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HARD ROCK  |  STUDIO

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1971 Nazareth
1972 Exercises
1973 Razamanaz
  Loud'n'proud
1974 Rampant
1975 Hair Of The Dog
1976 Close Enough For Rock...
  Play'n'the Game
1977 Expect No Mercy
1979 No Mean City
1980 Malice In Wonderland
1981 The Fool Circle
1982 2xs
1983 Sound Elixir
1984 The Catch
1986 Cinema
1989 Snakes'n'ladders
2011 Big Dogz
2014 Rock'n'roll Telephone

NAZARETH - Hair Of The Dog (1975)
Par ERWIN le 20 Novembre 2021          Consultée 442 fois

Jamais réussi à comprendre le fin mot de cette couverture d’album. Des ailes de chauves souris, quelques faciès de loups garous dans cet amas informe, tout ceci plongé dans l’eau… Une espèce de Chtullu nordique ? Une légende de chien des Baskerville dans la flotte des Shetlands ? Si quelqu’un sait quelque chose, je suis preneur. Toujours est-il que cette image impose une ambiance de suite assez fantastique, plus métal que Hard rock – encore que ce bon Frazetta faisait les couvertures pour MOLLY HATCHET finalement. La seule évolution notable est donc que Roger Glover n’est plus derrière les manettes à la console, remplacé par le guitariste Manny Charlton.

Deux singles sont tirés du magnus opus de NAZARETH : le titre éponyme "Hair Of The Dog" est un hymne hard rock de facture assez classique, Dan racole au micro, les autres font les choeurs sur "Son Of A Bitch", tout ceci est très carré très sympa et se présente comme l’un des grands standards d’aujourd’hui du groupe. L’ajout de la talkbox lui donne un brin de modernité, un petit coté mainstream. Et donc une reprise des EVERLY BROTHERS – et ouais, il y en a beaucoup dans l’histoire de la musique populaire - avec "Love Hurts", comme dab composée par le duo Boudleaux/Bryant comme tous les classiques des frangins. La voix éraillée en lieu et place des douces voix claires de Don et Phil, pour un résultat qui tient pas mal la route, on n'émule pas le classique mais voilà une version originale.

La reprise de CRAZY HORSE "Beggars Day" préfigure le Hard rock bien pêchu des années quatre vingt, avec toujours les inflexions southern propres au groupe. L’aventure se poursuit de manière fantastique avec "Rose In The Heather", un très joli refrain et solo bien envoyé de Manny. Surprenant solo de guitare synthé en plein milieu, qui rappelle plutôt les grands du prog. On reste dans les prémices du hard avec le ZEPPELINien "Changin’ Times", à la rythmique torve. Il reste quelques aspects psychédéliques. Le long solo de fin est d’obédience southern, comme sortie des guitare d’Allen Collins ou Steve Rossington.

Le blues lent et chaud de "Miss Misery" préfigure AC/DC et on n’est pas sans remarquer es points communs entre les deux chanteurs de la machine de guerre australienne et Dan McCafferty, cette manière de postillonner dans le micro avec aisance, même si le dernier ne déclenche pas la même verve. La slide de Manny fait de jolis dégâts. Le bien crasseux "Whiskey Drinkin’ Woman" laisse de coté les influences rock pour se concentrer sur le coté roots et ça passe très bien. Le tempo s’arrête quasiment avec l’ambiance crépusculaire de "Guilty". un remarquable travail d’orfèvre en matière de coolitude. La steel guitare retentit dans la calme alors que la voix de Dan tonne telle une force supérieure, une superbe performance du chanteur, un magnifique instant propice au recueillement, il faut dire que la compo de Randy NEWMAN est d’une troublante beauté, sommet de cet album.

On en oublie pas pour autant les bases : "Please Don’t Judas Me" est une espèce de délire psychédélique en forme de marche. L'ambiance est épique, les choeurs grandiloquents, la batterie martiale, et tout ça pendant près de dix minutes. Dans les bonus, la reprise d'un des premiers morceaux psychédéliques "My White Bicycle" des freaks de TOMORROW – premier groupe du grand Steve Howe – est là, en forme d'hommage. Cette fuzz, quelle blague tout de même. On revient vers l'Amérique avec la folky "Holly Roller", un single pas inoubliable. Puis on en termine avec le Hard basique de "Railroad Boy", sa face B, très classique dans sa conception.

Ce sixième opus des écossais de NAZARETH s'est écoulé à plus de deux millions d'exemplaires et se présente donc finalement comme le grand classique du groupe, celui que tout fan de Hard Rock se doit de posséder dans sa discothèque. On y retrouve pêle-mêle cette capacité du groupe à évoluer entre les diverses composantes de sa musique, mixant des influences folk, psychédéliques, hard, rock'n'roll, blues, toutes proportions gardées avec le même genre de vista qu'un LED ZEPPELIN, le génie et certaines capacités musicales en moins. S'il faut découvrir la disco des galiléens de la beuh, vous pouvez commencer ici. Un quatre solide.

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   ERWIN

 
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- Dan Mccafferty (chant)
- Manny Charlton (guitare)
- Pete Agnew (basse)
- Darell Sweet (batterie)


1. Hair Of The Dog
2. Miss Misery
3. Guilty
4. Changin’ Times
5. Beggars Day
6. Rose In The Heather
7. Whiskey Drinkin’ Woman
8. Please Don’t Judas Me
9. Love Hurts
10. My White Bicycle
11. Holly Roller
12. Railroad Boy



             



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