Recherche avancée       Liste groupes



Moyenne établie
sur la base de
6 commentaires notés  
[?]



Iron Maiden
Iron Maiden
Page  1 | 2 |

le 16 Mars 2014 par RAMON


Honnêtement, Steve Harris a de quoi être chafouin à propos de ce premier effort publié par le gang sur lequel il a imprimé son sceau avec une poigne de fer dans un gant blindé.
"It's a shame !", voilà son sentiment et il n'en démordra pas.
Jamais.
Avec le recul, on peut même se dire que le gaillard avait déjà tout prévu, notamment depuis qu'il s'était laissé trimballé par un chanteur qui le poussa à se séparer de Dave Murray avant de finir par le planter.
IRON MAIDEN c'est LUI, et depuis Dave Murray est son fidèle second, un peu comme Martin Barre pour Ian Anderson au sein de JETHRO TULL.
Les trois autres sont un peu là par défaut, à commencer par Denis Stratton mais j'y reviendrai.

Il a fallu cinq longues années au groupe pour obtenir une signature sur une Major, il a même été recalé par Swansong, le Label de LED ZEPPELIN, et puis le Pub Rock, les Punks et la New Wave sont passés par là, les maisons de disque ont rayé le HARD ROCK (devenu ringard) de leurs priorités, c'est donc la ténacité inextinguible de son leader alliée à la fidélité du public qui a fini par forcer les portes d' EMI.
Au moment de se lancer en studio, on recrute in extremis Clive Burr et donc Denis Stratton, par contre au niveau compos, la malle est pleine pour remplir deux albums, aussi Steve sélectionnera celles dont il est le plus fier.
En terme de qualité, on part sur des bases qui tutoient aisément celles qui prévalent sur le premier LED ZEPPELIN.
Mais.
Et là le regard de Steve s'assombrit: ce disque aurait du sonner comme une cathédrale et au bout du compte on se retrouve (au mieux) dans un Pub.
Le premier BLACK SABBATH résonnait comme un hall de manoir hanté, là le son ne repose que sur la qualité de l'interprétation des musiciens et encore, on peut pester quand on entend les guitares et notamment celle de Dave Murray, un type qui sait filer des frissons et dont l'équivalent niveau feeling pourrait être Michael Schenker, et que dire du magnifique timbre de voix de Paul Di'Anno, on croirait avoir affaire à du MP3…
De la confiture à des cochons, voilà tout.

Et c'est bien dommage parce que De Prowler à Iron Maiden en passant par l'irrésistible Running Free les géniaux Phantom of The Opera et Charlotte The Harlott, ce disque ne manque pas de perles noires.
Et puis il y a cette ambiguité (levée depuis) sur la Punk Touch du groupe, due au look et à la voix (surtout sur Iron Maiden) de son chanteur qui faisait ça pour emmerder ses petits camarades, parce qu'au fond Steve Harris méprise les punks, qui ne savent pas jouer, lui son truc c'est DEEP PURPLE, le SAB', le côté épique du ZEP mais aussi tous les groupes emblématiques du Prog Rock anglais, soient les bannis du moment.
A l'époque la presse ne s'est pourtant pas privée pour encenser le groupe en insistant sur les connexions entre le son d'IRON MAIDEN avec celui des Punks et Steve Harris s'est empressé de ne surtout pas les contredire.

Le premier étage de la fusée étant achevé et voilà Dennis Stratton prié de quitter l'équipe,officiellement pour cause de divergences artistiques, officieusement parce qu'il passait beaucoup de temps chez KISS pendant la tournée et plus probablement parce que c'était Adrian Smith qui était désiré, donc les PRAYING MANTIS ce sera au fond à gauche.
Martin Birch sera bientôt là pour faire de Killers une réussite qui surpassera le premier disque, uniquement grâce au son que ce vénérable sorcier des consoles saura concocter pour la suite des événements.
Et puis il y a fort à parier que dans la tête de Steve Harris, le mercato des musiciens n'était pas totalement achevé dans l'optique qu'il s"était fixé de dominer la planète Metal.
Il lui faudra un chanteur capable de l'aider à réaliser le gigantisme de ses ambitions, un gars à l'organe digne d'un Ronnie James Dio et aussi un batteur capable de muscler le jeu du groupe afin de durcir encore plus le ton.
Ritchie Blackmore avait montré la voie en embauchant Dio puis Powell,et c'est pour aller au delà les traces laissées par RISING de RAINBOW que l'implacable leader à décider de se rendre…ça tombe bien Martin Birch est bombardé à la place de sixième larron.
La mésaventure du premier disque aura au moins servi à cela.
Note: 4,5/5

le 12 Mars 2014 par RICHTER


Que dire que ce qui n'a pas encore été dit ?
Jamais je n'oublierai ces twin-guitars dans Remember Tomorrow, cette vitesse dans Phantom Of The Opera, ce chant sale et exaspéré du père DiAnno et ces refrains entêtants dans "Prowler" et Running Free...

On ne sait plus quoi dire... tout l'a déjà été.

le 09 Mars 2014 par MR G


Premier chef d oeuvre pour un premier album! Un de leurs meilleurs, une fougue due a la jeunesse, des hymnes, un sacré bon chanteur! Remember Tomorrow, quelle ballade! Et Phantom of the opéra...hum!!! Et dire que le meilleur est à venir!

le 08 Mars 2014 par COLOSSUS


Un album culte, un classique du heavy metal !!!

Ok, Paul di Anno possède une voix (et une personnalité) particulière, mais je pense que sans lui, le groupe ne serait pas devenu ce qu'il est devenu ensuite grâce à Dickinson, ce dernier n'ayant fait que sublîmer des choses déjà existantes.......

le 08 Mars 2014 par POWERBEAUF


Très bon album contenant de superbes titres : "Remember Tomorrow", "Phantom of the Opera", "Strange World", "Prowler" et le single "Sanctuary" (qui ne figurait pas sur le LP et le CD d'origine). Très clairement, dès 1980, MAIDEN était déjà un très gros espoir du Heavy Metal. En revanche, j'apprécie moins "Charlotte the Harlot", et même "Iron Maiden" et "Running Free" (jamais compris pour quelle raison autre que symbolique le groupe s'est toujours obstiné à jouer ces 2 derniers titres franchement pauvres, alors qu'il dispose d'un nombre exceptionnel de pépites).

Dernière chose : quoi qu'en disent ses fans, Paul Di'Anno était très limité vocalement parlant, et le groupe n'aurait jamais atteint son statut actuel avec lui. Il est également vain de croire qu'il aurait pu remplacer Bruce Dickinson dans les '90s. Le pauvre était déjà cramé et n'aurait jamais été capable de reprendre les classiques chantés par son successeur. Et de toutes manières, Steve Harris n'a jamais été du genre à revenir sur ses décisions, surtout quand elles se sont avérées être excellentes.













1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod