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Iggy Pop
Blah Blah Blah
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le 19 Juillet 2021 par LEO


Bien que Bowie n'ait pas tout co-composé avec Iggy sur ce disque, Blah-Blah-Blah sonne presque comme un album de BOWIE interprété par IGGY !
Musicalement c'est quasiment la même mélasse que Never Let Me Down sorti six mois après, et les deux albums partagent également la même équipe de producteurs (David Bowie et David Richards) ainsi que l'envahissant multi-instrumentiste Erdal Kizilçay avec ses sonorités en plastoc.
La reprise de "Real Wild Child (Wild One)" déjà fort répétitive à l'origine, n'est guère plus passionnante dans ce contexte très synthé-pop (et ce n'est pas la vague guitare saturée en arrière-plan qui changera quoi que ce soit à l'affaire !). l'album démarre donc très mal..... et "Baby, It Can't Fall" persiste malheureusement dans cette même veine. on croirait entendre un titre rescapé des sessions de Tonight ou du futur Never Let Me Down, avec cette boite à rythmes imperturbable, ces synthés tout pourris et ces cuivres envahissants.
La ballade "Shades" aurait également pu se retrouver sur Tonight tellement le style et les sonorités s'en approchent.
Iggy a co-écrit "Fire Girl" avec Steve Jones mais la compo hyper synthétique une fois de plus, ressemble à une collaboration Pop/Bowie !!! intérêt zéro.
"Isolation" sonne presque comme un décalque éhonté de "Absolute Beginners" (ou "Shades" en accéléré) que s'en est embarrassant (apparemment pas pour les auteurs du titre qui ont dû se dire que ça passerait comme une lettre à la poste !).
Il me faut attendre le sixième morceau "Cry for Love" (qui ouvrait la face 2 du vinyl) pour trouver un léger intérêt à l'album. Bon, la rythmique est toujours aussi stoïque mais tout de même plus alerte dans son tempo et pour une fois on peut y déceler un peu plus de guitare.
On y trouve également une section de cordes plutôt bien utilisée dans ce contexte plus 'rock' et le chant d'Iggy y ressort d'autant plus. j'aime bien ce morceau signé Pop/Jones.
Hélas ce bonheur fugace fait place à l'horripilant "Blah-Blah-Blah" avec ses bruitages débiles et foutraques. de plus la compo est superficielle et inintéressante. une torture pour les oreilles (du moins, les miennes !).
"Hideaway" c'est à nouveau du Bowie millésimé années 80. autant dire un mauvais cru !
Iggy a dû se dire qu'il allait garder le meilleur pour la fin, et c'est effectivement le cas avec "Winners & Losers" (troisième titre signé Pop/Jones) qui est comme une rencontre improbable entre Led Zeppelin (les cordes qui sonnent un peu comme "Kashmir") et des Stooges désintoxiqués et propres sur eux (en ayant beaucoup d'imagination !). c'est de loin le morceau le plus 'rock' de tout l'album (pas bien difficile me direz-vous, avec le genre de purée synthé-pop qu'il contient !). ça ne veut pas dire pour autant qu'il s'agit d'un morceau déchaîné et dévastateur, non ça reste carré et très contrôlé mais il se dégage tout de même un petit quelque chose de venimeux dans cette compo.
Sur l'édition en 33 tours ne figurait pas "Little Miss Emperor", un titre bonus pour le format CD, qui est de nouveau un morceau très passe-partout signé Pop/Bowie. rien de palpitant !
Au final je ne retiens que deux titres qui ressortent de cette médiocrité ambiante: "Cry for Love" et "Winners & Losers" qui sont plutôt réussis. pour moi l'album ne vaut que 2/5 grâce à ces deux là, autrement c'était un 1 assuré !

le 18 Juillet 2021 par FEELGOOD


Écouté la première fois en 86 chez mon disquaire. Sur le coup, pas aimé. Trop pop. Trop 'années 80'. Trop 'moderne'. Trop Top 50 !
Le temps passe. On change. On évolue. On redécouvre certaines œuvres, certains artistes. On en arrive même à éprouver de la nostalgie pour une période autrefois honnie. Les fameuses années 80. On fait la part des choses, on distingue le bon grain de l'ivraie.
Maintenant, cet album tourne régulièrement. Tout comme Brick By Brick et Avenue B.
Ces sonorités typées années 80 – à une exception près - contribuent au charme de l'ensemble. Ce disque sonne '1986'. Plus que Whiplash Smile, Invisible Touch, «5150 et Constrictor.
"Real Wild Child" et "Cry For Love", judicieusement placés en début de face, sont les deux bombes de l'album. Le reste constitue la bande-son idéale des années 80 (ou d'un film de Beineix, c'est pareil). À écouter de préférence de nuit ou sous une lumière bleutée sortie tout droit du Manhunter de Michael Mann.
On se dit que si Bowie avait gardé pour lui "Baby, It Can't Fall", "Shades", "Isolation" et "Little Miss Emperor", ou s'était contenté de les réenregistrer, son Never Let Me Down aurait été moins atroce. Outre "Cry For Love", sans doute le meilleur titre du disque, les deux autres collaborations avec Steve Jones ne déméritent pas, que ce soit l'irrésistible "Fire Girl" et l'énergique "Winners & Losers".
Seul le morceau-titre, le confus "Blah-Blah-Blah", pénible bric-à-brac d'effets sonores estampillés 'eighties', fait tache.
Un excellent disque de Bowie chanté par Iggy. Faites le test. Passez "Baby, It Can't Fall" ou "Fire Girl" à un(e) candide et demandez-lui qui chante. Probable que l'on vous réponde Bowie.
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

le 18 Juillet 2021 par FRANçOIS

Faudrait peut-être un peu arrêter de "diaboliser" à chaque article les années 80 et calquer ses opinions, les "années fric", "l'ultra-libéralisme", tout ça tout ça car que dire alors de notre époque ? Oui, ce sont les années Thatcher-Reagan mais le déclin avait commencé quelques années plus tôt et tout a empiré depuis...

le 18 Juillet 2021 par CREEPING MESSIAH


Belle chronique, bien documentée, de Nosferatu, même si je ne suis pas d’accord sur la qualité de l’album. C’est mon deuxième préféré après Brick by Brick, pour des raisons évidemment très différentes. D’abord, je ressens beaucoup de second degré (la géniale "Cry for Love", "Wild One"), de la sincérité et du fun sur cet album très typé 80's. C’est vrai que si vous n’aimez pas la pop synthetisée des 80's, ça risque d’être dur. Au risque de me faire lyncher, je précise que j’adore "Let’s Dance", que je considère comme l’un des meilleurs Bowie. Oui, je sais, tout le monde ne sera pas d’accord. Je précise aussi que j’adore Bowie. Le rapport ? Beaucoup d’influences tout de même ("Shades" par exemple), et un Iggy Pop très dansant, très pop. Je comprends que ça puisse ne pas plaire, mais personnellement, je trouve que les mélodies sont très efficaces. J’imagine en revanche que si on n’a pas connu ces années, ça doit être difficile d’apprécier, tant l’album est daté. Ça marche très bien pour moi, c’est tout ce que je peux dire.
Peace.

le 19 Novembre 2010 par BENNETT


Iggy Pop est un cas isolé dans l'univers de la musique, on dit toujours que les artistes sont à leur meilleur lorsque ils sont déprimés et usés, pourtant il nous a offert ses meilleurs albums lorsque qu'il respirait la joie de vivre.

Avec Blah Blah Blah, il sort d'années d'excès en tout genre et se décide a refaire son image quitte à perdre certains fans qui aimaient son allure punk. Bowie est derrière la prod et en profite pour lui donner son premier succès commercial avec un son rock FM loin de ses débuts. Il en résulte des titres parfois vieillots, d'autres magnifiques mais en aucun cas impersonnels (on ressent clairement son bonheur d'être sorti du gouffre).

Assez sympathique, même si ses opus suivants seront moins formatés et donc plus directs.













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