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Queen
A Day At The Races
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le 17 Septembre 2019 par ALBIRéO


Queen délivre une des musiques rock les plus inspirées de la scène mondiale.

Toutes périodes de leur carrière confondues, il y a des albums que je trouve carrément géniaux, avec des titres uniques et intemporels.

Pas celui-ci.

Le grain de folie de "A night at the opera" est trop tenu en laisse et cet album est beaucoup plus calculé (d'où son côté plus homogène et mature, autant de qualités du coup qui se retournent contre lui, hélas) que son prédécesseur dont il semble être un prolongement, un frère plus austère, et non une imitation ; on est d'accord.
C'est du Queen années 70, pas de doute. Mais les mélodies sont assez peu inspirées, les chansons un peu barrées sont un rien ennuyeuses... Là où ONATO brillait, décollait, lui reste les pieds ancrés au sol. La forme est réussie, le fond un peu creux.

Bon, il y a heureusement quelques bijoux ; Queen a toujours réussi à en placer dans chaque disque (1 seul dans "Hot Space", le disque entier dans ONATO) : "Tie Your Mother Down" (bien moins intéressante et jubilatoire que "Death On Two Legs" qui est pour moi un monstre de génie à l'état brut), "Somebody To Love" emblématique et unique en son genre, et enfin "White Man". Peut-être "The Millionaire Waltz", la chanson décalée qui approche du grain de folie... sans l'atteindre réellement. Le reste me glisse dessus.

le 26 Avril 2014 par RAMON


"A Day at the Races, à défaut de vouloir imiter l’album précédent (et heureusement !), comme bon nombre de personnes le croient, apparaît comme son complémentaire."

Mouais…
Si la complémentarité d'ADATR avec ANATO ne se discute pas, la ressemblance avec le précédent opus est quand même bien marquée: son grandiloquent, instants épiques,choeurs luxuriants, couches instrumentales opulentes et j'en passe….
Ce disque est à la fois kitsch et luxueux comme une rivière de diamants associée aux parfums enivrants rencontrés dans les salons des palais qui recouvrent un empire britannique fantasmé et toujours conquérant.
Roy Thomas Baker n'est plus là derrière la console mais le groupe qui se produit ici tout seul, a bien suivi tout le protocole édicté par celui qui les a accompagné depuis les origines de sa création discographique.
Peut être même, trop bien.
ADATR marque selon moi la fin de la période baroque, dont les origines se trouvent déjà bien exposées sur QUEEN II, mais dont la maîtrise s'est affinée avec SHEER HEART ATTACK avant d'atteindre son apogée sur ANATO.

ADATR est un excellent album,anglais dans l'âme, tout comme son (très) illustre prédécesseur avec ce je ne sais quoi que les grands explorateurs ramènent dans leurs malles afin d'illustrer leurs récits de voyages, le tout en CinémaScope et en Technicolor.
Vous prendrez bien une cuillerée de japonais après le gospel ?
Et si vous m'accompagniez pour cette valse ?
Les petits pois à la menthe qui accompagnent le rôti bouilli accompagné de sa gelée de groseille, c'est hideux et de fort mauvais goût, mais heureusement il y a le thé est ses shortbreads que l'on trempe dedans en levant le petit doigt, tout en regardant tomber la pluie.
Aussi, on imagine:

L'herbe du parc est bien verte, les jardins sont impeccablement tenus,depuis le salon on voit la forêt qui s'étend sur un domaine de plusieurs hectares quand l'oncle qui vit à la capitale (LONDRES of course !)nous raconte ses aventures forcément épiques dont la quête ultime serait l'amour, comme l'ont annoncé en mondiovision John LENNON et les scarabées.
On se doute bien que l'oncle est un sacré baratineur, que son copain dont il parle souvent, le maharadjah est plus probablement le proprio du restau oriental dans lequel il a ses habitudes qu'un chef d'état, mais voilà on se laisse entraîner par son talent de conteur à la fois suranné et espiègle.
Alors s'ils s'y mettent à quatre (comme les scarabées) pour jouer l'oncle…

