Recherche avancée       Liste groupes



      
NEW-WAVE  |  STUDIO

Commentaires (1)
Questions / Réponses (1 / 8)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : A-ha, Depeche Mode
 

 Site Officiel (674)

OMD - Crush (1985)
Par WALTERSMOKE le 21 Juillet 2013          Consultée 1865 fois

Avec Crush, OMD entre dans la période la moins exaltante de sa carrière. La qualité des compositions du duo Andy McCluskey-Paul Humphreys, accompagné de Martin Cooper et Malcolm Holmes, se fait de moins en moins bonne. La « dévolution » a déjà commencé avec Junk Culture, mais elle continue de plus belle, hélas, avec Crush.
Les responsables d'un tel infléchissement ne sont pas difficiles à trouver. Il y a bien sûr le groupe en lui-même, qui semble jouer la carte de la sécurité au lieu de mettre au premier plan les audaces artistiques. L'influence de Stephen Hague, qui produit l'album, n'est pas non plus à exclure. Notons que ce dernier a également produit Erasure et les Pet Shop Boys, on a vu mieux comme références.
Ce qui est curieux aussi avec Crush, c'est le nombre de musiciens additionnels qui jouent ici alors que la musique n'a de cesse de se simplifier. En plus de Hague lui-même qui joue des claviers et de la guitare, un certain Kyle Green ainsi que les frères Weir interviennent sur Crush. Ces deux derniers, en plus de jouer des cuivres, seront d'ailleurs intégrés au groupe dès le prochain album.

Parmi les points qui ne montrent pas Crush comme un bon album, il y a l'absence de grand tube. Je ne parle pas de singles qui avaient cartonné à l'époque, mais bien de chansons qui ont impacté sur l'histoire de la new-wave. Même l'affolant Tesla Girls est resté dans les annales, alors que là, que dalle. Enfin, il y a bien So in Love qui a réussi à se faire une petite place dans les compiles ultérieures, mais honnêtement, qui se souvient vraiment de cette chanson ? Placé en ouverture, elle donne d'ailleurs une idée de ce qui suit : la musique n'est ni plus ni moins que de la pop électronique basique, les structures ne sont pas inventives...Il est certes possible de faire de grandes choses avec de la pop basique, mais ce n'est pas OMD qui pourrait y arriver. Les expérimentations et l'usage de sons originaux sont réduits à de simples gimmicks (les voix japonaises sur "Crush", par exemple).

OMD balise le chemin, à un point que cela devient atterrant. Quelques éléments plus ou moins positifs arrivent néanmoins à ressortir. Le premier d'entre est "Secret", soit la seule chanson vraiment réussie. Le chant de Paul Humphreys n'est pas vraiment des plus excellents, rien à voir avec Souvenir, mais il reste plaisant et colle très bien à la musique. Le côté romantique et léger développé ici est intéressant, et plus globalement la musique sonne bien. Il s'agit hélas de l'exception, en quelque sorte, vu que le reste n'est guère glorieux. Attention à ne pas décrocher sa mâchoire sur "Crush" ou bien "88 Seconds in Greensboro". Une ébauche de chanson géniale se dessine sur "Women III", mais hélas ce n'est qu'une ébauche. Autre chose, je déteste quand un anglophone écorche le français, notamment en chanson. De facto, "La Femme Accident" me fera toujours tiquer des oreilles, on a plus l'impression que McCluskey chante « La Ferme Accident », pas terrible. A part ce détail irritant, la chanson en elle-même n'est pas fantastique et est bourrée de remplissage, malgré les 2 minutes 50 au compteur.

Crush est donc un album bien décevant. Certes, il s'écoute sans difficultés, mais sans passion non plus, ni enthousiasme. En adoptant une approche plus pop, OMD a abandonné au passage le goût de l'expérimentation et surtout le talent. Mais bon, en 1985 le public devait être client de ce genre de synthpop au rabais (cf. le succès de A-ha), et au moins les ventes ont été au rendez-vous. Au contraire de l'album suivant, The Pacific Age.

A lire aussi en NEW-WAVE par WALTERSMOKE :


David SYLVIAN
Brilliant Trees (1984)
La suite des aventures de sylvian




TALKING HEADS
Stop Making Sense (jonathan Demme) (1984)
Le film culte des Têtes Parlantes


Marquez et partagez





 
   WALTERSMOKE

 
  N/A



- Paul Humphreys (chant, claviers électroniques, piano)
- Andy Mccluskey (chant, guitare, basse, claviers électroniques)
- Martin Cooper (saxophone, claviers électroniques, chant)
- Malcolm Holmes (batterie, percussions électroniques et acoustiques)


1. So In Love
2. Secret
3. Bloc Bloc Bloc
4. Women Iii
5. Crush
6. 88 Seconds In Greensboro
7. The Native Daughters Of The Golden West
8. La Femme Accident
9. Hold You
10. The Lights Are Going Out



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod