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Ludwig Van Beethoven
Symphonie N°3 Héroïque (karajan)
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le 09 Septembre 2019 par CLANSMAN57


J'ai généralement du mal avec le Scherzo...
Son caractère vif et humoristique a tendance à me laisser de marbre.
Le Scherzo présent sur cette partition ne fait pas exception à la règle.
Je préfère encore son ancêtre, le Menuet, malgré son caractère princier, il sonne plus noble et léger à mes oreilles.
Ainsi soit-il, c'est le mouvement le plus court, passons.

La section qui me passionne le plus, c'est cette remarquable polyphonie lors de la "Marche funèbre", cette sensation d'élévation (effet recherché par Beethoven durant cette Symphonie) dans un décorum dramatique me subjugue...
J'ai rarement entendu une polyphonie aussi maîtrisée, parfaitement harmonisée, très lisible et jouissive.
La fugue du "Finale" est également remarquable, mais disons qu'elle se mérite un peu plus...
Bon, c'est une fugue, c'est normal, il faut toujours faire preuve de patience avec ce type d'exercice.

Chisptouille fait bien de préciser qu'il s'agit d'une oeuvre au caractère novateur pour l'époque.
Une oeuvre charnière en somme.
Beethoven confessait à un ami violoniste qu'il n'était que très peu satisfait de ce qu'il avait accompli jusqu'à présent.
Une envie de bousculer les codes, en érigeant une architecture plus dense et plus touffue par rapport à son propre passif et celui de ses confrères.

Il est vrai qu'elle est rarement citée en référence à titre comparatif avec les 5, 7 et 9 (qui vaut également son 5*, avec davantage de recul), mais elle ne fait aucunement pâle figure face à celles-ci.

Brillant!





le 24 Mars 2010 par KISUISJE

Cette version de 1977 reste pour moi la meilleure version, du moins dans sa marche funèbre. Plus jamais je ne l'entendit comme ici. Et si ensuite vous écoutez les métamorphoses de Richard Strauss (encore par Karajan) la boucle sera bouclée et on comprendra alors pourquoi la musique "moderne" commence avec cette marche funèbre et se termine 150 ans plus tard par ces "Métamorphoses". A celles et ceux qui ne connaissent pas ces métamorphoses, il faut savoir que Richard Strauss écrit cette oeuvre quasiment à la fin de sa vie (il meurt en 1949), après la 2nde Guerre Mondiale et l'effondrement, non seulement de son pays - l'Allemagne - mais aussi de la culture européenne. Et cette "étude ppour 22 instruments à cordes" démarrant dans un "brouillard" se termine par la marche funèbre de la 3e symphonie. Voilà, tout est dit. La mort est là.













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