Musicalement ça donne les grandes orgues en mode guitares hurlantes, puis un gros rock qui va directement puiser à la source Zeppelinienne, "Tie your mother down", leur "Rock'n'Roll" à eux (AC/DC réitérera l'exploit en commettant "Riff Raff), incontournable des set-list.
Puis Mercury va entamer son règne sur l'album: "You take my breathe away", "The millionaire waltz", "Somebody to love", "Good old fashioned lover boy" (quelle ligne de basse de John Deacon sur ce titre, doux Jesus !), soit le versant le moins rock du disque, mais quel versant !
Exceptionnel.
Si l'on excepte le morceau inaugural,niveau inspiration les autres sont un poil en dessous, il faut le reconnaître.
Pas de titres du calibre d'un "Your my best friend", "I'm in love with my car" ou "39" ici ,même si les arrangements et l'interprétation du groupe font merveille comme sur "Just you and I" par exemple.
Après avoir ainsi fait la fine bouche, on peut aussi constater que QUEEN maintient un niveau d'exigence très élevé d'un disque à l'autre et cela depuis ses débuts.
Mais après cette suite objective de ANATO qui s'achève avec l'armée des guitares comme son aînée, le groupe sait qu'il va devoir trouver une autre forme pour faire dans la surenchère et quelque part les années enchantées de QUEEN s'achèvent ici.
Le succès, lui, ira grandissant et cela dès la parution des deux futures scies pour stades en ouverture des "nouvelles du monde".

Alors cette journée aux courses ? un programme chaleureusement approuvé…pour le charme soyeux de la perfide Albion, quelque part par là, entre Oxford et Cambidge.
So British...

le 07 Décembre 2008 par BOOM BOOM


Après A Night At The Opera, Queen nous sort A Day At The Races, un autre excellent album. J'ai un faible pour les titres "Tie Your Mother Down", "Somebody To Love", "White Man", "The Millionaire Waltz" et "You Take My Breath Away".

le 20 Octobre 2008 par VANNOORD


"A day at the races" est le digne successeur de "a night at the opera" : même diversité musicale accommodée à la sauce Queen, répartition des morceaux à peu près similaire, même si dans l'ensemble je trouve cet album un peu moins "rock" et un peu plus calme que le précédent... Bref, du Queen de l'époque dans toute sa splendeur.
Le talent du groupe s'exprime totalement, que ce soit au niveau des compositions, des vocaux, de l'instrumentation, des orchestrations avec en point final ce sublime "teo torriate", que j'adore.
Mon âge canonique me permet de jauger l'impact qu'ont eu "a night at the opera" et "a day at the races" : énorme, pas d'autre mot ! Même trente ans après, c'est toujours une référence, même s'il aura toujours ses détracteurs. Mais comme disait mon oncle, expert judiciaire : réunis 100 experts dans une salle ; tous t'affirmeront que la mer est bleue, mais tu en trouveras toujours un pour affirmer qu'elle est rouge.
Et depuis que Freddie est mort, qu'est-ce que Queen me manque !



le 12 Octobre 2008 par DREAMER_DECEIVER


Bonjour ,

Album beaucoup plus mesuré et cadré que le précédent qui il est vrai bouillonnait dans tous les sens.

On n'est plus dans du classic-rock relativement cadré même si cela reste indubitablement du Queen.

3 titres sortent du lot "You take my breath away" une des plus belles ballades que j'ai entendues de ma vie,vraiment magnifique et les deux pseudo hard "White Man" avec son message philosophiquement poussé : Homme Blanc = Mauvais, Indien= Gentil puis le déjà plus quelconque bien que néanmoins efficace "Tie your mother down".

Pour le reste, j'ai remarqué que la moitié des morceaux de l'album étaient des chansons d'amour. L'ambiance est donc très mielleuse voir mièvre par moment.

Reprendre l'idée d'une valse pour en faire un titre rock est pour moi d'une ringardise absolue ("The millionaire Waltz"). En effet rien de plus gnan-gnan et coincé que de danser une valse.
Que ceux qui en doutent se rematent "Sissi Imperatrice" avec Romy Schneider.

A l'écoute de cet album j'ai donc ressenti une irritation montant graduellement, le paroxysme étant atteint avec "Somebody to love" que je n'ai pu écouter en entier tellement ce style de musique me déplaisait.

Peu de choses à retenir de ce disque pour moi, au moins "A night at the Opera" avait le mérite d'un certain grain de folie.
Anonymat de l'album largement justifié à mes yeux.

1,5/5

Dreamer_Deceiver

















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