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A.R. & MACHINES - Ar Iv (1973)
Par WALTERSMOKE le 24 Juillet 2019          Consultée 102 fois

AR3, c'était le troisième album qui, à défaut de confirmer les espoirs placés en A.R. & MACHINES, rassurait quant aux capacités d'Achim REICHEL à proposer une musique intéressante. Entre krautrock efficace et pop pas top mais qui fait le boulot, on tenait là un album solide, efficace, honnête, même si pas glorieux ni éclatant. Mais il s'agirait désormais de continuer sur sa lancée. Chose que... ne fait pas REICHEL avec AR IV. Enfin si, mais non, mais si.

AR IV, c'est d'abord l'album à la pochette la moins moche de la carrière de A.R. & MACHINES. Alors oui, une tête de clé à molette qui surplombe un décor de campagne crépusculaire, c'est pas fou ni beau, mais doit-on vraiment rappeler que la pochette de Die Grüne Reise (1971) est laide bien que pertinente ? Or, quand un album estampillé « krautrock » (même s'il ne l'est pas, koukou ELOY et NOVALIS) possède de beaux atours, c'est en général qu'il est exceptionnel – ça, ou bien les zicos ont enfin de quoi se payer un bon graphiste. Dans le cas de AR IV, on aurait aimé que ce soit aussi simple, mais en fait... noui.

Sur le plan musical stricto sensu, AR IV est tellement proche de son prédécesseur dans le fond qu'on peut se permettre d'être bref à son sujet. Le son REICHEL est toujours aussi présent depuis Die Grüne Reise et l'alliage entre krautrock minime et rock aux accents pop toujours de mise. La différence est avant tout formelle : là où AR3 était scindé en 9 pistes indépendantes, REICHEL nous sort ici le coup de l'album à deux pistes dont une, "Vita", éclatée artificiellement en 3 sous-parties. Une volonté de paraître plus progressif ? ou bien de laisser libre cours à son inspiration quitte à dépasser les 5 minutes ? Dans ce dernier cas, on a bien vu ce que ça a donné avec Echo (1972), mais ici, et heureusement, un léger ennui s'impose certes, mais sans plus.

En résumé, AR IV, c'est une version alternative de AR3, tout simplement. Achim REICHEL donne ainsi l'impression non seulement d'avoir consolidé comme jamais son son, mais aussi de se perfectionner, ce qui en soi est toujours positif. Toutefois, un troisième album de cet acabit risquerait d'être fort lassant pour le coup. REICHEL a-t-il osé ? Oui, mais là encore, dire « oui » n'est pas totalement juste.

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- Achim Reichel (guitare)
- Helmuth Franke (guitare)
- Hans Hartmann (contrebasse)
- Hans Boche (batterie)
- Jochen Petersen (saxophone, flute)
- Claus-robert Kruse (piano électrique)
- Matti Klatt (percussions sur 1)
- Olaf Casalich (percussions sur 1)
- Frank Wulf (flute et sitar sur 1)
- Churchill Jolobé (batterie sur 2)
- Carsten Bohn (percussions sur 2)


1. Vita
- cave Explorers + Birdmen
- the Man In Kidleather
- thin Is The Skin Of Ecstasy
2. Aqua



             



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