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ROCK/REGGAE/FOLK...  |  STUDIO

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

2003 ★★★★  Streetcore

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2012 ★★★★  Live At Acton Town Hall
ÉQUIVALENCES
Membre : The CLASH

JOE STRUMMER & THE MESCALEROS - Streetcore (2003) ★★★★ 
Par K-ZEN le 14 Août 2025          Consultée 326 fois

Pour tous les Niçois quelque peu accointés à la chose culturelle, ou à défaut à l'objet musical tel le disque compact ou le vinyle, ainsi que certains touristes passant dans le coin fortuitement ou ayant prémédité leur action, Hit Import était quasi un lieu de pèlerinage, tant les disquaires se font rares au cœur de la capitale azuréenne.

L'imparfait est sciemment employé, car le magasin mit la clef sous la porte en 2024 près de quarante ans après son ouverture, confronté à une concurrence féroce notamment Amazon et la vente en ligne, difficultés accélérées par la crise du Covid-19 au début de la décennie qui provoqua ce que l'on sait. Le commerce n'a pas complètement disparu cependant, il s'est simplement réduit à peau de chagrin, petit coin merchandising encastré dans un bar ayant le mérite de continuer à exister.

À l'instar de Hit, Streetcore trône comme un vestige d'une époque révolue, celle où l'on commandait en direct physiquement les albums contenant telle ou telle chanson nous ayant marqué lors d'un passage radiophonique ou objet d'une discussion animée. Personnellement, un cousin ayant fait découvrir à votre serviteur aficionado hardcore du CLASH le reggae festif "Get Down Moses" dont ce dernier n'avait même pas conscience, en plus d'ignorer une carrière solo impeccable de Joe STRUMMER, une fois qu'il eut trouvé ses MESCALEROS cela dit.

En effet, après la fin en queue de poisson du CLASH suivant un Cut the Crap que je n'arrive malgré tout pas à entièrement détester, le guitariste mit une quinzaine d'années avant de retrouver la formule magique, égarée via un album solo non dénué de qualités mais qui ne fonctionna pas auprès de public et critiques ainsi qu'une bataille juridique contre Sony qui espérait toujours secrètement une hypothétique reformation du légendaire gang punk.

En 1999, le label lâche finalement du lest, laissant STRUMMER enregistrer sa musique à sa guise, comme et avec qui il l'entend. Cela sera en compagnie d'un collectif de musiciens récemment réuni, les MESCALEROS, traçant les grandes lignes d'une aventure musicale où Joe peut poursuivre les pérégrinations world du CLASH labellisé seconde partie de carrière tout en conservant un aspect rock et les combats sociétaux qui lui sont chers – l'intitulé hispanique fait furieusement songer à Sandinista !, n'est-ce-pas ?... Streetcore est le troisième et ultime disque de la formation, posthume qui plus est, suivant le décès soudain de STRUMMER à la veille de Noël 2002.

À la lumière de cette information, certaines chansons prennent ainsi une tout autre coloration lors de l'écoute, notamment les titres acoustiques. Destinée originellement à Johnny CASH, la funeste "Long Shadow" aurait pu orner les scènes les plus emblématiques des westerns crépusculaires élaborés par Clint Eastwood quand les deux reprises "Redemption Song" et "Silver and Gold", empruntées respectivement à Bob MARLEY et Bobby CHARLES ont une furieuse odeur de bilan des courses, bien qu'à l'origine on ne sache pas définitivement si ces titres devaient être inclus au sein de l'album.

D'autres pièces s'inscrivent dans le même sillon doux-amer. L'instrumental "Midnight Jam" auquel fut greffé a posteriori des extraits de l'émission de radio qu'animait Joe pour la BBC créé des images d'arides derricks cherchant à étancher leur soif via des rêves de surf frais tel le jeune Charlie en son temps à qui l'on déconseillait cette activité. Le romantique "Burnin' Streets" partage un aspect atmosphérique identique, réminiscence apaisée de "London's Burning" duquel s'échappent de délicates effluves de mellotron. "Ramshackle Day Parade" se propose quant à lui de panser les plaies d'une mégalopole meurtrie par les attentats du 11 septembre 2001 via un cataplasme dont la mélancolie se pare de soyeux reflets spirituels.

Ailleurs, le disque brille d'une belle vitalité rock que le choix du ravageur "Coma Girl" en tant que superbe premier single matérialise en ultime instance. Les toniques "All in a Day" et "Arms Aloft" ravivent les souvenirs d'une jeunesse tonitruante pas si lointaine, celle où on partageait tranches de vie et de colère sur un même micro lors de duels qui n'en avaient alors que le nom, du moins au tout début. Le temps avait fait son effet, l'animosité avait depuis disparu mais le retour de l'acolyte Mick JONES dans le paysage ne serait que temporaire, le bon cœur de Joe STRUMMER le lâchant subitement après l'avoir si bien guidé pendant les cinquante années précédentes.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ K-ZEN


LINE-UP
- Joe Strummer (chant, guitares)
- Martin Slatery (guitares, claviers, mellotron, saxophone, tambouri)
- Scott Shields (guitares, batterie, synthés, percussions, chœurs)
- Simon Stafford (basse, cornet, trombone, violoncelle)
- Luke Bullen (batterie, congas)
- +
- Peter Stewart (chœurs)
- Smokey Hornmel (guitares, chant)
- Tymon Dogg (violon)
- Benmont Tench (harmonium)
- Rick Rubin (piano)

TRACKLIST
1. Coma Girl
2. Get Down Moses
3. Long Shadow
4. Arms Aloft
5. Ramshackle Day Parade
6. Redemption Song
7. All In A Day
8. Burnin’ Streets
9. Midnight Jam
10. Silver And Gold


             



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