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Bruce WILLIS - The Return Of Bruno (1987)
Par TOMTOM le 2 Décembre 2017          Consultée 398 fois

Il y a quelqu’un, un jour, qui a dit à Bruce WILLIS qu’il savait chanter.
Ce qui n’était pas vraiment le cas.

A l’époque, Bruce a des cheveux et n’a pas encore fait péter le Nakatomi Plaza. 1987, ce n’est pas en marcel mais bel et bien en chemise-costard que notre jeune premier vient chercher son Emmy pour son rôle dans la série « Clair de Lune ». A l’époque, Bruce enregistre également une série de pubs embarrassantes pour Seagram’s, qui fut un temps la plus grande boîte d’alcool de la planète. Pour quelques-unes ces pubs, on a demandé à Bruce de chanter. Du Blues. En t-shirt. Et en faisant comme si la bouteille était un micro.

Et oui m’sieurs-dames, à l’époque, Bruce WILLIS voulait faire de la musique. Pour son premier disque, on lui a même payé la Motown. Le titre (en rose fluo) : The Return Of Bruno. Et sur la pochette : le fameux t-shirt.

Qu’est-ce qu’un album-nanar ? C’est un album qui tache. C’est quarante minutes en équilibre sur la frontière entre le malaise et la grosse marrade. Brousse, lui, ce qu’il veut faire, c’est du rizeumène-blouse. Le gros R&B eighties. Celui qui tache, donc. Avec les synthés, les trompettes, la reverb' et la basse dong-dong. Le truc que tu peux danser/chanter avec un sourire idiot, type Brousse sur la pochette.

« Comin’ Right Up », wah ! Ca commence et ça dégouline de partout, c’est trop sympa, une sorte d’équivalent Motown de BON JOVI. C’est flashy et en même temps bloqué dans un cadre sonique ultra-rigoureux, sans feeling et sans âme, celui des tops albums de la deuxième moitié des années 80. Logiquement, « Respect Yourself », reprise des STAPLE SINGERS, va réussir à l’époque à monter dans le Top 5.

Imaginez le degré de kitsch du bazar : on peut écouter cet album dans son intégralité sur Youtube parce que quelqu’un a numérisé SA CASSETTE DE BRUCE WILLIS. Une certaine « Gerri » nous livre même cette anecdote, dans les commentaires : « Mon mari me chantait certaines de ces chansons quand on sortait ensemble et je suis tombée amoureuse LOL ».

On ne peut pas en vouloir à Gerri. Il est très facile de tomber amoureuse de Bruce WILLIS. En quarante minutes, il va toujours chanter de la même manière. A la coule, sans même essayer. Mais on lui pardonne tout. Parce que finalement, c’est le second degré qui sauve ce disque. « Young Blood », « Fun Time », « Down In Hollywood », « Flirting With Disaster », il y a assez de titres ici pour encore cinq suites de Die Hard. Mégalomanie, star système, grosse rigolade. Les années 80. Bruce en rajoute, il joue de l’harmonica (« Jackpot ») et ça aussi, c’est cool. Brousse, épaulé par les TEMPTATIONS, s’en tire étonnamment bien sur « Under The Boardwalk », vieux titre des DRIFTERS, et sur « Secret Agent Man » et sa variation sur le thème de James BOND.

Répondons maintenant à la question que tout le monde se pose : qui est donc ce fameux Bruno ? En 1987, à la sortie de cet album, on a payé à Bruce WILLIS un faux documentaire télé hilarant (diffusé sur HBO) qui raconte l’histoire de Bruno RADOLINI, un musicien qui était là tout au début, et qui a influencé tous les artistes nazes (ou devenus nazes) de la fin des eighties. Se succèdent donc face caméra Ringo STARR, Phil COLLINS, BON JOVI ou Paul STANLEY, avec des passages où Bruce (Bruno) WILLIS chante genre à Woodstock ou à la télé. A chaque fois avec une perruque différente. Oui, un peu comme dans Spinal Tap.

C’est beau, c’est nul, c’est culte.

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1. Comin' Right Up
2. Respect Yourself
3. Down In Hollywood
4. Young Blood
5. Under The Boardwalk
6. Secret Agent Man / James Bond Is Back
7. Jackpot (bruno's Bop)
8. Fun Time
9. Lose Myself
10. Flirting With Disaster



             



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