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EVENLINE - In Tenebris (2017)
Par BAKER le 22 Octobre 2017          Consultée 130 fois

"On est déçu en bien" dit-on en Suisse. "Careful what you wish for" dit-on en anglais. "Porrrrg börk börk börk börk börk börk brott" comme dirait le chef suédois, mais ça n'a aucun rapport. Bref, parfois on obtient ce qu'on veut et... la sensation procurée n'est pas exactement celle qu'on attendait. Pour EVENLINE, je suis donc déçu parce que c’est bien. Il ne faut pas se le cacher, parfois on préférerait presque un vrai ratage plutôt qu’une demi-réussite ; au moins il n’y a aucune forme de regret. Mais quand tout s’emboîte correctement sans donner de résultat, on peut se sentir légitimement floué.

EVENLINE est un jeune groupe français qui donne dans le metal mélodique au son énorme, très américain, notre version cocorico de POETS OF THE FALL, avec un excellent chanteur qui peut larguer quelques screamo honnêtes ni vu ni connu, une section rythmique carrée comme une mâchoire de gardien de geôle nazie, des guitares plombées, suintantes et souvent très mélodiques, le tout avec des refrains accrocheurs et pas toujours aussi évidents qu’au premier abord - avec ce je ne sais quoi de nostalgique qui rend la musique moins superficielle qu’on ne le craindrait. Un croisement des chemins pop et metal mélodique adulte "contemporain".

Du reste si on prend les chansons une par une, il n’y a guère à redire : c’est hyper-bien fait. Le premier titre est imparable, mélange de groove et de noirceur, production très professionnelle, ça tabasse, c’est propre. Ça pourrait passer sur RTL2. Ca DEVRAIT passer sur RTL2. "Straitjacket" emboîte le pas et n’oublie pas les fondamentaux : rythme disco, voix doublée sur le refrain... Tout ça est putassier, certes, m’enfin, quand on va à Pigalle, c’est pas pour aller jouer au PMU ! (NDLR : Non, c’est pour aller acheter des instruments de musique, goret !). Toutes les chansons, peu ou prou, recherchent, et trouvent, l’efficacité, la brillance, le talent et la technique. Mais le groupe n’arrive pas à échapper à l’écueil primaire, celui qui vient ternir l’aura définitivement : la similitude des titres. C’est limite trop bien fait, justement : il y a de la folie, mais trop canalisée, trop propre. Par exemple "Wasted Years" : c’est dommage hein, mais il y aurait eu une accélération de tempo, ce petit titre sympa serait devenu un closer 4 étoiles au lieu de rester comme la plupart de ses congénères au milieu de la route. Ne vous méprenez pas : 3 étoiles, c’est une bonne note, une très bonne note. Le potentiel est là et vu le niveau technique, ça m’étonnerait qu’il se fasse la belle. Reste à l’exploiter au mieux, à se lâcher, à continuer d'explorer tout en gardant le fondamental : la mélodie qui prend.

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- Arnaud Gueziec (chant)
- Fabrice Tedaldi (guitare, choeurs)
- Thomas Jaegle (basse)
- Julien Patoue (batterie)


1. All Against Me
2. Straitjacket
3. Silene Capensis
4. Echoes Of Silence
5. Sometimes We Die
6. Broken Promises
7. Never There
8. Deeper Underground
9. From The Ashes
10. Wasted Years



             



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