Recherche avancée       Liste groupes



      
BRITPOP / PSYCHé  |  STUDIO

Commentaires (2)
Questions / Réponses (1 / 2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : 7% Solution
- Membre : Richard Ashcroft

The VERVE - Urban Hymns (1997)
Par SUNTORY TIME le 12 Février 2010          Consultée 2638 fois

C’est amusant comme les goûts changent avec le temps. Je me rappelle très bien, en 1997 donc, ne pas supporter voir la tronche de Richard ASHCROFT à la télé, dans ce clip où il marche dans une rue new-yorkaise de manière arrogante, en bousculant tout ceux qui osent se trouver sur son passage. Je me rappelle aussi que la simple entente des violons de « Bitter Sweet Symphony » me filait de l’urticaire. Matraquage radio sans doute, antipathie pour Richard ASHCROFT aussi (délit de sale gueule ?), mais « avec le temps va, tout s’en va », et les a priori aussi. C’est donc avec beaucoup de recul que j’ai écouté, bien des années plus tard, ce Urban Hymns de The VERVE.

En 1997, la Britpop est au sommet de sa gloire, avec OASIS en fer de lance, et « Wonderwall » comme chanson emblématique du mouvement. Mais OASIS en donne une version caricaturale, les frères GALLAGHER étant plus à même de faire parler d’eux pour leurs frasques et engueulades que pour leur musique. Attention, je ne dis que pas que The VERVE est un groupe soft, loin des consommations illicites et de prises de bec mémorables, bien au contraire !!! Ce quintet au line-up instable existe depuis la fin des année 8O et a déjà sorti deux albums studio, passés inaperçus. Autant dire qu’on n’attendait pas grand-chose d’un groupe obscur, mélangeant pop rock, psychédélisme et excès de drogue.

Puis « Bitter Sweet Symphony » débarque sur les ondes … et là c’est le choc ! Cette chanson de 6 minutes, à l’orchestration ciselée et au rythme imparable, devient l’un des plus gros succès de l’année, et fait désormais partie des grands titres de l’Histoire du Rock. Un petit miracle en somme. Pour l’anecdote, Richard ASHCROFT a repris la version symphonique d’une chanson des ROLLING STONES qui n’est pas devenue un classique, « The Last Time », comme base de « Bittersweet Symphony ». Résultat, pour une question de droits d’auteur, The VERVE ne gagnera aucun centime sur l’immense succès de ce titre. Heureusement, les autres singles extraits de l’album, « Sonnet » ou « Lucky Man » viendront corriger cet affront.

Urban Hymns est un album de britpop des plus classiques à première vue (ou écoute). Des compositions soignées, entre pop et rock lent, avec quelques moments plus rageurs qui accrochent rapidement l’auditeur. Mais The VERVE rajoute à cela une pincée de psychédélisme à la PINK FLOYD qui donne aux 13 titres de l’album une saveur particulière.

Si « Sonnet » , « Drugs Don’t Work » ou « Lucky Man », « Space and Time » ou encore « Weeping Willow » sont de superbes ballades, paisibles mais efficaces, « The Rolling People » et « Come On » sont les titres les plus longs et les plus rock de l’album, intenses d’émotion et de rage. De vraies réussites. Le reste est plus calme, limite « planant » comme sur « Catching the Butterfly » et surtout « Neon Wilderness » qui n’est pas sans rappeler les ambiances floydiennes période 67 – 69.

Malheureusement tous ces hymnes urbains ne sont pas totalement réussis. Si « This Time », « One Day » et « Velvet Morning » ne diffèrent pas des chansons précédemment citées, elles perdent cependant en tonus et assoupissent l’auditeur. Heureusement que le dernier titre, « Come On » vient remettre les choses en place !

On ne va pas bouder notre plaisir, Urban Hymns est un excellent album, riche et puissant. Un album essentiel de la Brit Pop, si ce n’est le meilleur, malgré quelques longueurs. Richard ASHCROFT, charismatique leader, a quoi qu’on dise, une voix bien plus agréable que celle de Liam GALLAGHER dont il n’est pourtant pas si éloigné. The VERVE fut le temps de cet album l’un des groupes les plus populaires des années 90. Malheureusement les tensions grandissantes entre ASHCROFT et les autres membres du groupe n’en seront que plus virulentes, et le groupe se séparera (pour la troisième fois quand même) jusqu’en 2007, et la sortie un an après de leur quatrième album, le sublime Forth.

Avec « Bitter Sweet Symphony » en tête, Urban Hymns est devenu l’un des albums incontournables des années 90. Tout bon historien du Rock vous le dira ; s’il fallait retenir 10 albums de cette décennie, Urban Hymns y figurerait sans hésitation. Pareil pour « Bittersweet Symphony » pour le top 10 des chansons, à côté de « Wonderwall » , de « Streets of Philadelphia » et de « My Heart Will Go On » (oups, je m’égare là !).

« Avec le temps va tout s’en va » disais-je. The VERVE, que je ne pouvais supporter dans mes très jeunes années (quand on est jeune, on est vraiment bête des fois !), est devenu l’un des rares groupes de ces 20 dernières années que j’apprécie vraiment. Alors, n’hésitez pas à vous lancer, ces hymnes urbains valent vraiment le coup.

Titres Favoris : « Bitter Sweet Symphony », « Drugs Don’t Work », « Lucky Man », « Come On », « The Rolling People ».

A lire aussi en POP par SUNTORY TIME :


Lykke LI
I Never Learn (2014)
De l'art de faire de la lumière avec de l'ombre




MY BLOODY VALENTINE
Yellow Loveless (2013)
Loveless made in Japan


Marquez et partagez





 
   SUNTORY TIME

 
   SEIJITSU

 
   (2 chroniques)



- Richard Ashcroft (chant, guitare)
- Peter Salisbury (batterie)
- Simon Jones (basse)
- Nick Mccabe (guitare)
- Simon Tong (guitare, claviers)


1. Bitter Sweet Symphony
2. Sonnet
3. The Rolling People
4. Drugs Don’t Work
5. Catching The Butterfly
6. Neon Wilderness
7. Space And Time
8. Weeping Willow
9. Lucky Man
10. One Day
11. This Time
12. Velvet Morning
13. Come On / Deep Freeze



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod