discothèque et qu’on peut le ressortir de temps en temps pour faire les cons, alors je dit oui : ce disque est génial.

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   (2 chroniques)



- Vinnie Vincent (guitare)
- Dana Strum (basse)
- Bobby Rock (batterie)
- Robert Fleischman (chant)


1. Boyz Are Gonna Rock
2. Shoot U Full Of Love
3. No Substitute
4. Animal
5. Twisted
6. Do You Wanna Make Love
7. Back On The Streets
8. I Wanna Be Your Victim
9. Baby-o
10. Invasion



             



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