Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Queen, Ac/dc

The DARKNESS - Permission To Land (2003)
Par GEGERS le 6 Août 2017          Consultée 247 fois

Vous vous rappelez ? Bien sûr que vous vous rappelez, comment oublier. C'était en 2003. On pensait alors que le hard rock allait renaître de ses cendres, retrouver le succès commercial qui était le sien dans le courant des années 80. On pensait même avoir trouvé le chaînon manquant entre QUEEN et AC/DC, c'est dire. Tout cela parce qu'un petit groupe du Suffolk, The DARKNESS, venait d'exploser à la face du monde par le biais de son single « I Believe In a Thing Called Love ». Ce petit groupe de hard rock glam, inspiré par T-REX, venait de contribuer à renouveler la playlist de RTL2, qui en matière de hard rock se contentait de diffuser « Back in Black » et « Still Loving You », pour la forme. Époque bénie ?

Le quartet britannique n'était pourtant pas un coup marketing. Fondé au début du siècle nouveau, il galère comme tout groupe débutant n'ayant aucun membre de sa famille bossant pour une maison de disques. Mais le bouche à oreille fonctionne plutôt vite, permettant au groupe de jouer, sans contrat discographique, à l'Astoria de Londres. Le paradoxe du combo est qu'il symbolise toute la démesure hard rock dans une époque o ce genre musical est considéré au mieux comme passéiste, le plus souvent comme marginal. Finalement signés chez Atlantic, Justin Hawkins, ancien créateur de jingles pour la radio et la télé, et ses trois camarades balancent sans rougir Permission To Land, un album qui près de 15 ans après sa sortie reste frais et appréciable comme une pinte de bière à l'issue d'un concert.

Il y a là « Permission to Land », bien sûr. Ce morceau, qui n'est que le troisième single de l'album, est devenu grâce à son riff furieux un emblème du rock des années 2000. Naturellement, on tend à l'associer au « Seven Nation Army » des WHITE STRIPES, sorti quelques mois plus tôt. Mais bon sang, quel bonheur de se dandiner au son de ce riff plaqué d'une efficacité insolente, et au son de la voix de castra de Justin Hawkins, qui se fait porteur de la touche glam et exubérante du groupe. Au début, on croit à une blague ou une parodie. Mais non, The DARKNESS, s'il ne se prend pas au sérieux, ne rigole pas avec sa musique, et propose non seulement un morceau à hisser au panthéon du hard rock des années 2000 (comme la preuve que le genre n'est pas mort), mais balance carrément un album extrêmement bien pensé et exécuté, varié et percutant.

« Black Shuck » en est une fausse carte de visite. Il y a bien ce riff, que l'on dirait exhumé des sessions d'enregistrement de Let There Be Rock, mais il y a bien plus que cela. AC/DC est là, bien sûr, mais il y a aussi du gros rock 70's, que l'on perçoit des « Get Your Hands off My Woman », titre sur lequel Justin Hawkins, en feu, est à deux doigts de briser du cristal tant sa voix se fait aiguë et maîtrisée. Et puis, il y a ce côté moderne, que l'on entend sur la ballade « Love Is Only a Feeling » qui, si ce n'était pour le chant et un solo fort compétent, aurait pu être écrite par NICKELBACK. Autant d'exemple pour se rappeler que si The DARKNESS s'est invité par surprise dans les playlists radiophoniques, sont talent n'est pas un accident. Il y a une véritable substance sur « Love On The Rocks With No Ice », du mordant, un agencement savamment construit entre riffs percutants et ambiances variées, lumineuses, explosives, ou plus sombres, qui parsèment l'album. Bien sûr, lorsque le groupe se fait direct et sans fioritures (« Makin' Out »), il réussit déjà son coup. Mais en faisant de la démesure une arme de destruction massive, The DARKNESS livre avec « Permission To Land » un album qui évoque tout un tas de choses, mais ne ressemble finalement à rien de connu.

Ah, le doux souvenir de ce riff entêtant qui sortait de l'autoradio... si « I Believe In A Thing Called Love » est tout ce que, près de quinze ans plus tard, ce que l'on retient essentiellement de ce premier album des Britanniques, il y a là une pépite à redécouvrir. Un début explosif, et un succès phénoménal qui causera au groupe quelques déboires et ne lui permettra pas de poursuivre sa carrière en toute sérénité. L'album des passéistes, mais pas trop, qui aiment se dire que, tout de même, le hard rock reste un style actuel, même si son âge d'or est révolu.

A lire aussi en HARD ROCK par GEGERS :


UFO
Covenant (2000)
L'amour toujours (ironie inside)




HOUSE OF X
House Of X (2014)
Un petit tour en soucoupe volante ?


Marquez et partagez





 
   GEGERS

 
  N/A



- Justin Hawkins (chant, guitare, synthesizer, piano)
- Dan Hawkins (guitare)
- Frankie Poullain (basse)
- Ed Graham (batterie)


1. Black Shuck
2. Get Your Hands Off My Woman
3. Growing On Me
4. I Believe In A Thing Called Love
5. Love Is Only A Feeling
6. Givin' Up
7. Stuck In A Rut
8. Friday Night
9. Love On The Rocks With No Ice
10. Holding My Own



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod