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ROCK  |  STUDIO

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1978 Kingdom Of Madness
1979 Ii
2007 Princess Alice And Th...
2011 The Visitation
2012 On The Thirteenth Day
2014 Escape From The Shado...
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MAGNUM - Alice And The Broken Arrow (2007)
Par DAFKE le 2 Avril 2007          Consultée 6194 fois

Mars 2007, cela fait 18 ans et des poussières que je connais Magnum. Bonheur et malheurs se sont succédés dans le plaisir que me procurent ces modestes Britishmen. Pourtant, l’indulgence a toujours été de mise. Peut-être est-ce dû a leur manque de reconnaissance internationale ? Ou alors à leur indéniable originalité ? Ou encore à leur sympathie communicative ? Difficile de classer Magnum. Ils sont quelques part entre le rock, le progressif et le hard. Quoiqu’il en soit, c’est toujours avec beaucoup d’émotions que j’aborde leurs nouvelles compositions. Sera-ce le top ou le flop ? Le suspense est toujours total.

Mars 2007 donc, Magnum révèle son 13ème album studio. Une certaine princesse Alice et sa flèche cassée sont au programme. La première impression se porte immédiatement sur le pochette. Mais godferdom (comme on dit chez moi), ce dessin me dit quelque chose… Euréka mais c’est bien sûr ! Le vieux gnome qui raconte des histoires au coin du feu nous vient tout de suite à l’esprit. La couverture de l’album vedette On a Storytellers Night de 1985 est évidemment une cousine de celle d’Alice. On se demande automatiquement : la musique suivra-t-elle ? Plus bizarre encore, on connaît déjà la réponse. Après un album à la limite de l’insipidité (Breath of Life) et un autre meilleur mais qui resta assez confidentiel (Brand New Morning), on sent que, est-ce un sixième-sens ou les dieux du rock qui soufflent la réponse, ça va être quelque chose d’assez éloigné de la médiocrité.

Et dès les premières notes cette certitude est confirmée. Le grand, le vrai, le bon Magnum est de retour. L’émotion est à son comble. A tel point qu’écrire cette chronique est un calvaire pour l’esprit critique et l’objectivité. Bast ! Qu’a cela ne tienne et que la douce euphorie me guide dans ce récit, là où il y a du plaisir il n’y a pas de gêne.

Cela ne me dérange donc pas du tout de vous dire que les cinq premières chansons sont magnifiques. On se demande même comment le niveau de qualité est maintenu si haut, tant dans le choix des mélodies, que l’utilisation judicieuse des instruments et dans le niveau de puissance qui saute tout de suite aux oreilles. Le son de la guitare est loin d'être timide et ça fait du bien par où ça passe. Je soulignerai aussi en particulier l’utilisation des claviers. En effet, cet instrument est extrêmement difficile à placer convenablement dans le rock. Et ici c’est très bien fait : présent tout en étant discret. Et puis Tony Clarkin s’essaye même à quelques jolis solos de guitare. Il n’y a pas à dire, la confiance habite ces vieilles carcasses de rockers ! En passant, signalons que depuis 2002, Magnum a intégré un nouveau bassiste, Alan Barrow et que Mickey Barker, le batteur, a également quitté le groupe. Sur Alice, c’est Jimmy Copley qui assure les tambours.

Revenons au disque. Cette première partie d’album est tout simplement une des meilleurs que Magnum ait jamais écrite. Cinq chansons consécutives aussi plaisantes c’est vraiment une grande réussite. Et puis dans ce tas, il y a deux chansons de 7 minutes qui allongent encore le bonheur de l’écoute. C’est difficile à décrire mais, lors de ces 5 plages, j’ai l’impression de me retrouver face à un espèce de Super Magnum ou de Magnum Absolu. En effet, à bien tendre l’oreille, les sons et les ambiances de toutes les époques de Magnum semblent avoir été synthétisés. Les synthés étranges des années 70, le piano, la puissance rock, de la guitare sèche, les refrains accrocheurs des années 80 et puis le métier acquis encore au long des années 90 et 2000. C’est simple pour cette première partie : 0 défaut.

Si il y a une super première partie, la seconde sera fatalement en deçà. Cependant, si ça se calme un peu avec une ballade et des chansons moins relevées que le début de l’album, cela reste d’excellente facture et absolument pas ennuyeux. Et puis « You’lle never sleep » termine le recueil en beauté. Cette chanson est du même niveau que les 5 premières.

Conclusions… L’avantage d’Alice c’est qu’il devrait plaire aux amateurs de Magnum toutes époques confondues. Il est enthousiasmant, non seulement par la qualité de ses chansons mais aussi par l’indéniable gaieté qui se dégage tout au long du récital. Et bien sûr, les couleurs de la pochette participent a cette ambiance. C’est totalement à contre sens de l’album précédent. « Brand New Morning » était sombre tant dans la musique que sur la pochette (un cimetière de voiture). Je vous recommande donc chaleureusement ce nouveau Magnum qui est à la hauteur de Chase the Dragon, Storytellers Night ou Rock Art. Franchement il eut été difficile de faire mieux.

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   (2 chroniques)



- Tony Clarkin (guitars)
- Bob Catley (vocals)
- Mark Stanway (keyboards)
- Alan Barrow (bass)
- Jimmy Copley (drums)


1. When We Were Younger
2. Eyes Wide Open
3. Like Brothers We Stand
4. Out Of The Shadow
5. Dragons Are Real
6. Inside Your Head
7. Be Strong
8. Thank You For The Day
9. Your Lies
10. Desperate Times
11. You'll Never Sleep



             



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