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The HUMAN LEAGUE - Credo (2011)
Par ERWIN le 9 Mars 2019          Consultée 140 fois

Nous voici en scène pour le dernier acte existant de la carrière discographique des HUMAN LEAGUE. Toujours réduit à sa plus simple expression des trois chanteurs, le groupe n'a pas d'autre choix que d'essayer d'accrocher l'attention. Voilà qui n'est pas gagné quand on voit l'état général des icônes des années 80 ! Le collègue de Sheffield I MONSTER œuvre derrière la console car il s'agit de moderniser le propos tout en gardant son identité, pas facile pour un groupe qui fonctionne aux synthétiseurs. Oakey reste à la manœuvre question composition avec son complice Rob Barton. Attendez-vous à des sequencers et de l'électro plein les esgourdes !

Le single principal se prénomme "Night People"... pour les oiseaux de nuit, la base de leur fan du départ, ceux qui aiment se trémousser en boîte. Pourtant, la compo a du mal à sonner moderne, même en dépit des nombreux remix existants, cela reste de la synth-pop basique, avec un son légèrement plus mordant, mais à mon sens trop répétitif. Il rappelle certains titres de FRONT 242 du début de leur carrière, c'est drôle cette manière martiale de déclamer les textes. On retrouve plus loin ce genre de trip sur "Privilege". Et je ne peux m'empêcher de trouver tout ça très daté. Avec le titre d'ouverture "Never let Me Go", l'ambition d'écumer les plateaux de danse n'est pas feinte ! Ce beat simpliste et technoïdé façon transe n'a rien de bien novateur mais il a le mérite de ne pas refaire le chemin à l'envers. La voix de Phil passe tantôt au vocoder, et c'est toujours trop répétitif.

Tout le reste œuvre dans une couleur très proche du criard ténébreux des années quatre vingt. Le chant de Phil est classique sur l'agréable "Sky" qui nous replonge au début de cette fameuse décennie. Difficile d'échapper à son époque ! Plus dynamique, "Electric Shock" pourrait séduire avec son côté lancinant et merveilleusement froid ! "Into The Night" est une petite chevauchée électro sympa mais sans réel relief, avec des paroles à la limite du neuneu, ce n'est pas la première fois. Le beat de "Egmaniac" ne trompe personne, le chant "à la Dave GAHAN", tout ceci conserve à mort tous les aspects New Wave. L'énorme basse de "Single Minded" rappelle à nouveau les débuts de la synth-pop.

En terme d'analyse, je ne peux guère aller plus loin. On peut toujours conseiller cette galette aux amateurs de dance-floor des années quatre-vingts, mais hormis deux ou trois titres bien sentis, le reste n'est vraiment pas moderne, comme il aurait dû. Toute cette production semble en définitive un hommage déguisé à leur époque de gloire, c'est trompeur, mais je ne pense pas que telle était l'idée de départ. Qui plus est, les interventions autrefois judicieuses de Joanne et Susan sont presque passées à la trappe, et cela brade considérablement le style pratiqué. L'opus atteint la 44ème place du billboard britannique, et on dénombrera 20 000 exemplaires vendus en Europe. La gloire est lointaine... et atrocement dure ! On en reste donc là avec la ligue humaine, sur cet album que je déconseille vivement à l'auditeur lambda, même au fan.

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   ERWIN

 
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- Phil Oakey (chant-claviers)
- Joanne Catherall (backing vocaux)
- Susan Sulley (backing vocaux)


1. Never Let Me Go
2. Night People
3. Sky
4. Into The Night
5. Egomaniac
6. Single Minded
7. Electric Shock
8. Get Together
9. Privilege
10. Breaking The Chains
11. When The Stars Start To Shine



             



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