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George Harrison
All Things Must Pass
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le 26 Février 2018 par A.T.N.


Ravi de lire Baazbaaz et Leo, je ne suis donc pas seul à considérer le travail de Spector comme une vraie boucherie. :) Et le pire c'est que tout ça est perdu! On ne saura jamais ce qu'un George Martin aurait fait de ces merveilleuses compos...

le 11 Février 2018 par LEO


Complètement d'accord avec BAAZBAAZ !
Les compos de GEORGE HARRISON sur ce triple album sont superbes mais au lieu de les magnifier, ce malade de Phil Spector a submergé les arrangements
dans une reverb immonde (HARRISON n'avait pas tort dans ses reproches !).
Si le procédé n'est pas trop gênant sur des titres plutôt calmes et dépouillés comme "I’d Have You Anytime", en revanche ça se gâte sur des trucs plus soutenus comme "My Sweet Lord" et c'est effectivement la catastrophe complète sur "Wah-wah" dans lequel on arrive même pas à distinguer les guitares des cuivres. quand à la batterie, elle est noyée en arrière plan (un comble pour un morceau rock sensé avoir une assise rythmique !), et je ne parle même pas des choeurs ! bref c'est une horreur.
Je préfère la 1ère version de "Isn’t It A Pity" à la seconde qui fait un peu solennelle et forcée, mais quoiqu'il en soit le morceau reste sublime dans les 2 versions.
L'entraînant "What Is Life" est de nouveau imbibé de reverb. une plaie et un véritable gâchis !
"If Not For You" est totalement imprégné de Dylan (normal me direz-vous, elle est signée de sa plume mais quand même, l'interprète s'est complètement mis dans la peau du compositeur !).
La très belle ballade country "Behind That Locked Door" est quelque chose d'assez peu entendu chez HARRISON. c'est l'un des rares morceaux de l'album où la production est clean et sans trop d'effets.
En revanche sur "Let It Down" c'est tout l'inverse ! l'intro et les refrains baignent dans la reverb alors que les couplets échappent bizarrement à ce traitement.
"Run Of The Mill", "Beware Of Darkness" et le Dylanien "Apple Scruffs" sont épargnés avec un son plus épuré.
L'excellent "Ballad Of Sir Frankie Crisp (let It Roll)" contient de la reverb mais étonnamment elle sert pour une fois plutôt bien la compo à la tonalité vaporeuse.
Par contre dans "Awaiting On You All" aux accents gospel, Spector a porté à son paroxysme son 'Wall Of Sound' (wall of shit, oui !) et c'est une fois de plus une abomination.
La belle ballade "All Things Must Pass" (que Lennon et McCartney rejetteront durant les séances de Let It Be) est heureusement exempt des bidouillages douteux du producteur.
L'étrange "I Dig Love" m'a toujours fait songer au Lennon de la même époque (j'aurais bien entendu John la chanter sur son album Imagine).
Le plus rock "Art Of Dying" est marqué de la présence du guitariste Eric Clapton.
"Hear Me Lord" (un autre des morceaux de George rejetés par Lennon et Macca en 69) referme la partie 'chansons' puisque le reste ("Out of the Blue", "It's Johnny's Birthday", "Plug Me In", "I Remember Jeep" et "Thanks for the Pepperoni") n'est constitué que de jam sessions instrumentales plus ou moins intéressantes selon les prédispositions du moment.
Seul titre réellement inédit de ces sessions d'enregistrement, "What Is Life" figure parmi les bonus de l'édition 30th Anniversary. le morceau fut capté en 1970 mais ne reste d'origine que la piste vocale principale et la partie de pedal-steel guitar auxquelles ont été ajoutés en 2000 des choeurs, de la basse, des guitares acoustiques et de la boîte à rythmes joué par George, son fils Dhani se chargeant du piano électrique et des choeurs).
Les compos de cet album valent bien 5/5 mais la production brouillonne de ce siphonné de Phil Spector est plus que limite ! (ce n'est hélas pas le seul album a avoir été amoché par sa 'patte artistique' douteuse).

le 11 Février 2018 par BAAZBAAZ


Oui c'est un grand disque, mais il y a un problème : Phil Spector.

On ne le dira jamais assez : à quelques exceptions près, ce type était une escroquerie. L'équivalent, en son temps, de la course inepte à la puissance sonore qui fait à présent le régal d'un sagouin comme Rick Rubin ou des auditeurs de NRJ.

C'est bien simple, dès que c'est un peu rock et qu'il y a plus de trois instruments, ça devient de la bouillie. Un mur de son ? Non, plutôt une sorte de patouille indiscernable. Ecouter une chanson comme "Wah-Wah" au casque est à pleurer de douleur. Le gâchis est à la hauteur de celui accompli des années auparavant sur "River Deep – Mountain High".

Alors, j'imagine qu'à une époque c'était subversif ou révolutionnaire, et que tout le monde s'excitait quand les enceintes crachaient du gros son. Et avec le recul, on peut certainement considérer cela comme un exercice de style artistique que chacun est libre d'évaluer à l'aune de ses propres goûts.

Mais bon sang, que c'est laid !

le 10 Octobre 2010 par M.06


Merci pour la réécriture de la chronique de ce magnifique album !

le 05 Novembre 2008 par PHILIPPE STOFFELS


Après des annèes de frustrations à l'ombre des deux génies, Harrison se lache et nous offre ce fabuleux triple album. Qui est pour moi le plus grand album d'un ex Beatles. Un véritable chef-oeuvre! Pas pour rien que la presse musicale titrait à l'époque de sa sortie : oubliez les Beatles et écoutez George Harrison!













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