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- Membre : Transatlantic, Asia Featuring John Payne
- Style + Membre : Neal Morse

SPOCKS BEARD - V (2000)
Par MARCO STIVELL le 18 Juin 2019          Consultée 270 fois

Une introduction solennelle par des hautbois, cor anglais pour être précis, absolument magnifique. SPOCK'S BEARD se serait-il reconverti en collectif symphonique ? Non, V n'est pas différent de ses prédécesseurs. Un peu quand même.

En fait, Neal Morse et les boys nous livrent toujours leur forme de rock progressif, rock et blues au son bourrin, musique savante et folk, indigeste selon certains tant tout s'imprègne des classiques années 70 en passant par la grosse machinerie américaine bien graissée. En théorie, ce n'est pas V qui pourrait amener à changer d'avis, mais quand même si. Comme Beware of Darkness (et pour les plus courageux, le futur Snow), parmi les albums de SPOCK'S BEARD, c'est un disque à écouter, parfait pour découvrir en tapant directement dans le meilleur.

Pour les néophytes, juste, sachez qu'il y a un pavé de 16 minutes et demie pour bien démarrer ("At the End of the Day") et, avant la digestion, un autre de 27 minutes "The Great Nothing", pas plus pas moins ! Encore une fois, le résultat c'est différent, chose guère simple à expliquer mais on pourrait dire plus fluide, plus mûr aussi, et pourtant on est un an à peine après Day for Night (1999). Le propos à la SPOCK'S BEARD le plus exigeant, largement étalé sur ces deux titres longs ainsi que la suite de "Thoughts" (encore un lien avec Beware of Darkness, tiens !), conserve son lot de brusquerie, de bavardage virtuose et un son de scierie dans certaines parties ultra progressives.

Pourtant, ça marche mieux grâce à une meilleure inspiration dans les mélodies et ambiances déjà, un travail d'arrangement plus que louable (les cuivres et hautbois de "Goodbye to Yesterdays" et surtout "At the End of the Day", Dave Meros compris avec son solo de cor couplé à celui d'Alan Morse) et une finesse palpable dans la plupart des développements, dans la réalisation. Ce qui fait que même un monolithe comme "The Great Nothing", avec ses longueurs inéluctables, donne envie de s'y perdre, de revenir ensuite.

Ce début cosmique avec le choeur (russe ?) irréel, le riff de guitare-basse plein de fraîcheur, le passage hip-hop qui n'a rien à faire là mais qu'on valide quand même, le duo piano-Mellotron merveilleux au milieu, la 52ème minute agréablement exotique (à l'image du début de "Goodbye to Yesterdays"), le double final avec solo de guitares en simultané et ensuite l'envolée de claviers seuls... Il y a quelque chose de grand dans V, on le sait dès l'intro de "At the End of the Day", son crescendo lent, son utilisation du piano Fender Rhodes et d'autres détails encore.

Surtout, des mélodies franchement superbes. Gérées par Neal Morse seul ou avec D'Virgilio et les autres, elles fonctionnent et restent en tête, sans donner d'impression de facilité. Idem pour la pop-folk du court "All on a Sunday". Et il y a ce petit bijou de chanson appelée "Revelation", partagée entre refrains blues à grosses guitares et couplets légers où l'on retrouve le Fender Rhodes magique. Merci Neal Morse, mieux que jamais ! Avec le recul, cela annonce tellement les magistrales "I Will Go" et "Love Beyond Words", sur Snow...

Il y a du sérieux dans ce disque, mais aussi du fun. "Thoughts (part II)" en tête, où le groupe s'amuse à alterner des parties de cordes de chambre baroques avec des interludes métalliques par le tandem basse-batterie. Sans en faire trop non plus, heureusement ; et ce piano qui joue comme un clavecin, ça reste du grand art ! Bel effort d'arrangement, belle réalisation, belle pochette... V reste un de ces disques qui ont tout, un "must-have" (incontournable) du genre comme on dit. Seul un vrai concept fleuve peut lui succéder désormais, en faisant encore mieux !

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   MARCO STIVELL

 
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- Neal Morse (chant, piano, synthétiseurs, guitare acoustique)
- Alan Morse (guitare électrique, chant, violoncelle, sampler)
- Dave Meros (basses, cor d'harmonie, choeurs)
- Nick D'virgilio (batterie, percussions, choeurs)
- Ryo Okumoto (orgue hammond, mellotron)
- + Katie Hagen (cor d'harmonie)
- Kathy Ann Lord (cor anglais)
- Chris Carmichael (violon, alto, violoncelle)
- Joey Pippin (trompette)


1. At The End Of The Day
2. Revelation
3. Thoughts (part Ii)
4. All On A Sunday
5. Goodbye To Yesterdays
6. The Great Nothing



             



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