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ROCK EIGHTIES FOIREUX   |  STUDIO

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- Membre : The Stooges , David Bowie , Blondie, Samhain
 

 Iggy Pop, The Rock Iguana (1119)

Iggy POP - Party (1981)
Par NOSFERATU le 3 Janvier 2021          Consultée 200 fois

Le début des années 80 voit un IGGY s’enfoncer progressivement dans la dope, doublée d’un alcoolisme chronique. Il s’exorcise durant des concerts souvent à la ramasse dans des salles crades et réalise des disques plus ou moins foireux… Avant la grande œuvre de Zombie Birdhouse, il y a eu donc Party et la fête en question est encore là aussi triste… Les deux précédents disques, Soldier et New Values ne se vendent pas, on est donc loin de la créativité des années BOWIE où IGGY était sacré roi des punks …

Durant ses tournées, il prend de nouveaux mercenaires surexcités de jouer avec le symbole vivant du rock dur (voire du rock tout court finalement) comme le jeune guitariste, Rob Duprey qui tente mollement de jouer les morceaux dantesques des STOOGES. Mais son jeu est à des années lumières de celui sidérant du Ron Ashton de 1969… Iggy devient alors une sorte de looser complet , malgré le fait que les activistes de la cold wave ou du punk hardcore ne jurent en ce début des eighties qu’en son ancien gang, groupe matrice de tous les courants rocks déviants à partir de 1977. Demandez un peu aux membres respectifs de groupes de la période comme BAUHAUS ou BLACK FLAG.

Arista, le label de l’iguane, veut un disque avec des tubes, des choses qui feraient "jerker" pas seulement les "jeunes gens modernes" comme on disait à l’époque, friands de new-wave arty, mais pourquoi pas, le grand public… C’est Ivan Kral, qui a collaboré avec l’autre symbole du protopunk, miss Patti SMITH, qui compose en grande partie les riffs, l'ig se contentant surtout des paroles. On ne dira jamais assez d’ailleurs que l’homme en plus d’être un conteur gonzo souvent fendard est aussi, pour BOWIE en tout cas, le plus grand poète américain… A la production, il devait y avoir le producteur de TOM PETTY, un artiste sympathique mais bon… Finalement, ce dernier est vite remplacé par un gonze ayant produit durant les années 60, les MONKEES , groupe caricaturant les BEATLES. Çà donne déjà le ton.

La pochette ? Un coté un peu constructiviste after punk mais avec des couleurs (les néo romantiques vont alors poindre leur nez). L’iguane avec son visage anguleux ressemble étrangement à un de ses héritiers Peter MURPHY, le leader théatreux gothique de BAUHAUS. Deux reprises sortent du lot : d’abord, "Sea of love", un truc doo-wop des années 50. Son coté crooner faisant écho au slow de "The idiot" où le bonhomme, fan absolu de FRANK SINATRA (si si !) excelle merveilleusement. Et "Time Won’t Let Me", sorte de morceau à la BLONDIE entaché par des cuivres à la con, datant de la décennie précédente , ressort à la réécoute de ce disque, fort bancal où l’on s’ennuie poliment.

"Pumpin Gill" (avec ici la belle voix de l'ig mise en avant) sonne un peu comme un morceau des CARS qui cassent alors la baraque à ce moment là, IGGY ayant des inflexions à la RICK OCASEK. Il y a aussi "Bang bang " sauvant aussi ce disque du naufrage total, avec un orgue utilisé intelligemment, la voix bien mise en avant, finalement bien foutu. Et puis "Pleasure" qui ouvre l’album d’une façon justement assez plaisante avec ce chant à la Stiv BATORS, l’un de ses plus grands fans, annonçant de peu les orchestrations "cuivrées" des LORDS OF THE NEW CHURCH. L’atmosphère jazzy à la Tom WAITS de "One for My Baby (And One More for the Road)" en titre bonus sauve l’écoute de ce disque inconfortable.

Car, des déchets il y en a. Avant tout, cet affreux "Happy Man" renié par son auteur par la suite. Une sorte de ska mal foutu avec d’affreux cuivres. Pour l’Ig, la pire chose qu’il ait enregistré de son aveu même. Voulait-il alors concurrencer MADNESS et consort qui à juste titre, tutoient les cimes ? Le tribalisme de "Eggs On Plate" (déjà ce titre !) est vite foireux. "Sincerity" avec ses satanés cuivres, est d’une pauvreté affligeante. De même le refrain de "Houston Is Hot Tonight", rock pataud qui est une caricature du superbe "Dum Dum Boy" sur l’incontournable "The Idiot". Et à quoi sert cette balade d’une platitude hallucinante comme "Speak To Me" rajoutée comme "Bonus" ?²

Le chef d’œuvre commercial attendu est donc un four, même si "Bang Bang" aurait pu être un hit ne dépareillant pas durant l’époque eighties. Au fond de lui, IGGY POP aimerait tant avoir un tube, juste par pure reconnaissance, un peu comme son ancien mentor et ami BOWIE qui va dégénérer dans la carrière pop que l’on sait. Et ce disque bâtard n’est dans aucune case à bien exploiter, pas punk, pas assez dans le courant post ce que vous voudrez, pas assez alternatif, ou tout simplement pas suffisamment radiophonique.

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   NOSFERATU

 
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- Iggy Pop (chant)
- Ivan Král (guitare, claviers)
- Rob Duprey (guitare)
- Michael Page (basse)
- Douglas Bowne (batterie)


1. Pleasure
2. Rock N Roll Party
3. Eggs On Plate
4. Sincerity
5. Houston Is Hot Tonight
6. Pumpin' For Jill
7. Happy Man
8. Bang Bang
9. Sea Of Love
10. Time Won't Let Me
11. Cd Bonus Tracks :
12. Speak To Me
13. One For My Baby (and One More For The Road)



             



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