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Pink Floyd
The Piper At The Gates Of Dawn
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le 10 Mars 2007 par TERRY


"The Piper At The Gates Of Dawn"... Un monument absolu du psychédélisme anglais (à mille lieues du psychédélisme américain à la Doors, Love, Grateful Dead ou Jefferson Airplane, tout aussi bon mais plus orienté heavy et trips). Que dire devant la magnificence des 11 titres du disque ? Que dire, sinon que Syd Barrett était un génie comme il n'en existait pas deux (Nick Drake, Kevin Ayers : des copieurs, talentueux, certes, mais copieurs) ?

Mes morceaux préférés du disque ? Ils changent tout le temps. Impossible d'être blasé par la musique de ce premier album floydien, radicalement opposé aux autres. L'album est tellement riche, tellement complexe, qu'il en est inlassable.
Complexe, mais en même temps... on ne peut s'empêcher, à la première écoute, de trouver certains titres un peu trop proches des comptines enfantines : "Matilda Mother", "Flaming", "The Gnome", "Bike", "Scarecrow"... des comptines, des petites ritournelles, mais à la mode psychédélique. Après tout, "Bike" (morceau final) démarre sans doute assez calmement, mais sa conclusion (et donc, celle du disque) est totalement barrée. "Pow R Toc H" est un instrumental préfigurant à la fois le côté un peu jazzy des morceaux de la première face de "Meddle" et les délires avant-gardistes de "Ummagumma" et "Atom Heart Mother" (le morceau-titre). Quant à "Interstellar Overdrive", autre instrumental, il dure presque 10 minutes de furie guitaristique quasiment incontrôlée (force effets d'overdubs, saturations, échos). Et que dire du 'tube' "Astronomy Domine" ? Avez-vous déjà essayé de traduire les paroles de ce titre ? Les avez-vous vraiment pigées ? Non, n'est-ce pas ? Le mystère plane autour de ce titre, ce qui le rend encore plus fort.
"Lucifer Sam", quintessence du riff barrettien..."Chapter 24", copiage du chapitre 24 du livre chinois I-Ching (Barrett en était fan, de même que des fameuses histoires de hobbits de Tolkien, voir "The Gnome"). Impossible pour moi de dissocier un seul titres des 10 autres. Ils forment un 'tout', un disque incontournable, un pur joyau brut.

le 14 Novembre 2006 par FRANCOIS DUCRAY


11 titres. Dont 8 écrits par Syd Barrett, 2 instrumentaux collectifs et la toute première tentative de Roger Waters (Take Up This Stethoscope And Walk). Aujourd'hui, un tiers de siècle après cet enregistrement mené à la va-vite, on reste encore scotchés par la cohésion de ces 4 blancs-becs acharnés à conduire à bon port un irrépressible flux émotionnel.
Thèmes pris de biais, voix d'angelot hanté, phrasé de cabot déphasé, charme d'angora aux griffes empoisonnées, Syd est le divin maestro de cette descente aux enfers à reculons. Sa guitare est un fouet sur une peau de satin, son énergie un bouche-à-bouche qui consume ou qui noie : il aspire tout l'air ambiant vers lui.

Autour, comme agrégés à leur leader, les 3 servants de la cérémonie s'escriment avec ardeur : l'orgue de Rick feule et tempère, évente les pièges et les comble d'aisance légère ; la basse de Roger, elle, coupe les ponts et pousse au crime ; à la batterie, Rick lance des défis aux lois précaires de la pesanteur. Cet album est et demeure, avec le 1er Hendrix, le 1er Doors et le 1er Velvet, l'une des 4 pierres philosophales sans quoi le rock serait mort moins de 3 ans plus tard. Quant aux chansons de Syd Barrett, elles atteignent ici une dimension proprement féerique qu'elles ne retrouveront plus : déchirantes, tremblées, belles à pleures. Trop ? Comme lui. Pink Floyd sans "ça" n'existe pas : chef-d'oeuvre, d'entrée...

le 11 Juillet 2006 par JEAN PIERRE


Adieu Syd tu laisses un grand vide ... Tu es parti rejoindre John, Georges, Jimmy, Jim et les autres. J'espère que là où vous êtes, vous faites un grand buff.

Ce soir je suis triste Les uns après les autres tous ceux qui m'ont fait rêver depuis mes 15 ans partent vers un monde soi disant meilleur et nous on reste avec nos disques comme souvenirs...

le 11 Juillet 2006 par M0RBIDCRUSH

Je suis vraiment peiné de la mort De Syd, l'âme de Pink Floyd à ses débuts et son ombre par la suite, perdu très certainement par l'abus de LSD -200 "trips" la seule année 1967 c'est beaucoup... Ce qui est vraiment curieux, c'est que le seul commentaire que j'ai posté ici -sur Meddle- l'ait été le jour de sa mort.

J'écrirais bien un petit texte d'hommage évoquant notamment le parcours de Syd et d'autant plus que sa destinée est emblématique de celles de beaucoup de génies. Il faudra cependant me dire si je risque encore ou pas de voir ma contribution refusée -comme de l'autre côté de ce site-.

Par Forces Parallèles

En fait, Syd est décédé depuis plusieurs jours, mais le temps que l'info remonte jusqu'à la presse...

Pour le texte hommage, tu peux le proposer dans le guest-book, ou bien en commentaire sur ce fameux premier album. No problemo. Enfin, je vois ça comme ça pour l'instant.

Cordialement,
The Soulforged.


le 11 Juillet 2006 par ONCLE MEAT

Syd Barrett est mort. :-(













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