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MUSIQUE CONTEMPORAINE  |  B.O FILM

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Clint MANSELL - The Fountain (2006)
Par VIVI le 26 Février 2007          Consultée 4890 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Il y a des jours comme ça, où l’on décide de se faire une toile pour le plaisir, pour se changer les idées. Mais rien de plus. On sait juste que ça a des chances de nous plaire et que le réalisateur est talentueux. Et puis on s’asseoit, et lorsque l’introduction démarre, on se plonge dans le moelleux du fauteuil et on se laisse transporter par les images. Sans crier gare, on est happé par les images, on se sent seul dans la salle même si les autres nous entourent. On n’ose plus bouger, plus respirer, on a les yeux écarquillés pour saisir le moindre fragment d’images et d’émotions. Au moment du générique de fin, on n’a plus envie de se lever, on attend que le dernier nom vienne mourir à l’écran pour se décider à quitter la salle obscure. Et une fois sur la route du retour, on retourne les images dans tous les sens, on y repense sans cesse, on ne dit rien afin de ne pas briser ce lien si fragile qui nous unit encore au film. Pour rien au monde on ne veut gâcher cet instant. C’est ce que j’ai ressenti pour The Fountain. Le moindre bout d’image de ce trip new age m’a envahi le cœur et l’esprit et c’est avec des étoiles pleins les yeux que j’aie quitté la salle de cinéma. Mais non content d’être superbe, The Fountain jouit d’une B.O divine, à la fois contemplative, foisonnante et envoûtante. D’ailleurs on n’est pas étonné de la qualité de la bande originale quand on voit que c’est CLINT MANSELL aux commandes.

Tout le monde se souvient de celle de Requiem For A Dream, mélange d’électro malsain et frénétique. Pour The Fountain, si l’ambiance diffère largement et n’est absolument pas comparable à celle de Requiem For A Dream, on retrouve toutefois les mêmes principes de structures : l’idée de boucle, de répétition. A partir de quelques accords, le monsieur propose un ensemble à la fois varié et homogène. Sur une base axée vers les émotions et la beauté, se mélange toute une palette de tons qui reflètent à la fois des couleurs intimistes, douces, hypnotiques, mais aussi épiques et puissantes.
Ces compositions sont interprétées essentiellement par KRONOS QUARTET, qui avait déjà participé à Requiem, pour tout ce qui est des instruments à corde (violon/violoncelle) et de MOGWAI pour les touches électro et post-rock. Un chœur mixte apporte la touche finale à un ensemble où règne harmonieusement musique contemporaine, ambient, électro léger et post-rock.

Bien que les structures restent quasiment identiques d’un titre à l’autre, cela n’empêche pas le tout d’être diversifié grâce aux variations d’ambiances et à la confrontation de plusieurs genres. On peut citer par exemple le très beau « Stay With Me » qui met en scène une mélodie au caractère cotonneux et lascif magnifiée par le choc d’un son entre électro et post-rock. Dans un autre genre, j’ai retenu le morceau final : « Together We Will Forever ». Bien qu’il ne repose que sur une poignée d’accords de piano déclinés sous plusieurs tons, la gravité de celui-ci confère une mélancolie qui remplit le cœur jusqu’à l’implosion. Une composition simple mais terriblement touchante.

On constate aussi que tout a été pensé en binôme. Une chanson en amorce une autre formant ainsi un écho perpétuel, à l’instar de la narration du film. Sont dans ce cas : « Holy Dread ! / Tree Of Life » qui mélangent de façon judicieuse parties épiques/tribales ; « Xibalba » / « First Snow », véritable ode à la nature de part une atmosphère riche et aérienne. Cette sensation est dû plus particulièrement au travail des instruments à corde de KRONOS QUARTET qui donne un cachet tout à fait singulier à ce diptyque. Et enfin, il y a mon duo préféré, le fameux « Finish It » / « Death is The Road to Awe ». Le premier est sous tension permanente et se tord sous les cris des cordes, tandis le second est la résultante de cette accumulation. Pavé de plus de 8 minutes, « Death is the Road to Awe » est le point d’orgue du film et le meilleur moment de cette B.O. C’est au cours d’une montée en puissance fabuleuse que la tension emmagasinée dans tout ce qui a précédé se voit brisée lors d’une explosion en forme de climax aussi courte que jouissive, mélangeant le post-rock à une musique plus contemporaine.

Je manque de superlatifs pour décrire la beauté et le visuel imposant offert par cette B.O. La musique est en complet accord avec l’esthétisme du film, à la fois puissante et merveilleuse. Pas besoin d’avoir vu The Fountain pour apprécier le talent évident de CLINT MANSELL. Bien évidemment, celui qui a vu le long-métrage et qui a accepté de se laisser porter par les images, revivra probablement plus d’émotions que celui qui n’a pas pu profiter de cette pépite cinématographique. Courrez le voir pardi ! . En fin de compte, je ne sais pas sur quelle expression je pourrais conclure. Le mieux serait d’exprimer le tout par une phrase simple mais directe. Ah si, je sais : la B.O de l’année pour le film de l’année ?

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- David Harrington (kronos quartet, violon)
- John Sherba (kronos quartet, violon)
- Hank Dutt (kronos quartet, alto)
- Jeffrey Zeigler (kronos quartet, violoncelle)
- Stuart Braithwaite (mogwai, guitare)
- John Cummings (mogwai, guitare)
- Dominic Aitchison (mogwai, basse)
- Barry Burns (mogwai, piano)
- Martin Bulloch (mogwai, batterie)
- Randy Kerber (mogwai, piano)
- Sandra Park (chant)
- Kathy Theil (chant)
- Melissa Kelly (chant)
- Karen Krueger (chant)
- Misa Iwama (chant)
- Drew Marin (chant)
- Martin Doner (chant)
- Charles Sprawls (chant)
- Christopher Rosselli (chant)
- James Bagwell (piano)


1. The Last Man
2. Holy Dread!
3. Tree Of Life
4. Stay With Me
5. Death Is A Disease
6. Xibalba
7. First Snow
8. Finish It
9. Death Is The Road To Awe
10. Together We Will Live Forever



             



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