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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Membre : Alan SIMON

BARCLAY JAMES HARVEST - Once Again (1971)
Par BRADFLOYD le 11 Novembre 2025          Consultée 297 fois

Deuxième album du quatuor, Once Again voit BARCLAY JAMES HARVEST franchir un pallier significatif avec des titres qui deviendront les futurs classiques des concerts à venir. Comme il y a un an, l'album est produit par Norman Smith (The BEATLES, PINK FLOYD), et essaie de couvrir tranquillement le côté pastoral de l'inspiration par une touche progressive sophistiquée et de plus en plus prononcée où le mellotron est utilisé pleinement avec, parfois pour le meilleur, adjonction d'un orchestre symphonique. Celui-ci est conduit, comme pour le premier album, par Robert John Godfrey, futur leader du groupe The ENID.


Et cela se ressent dès le premier titre, "She Said", une longue pièce de huit minutes, presque contemplative, où John Lees se laisse aller, pour la première fois, à mettre en avant sa guitare électrique sur les volutes de Stuart "Woolly" Wolstenholme. Indéniablement un moment fort du disque, même si la fin, abrupte, peut surprendre désagréablement. Alors, après un début aussi prometteur, on peut s'attendre soit à l'arbre qui cache la forêt soit à une homogénéisation dans la qualité. Malheureusement, le sentiment sera partagé. Ainsi, "Song for Dying" est une balade gentillette, anti-guerre, mais elle déçoit, les voix étant par trop forcées sur une mélodie peu efficace. De même, "Vanessa Simmons", une chanson légère dans le registre folk, parait incongrue face à "She Said". C'est comme si deux personnalités du groupe cohabitaient, sans réelle cohérence. Le fan de prog aura tendance à zapper ces titres pour revenir à ceux qui ont fait le son de B.J.H pour le futur.
"Happy Old World" fait partie de ceux-là : chantée et composée par Wolstenholme, elle fait montre de la sophistication que je mentionnais, même si le refrain est assez lourdingue. On y trouve encore ces références au 60's dans le son, malgré l'utilisation du mellotron. En revanche, "Galadriel" deviendra un classique par ce côté symphonique avec sa mélodie qui fera référence dans les concerts du groupe. Et puis, en section centrale pour le CD et premier titre du vinyle, le moment fort de cette livraison : "Mocking Bird" est une des pièces les plus célèbres du groupe, que celui-ci se plaît à développer sur plus de six minutes. Chantée par John Lees (alors que l'on pourrait penser qu'il s'agit de Les Holroyd), elle est produite magnifiquement et contient une partie symphonique qui ne pourra être reproduite sur scène dans le futur. Aussi, cette version vaut son écoute par la beauté et l'emphase qu'elle dégage. Seul petit défaut, ce fading out final qui en affaiblit le propos. "Ball and Chain" est également un titre fort du disque, un blues rugueux chanté par Wolstenholme, ses claviers dialoguant avec la guitare de Lees sur un titre dont le son me fait penser au Disraeli Gears du groupe CREAM. Perso, j'aime beaucoup. Enfin, "Lady Loves", le morceau de clôture de l'album, est un titre lent, avec une guitare saturée sur une atmosphère assez folky, un peu similaire à ce que PINK FLOYD proposait sur les titres pré-1971, notamment dans More. Fait notable, on peut y entendre Alan Parsons, à l'époque jeune stagiaire dans les studios Abbey Road, y jouer de la guimbarde, quelque peu incongrue en l'espèce. Le final du précédent disque était plus conforme aux ambitions du groupe, mais, bon, celui-ci se tient quand même, même si le titre ne se caractérise pas par son originalité, hormi cette fameuse gimbarde.


Alors que retenir de cet album ? BARCLAY JAMES HARVEST essaie de digérer ses influences, mais n'a pas encore son son caractéristique, piochant dans ce qui se fait à l'époque. Le fait que Pete Bown soit aux consoles n'y est peut être pas étranger. L'identité du combo n'est pas totalement affirmée, quand bien même certains titres montrent un progrès notable en ce domaine et deviendront ce que demanderont les fans au fil du temps. Disque que j'ai découvert sur le tard, Once Again m'a laissé une très bonne impression et la note de 3/5 me semble la plus juste pour apprécier l'effort du groupe.

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   BRADFLOYD

 
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- John Lees (guitares, fl?te ? bec, chant)
- Les Holroyd (basse, guitares, claviers, ch?urs)
- Mel Pritchard (batterie, percussions)
- Orchestre Symphonique Barclay James Harv (conducteur : robert godfrey)


1. She Said

2. Happy Old World
3. 
song For Dying

4. Galadriel

5. Mocking Bird

6. Vanessa Simmons
7. 
ball And Chain
8. 
lady Loves


             



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