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HARD ROCK  |  STUDIO

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1975 Ted Nugent
1976 Free-for-all
1977 Cat Scratch Fever
1978 Weekend Warriors
1979 State Of Shock
1980 Scream Dream
2002 Craveman
2013 Ultralive Ballisticrock
 

- Style : Aerosmith, Lynyrd Skynyrd, Bad Company, Blue Öyster Cult, Blackfoot, Foghat, Montrose, Ten Years After
- Membre : Styx, Rod Stewart , Jimmy Barnes , Uli Jon Roth , Tony Macalpine , Ufo, Dokken, Ozzy Osbourne , Whitesnake, Black Star Riders, Black Sabbath, Gary Moore , Msg, Whitford/st. Holmes, Damn Yankees

Ted NUGENT - Craveman (2002)
Par JASPER LEE POP le 8 Mai 2020          Consultée 547 fois

Ah, il plastronne le Nuge en cette période de pandémie, fier de vivre en quasi-autarcie grâce aux fruits de la chasse dans sa ferme/camp de survie de 120 hectares près de Waco au Texas (un état politiquement plus proche de son cœur que son Michigan natal où il possède néanmoins encore un ranch) ! L’auto-suffisance, c’est son credo et il peste contre les présidents américains successifs qui ont laissé délocaliser l’industrie pharmaceutique chez l’ennemi communiste chinois. Heureusement, son pote Trump va changer tout ça. Et de l’encourager en vendant sur son site des casquettes « Re-elect that Motherfucker ! » dédicacées. 40$ dont 5 reversés à la Croix Rouge (la caution faux-cul Covid-19) pour une casquette pas vraiment auto-suffisante puisque made in China.

Sept ans que Theodocious Atrocious n’avait pas sorti d’album et c’est la verve des musiciens de son trio de tournées Marco Mendoza et Tommy Clufetos (effectivement contagieuse comme l’atteste le CD/DVD Full Bluntal Nugity) qui va lui faire retrouver le chemin des studios avec le feu sacré qui lui manquait. Le disque s’ouvre sur les larsens de « Klstrphnky « (pour Clusterfuck) suivi d’un riff de plomb parfaitement bourrin accentué par les coups de boutoir d’une batterie bulldozer. Ils se sont plantés à l’usine de production de CDs ? Ils nous ont glissé une galette de PANTERA dans le boîtier ? Nugent éructe dans le micro et moins qu’un véritable morceau, c’est une entrée en matière. Le ton est donné et très vite confirmé avec le riff d’ouverture quasi Thrashy de « Crave » sur lequel Gonzo hurle comme un possédé. Co-composé avec son ex-équipier des DAMN YANKEES Jack Blades*, le morceau est une tuerie en règle et de loin la pépite de l’album avec son riff dévastateur en power chords glissés (et recyclés, Nugent en abuse). Au terme des six minutes de ce second morceau avec un refrain à nouveau beuglé, on est déjà sonné et le cap brute épaisse sera maintenu durant presque tout l’album. Dès lors, à l’auditeur de décider s’il adhère ou pas, parce qu’au-delà de la surprise toujours agréable de voir un dinosaure du rock revenir ragaillardi distribuer des bouquets de phalanges, l’exercice peut aussi rapidement lasser avec une production compacte assommante et surtout à cause du chant de Tonton Ted qui, vous l’aurez compris à mon exploration du champ sémantique dans les lignes précédentes, tient plus du cri que de la vocalise et rappelle les outrances de l’album Scream Dream. Il est par exemple totalement crispant sur les refrains de « Damn if Ya Do » et on est tout à fait reconnaissant à Marco Mendoza de calmer le jeu en squattant le micro sur « At Home There ».

Nugent sort la grosse artillerie et donne donc un coup de jeune à son hard-rock ici bord cadre Metal mais c’est encore dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures et Deadly Teddy s’auto-référence beaucoup. « Rawdogs & Warhogs » emprunte énormément à « Scream Dream » et sa fin (et celle de « Change my Sex ») est calquée sur celle de « Wango Tango » (et donc sur celle de « Paralized », vous suivez ?), « My Baby Loves My Butter on her Gritz » (qui décroche le pompon du texte crétin malgré une sacrée concurrence) nous refait le coup du break à la « Stranglehold » et l’instrumental final « Earthtones » n’est pas loin du plagiat de « Home Bound ». Quant à « Wang Dang Doodle », c’est une relecture poussive et inutile de « Wang Dang Sweet Poontang ».

Au final, Craveman est un album revigorant mais lassant passé l’effet coup de poing initial. Un album clivant à l’image de son géniteur en somme.

* Si « Crave » est composée avec Blades, c’est néanmoins une compo inédite. En revanche, « Damn if Ya Do » troussée en compagnie de Blades et Shaw a été exhumée de Bravo, le troisième album jamais sorti des DAMN YANKEES et « I Won’t Go Away » coécrite avec Damon Johnson doit probablement dater de la même époque puisque ce dernier collaborait alors avec le groupe pour remplacer Tommy Shaw de retour chez STYX.

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   JASPER LEE POP

 
  N/A



- Ted Nugent (guitare, chant)
- Marco Mendoza (basse, chant)
- Tommy Clufetos (batterie, chœurs)


1. Klstrphnky
2. Crave
3. Rawdogs & Warhogs
4. Damned If Ya Do
5. At Home There
6. Cum N Gitya Sum-o-this
7. Change My Sex
8. I Won’t Go Away
9. Pussywhipped
10. Goin' Down Hard
11. Wang Dang Doodle
12. My Baby Likes My Butter On Her Gritz
13. Sexpot
14. Earthtones



             



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