>Boîte à demandes>Historique du site
>Parallhits>Statistiques
>FAQ>Liens
>L'équipe du site>Facebook
  
  

Recherche avancée       Liste groupes



      
FOLK  |  STUDIO

L'auteur
Acheter cet Album
CHRONIQUES
ÉQUIVALENCES

JACKSON BROWNE - Standing In The Breach (2014)
Par MARCO STIVELL le 14 Novembre 2025          Consultée 329 fois

Le temps s'écoule de plus en plus entre deux albums de Jackson BROWNE qui, au milieu de sa soixantaine, semble penser qu'il est moins utile au paysage musical, que ses propos et sa voix sont moins essentiels, et pourtant. La pochette du nouvel album Standing in the Breach n'est pas bien réjouissante, mais elle garde un peu de la chaleur humaine qui, peut-être suivant la pensée de l'artiste, va de plus en plus manquer au fil de l'avancée du monde également. Bien sûr, les féministes vont dire que c'est intolérable, la femme devrait être devant et sans aucun besoin de contact physique avec un être en-dessous de tout, très loin d'un chat par exemple. Mais bon, c'est à l'image d'un homme-artiste qui a bien connu d'autres temps et qui demeure profondément aimable, même pour (dans le degré de rencontre extra-musicale à son minimum) ceux qui visitent l'abbaye-musée familiale de San Encino, tenue par son jeune frère Severin et où Jackson passe régulièrement.


L'album diffère de ses deux prédécesseurs car, bien que placé sous le signe de l'unité en termes de son, il ressemble à un collage de différentes idées au fil des rencontres, des musiciens employés. Déjà, ceux des années 2000 apparaissent en portion congrue et seulement sur "Here" qui passe pour le premier morceau enregistré chronologiquement avec encore McCormick, Goldenberg et Lewak, mais ce dernier est un peu plus présent au final sur la suite des réjouissances. Pour le reste, Bob Glaub, bassiste éminent, était déjà présent sur d'anciens enregistrements de BROWNE comme The Pretender (1976), on croise également des pointures comme Jim Keltner, Valentine McCallum, Greg Leisz. Et donc, toujours ce feeling nostalgique et en même temps très empreint du bon climat de Los Angeles, sans trop de variations, avec ce que cela comporte de positif et de négatif.
L'intro de "The Birds of St. Marks" est splendide avec ses arpèges crépusculaires, la petite lancée pop mignonnette soutient ensuite la voix désormais plus rauque de BROWNE, Leisz puis McCallum effectuent leur solo chacun. Cela sonne aussi plaisant que commun, idem pour "Yeah Yeah", ballade country bien faite avec de la belle galanterie dans les parties de guitare et piano. "Leaving Winslow" adopte le même style cowboy en plus léger, on valide, de même que "You Know the Night" (paroles de Woody GUTHRIE mises en musique par Jackson et Bob Wasserman) bien taillée pour la route ou encore la soul pépère et sensuelle de "Long Way Around", où BROWNE est rejoint par l'une de ses choristes habituelles, Chavonne Morris devenue Stewart. La plupart de ces titres laisse toujours autant de place aux musiciens, avec de quoi étirer les conclusions.
Alors que certains titres du début donnent l'impression que BROWNE a de nouveau collaboré avec les HEARTBREAKERS, Benmont Tench n'intervient réellement aux claviers que sur "If I Could Be Anywhere", ballade folk qui s'emballe subitement en assénant un rythme soul et des paroles politiques contestataires. De la belle ouvrage, avec un groupe de rêve (Tench, Keltner, la bassiste Tal Wilkenfeld jeune star du moment, Luis Conte, Jay Bellerose), un chanteur qui diversifie son ton de voix, plus prophétique par moments, et rejoint par dame Stewart ainsi que l'autre choriste des albums précédents, Alethea Mills. On apprécie encore leur présence à toutes deux sur "Which Side?", petite perle soul-rock avec chant en retenue nerveuse là encore, solo de lap-steel vibrant par Leisz... Une fois de plus, ce disque est bien réalisé, les chansons s'écoutent bien mais certaines, comme celle-ci, font davantage preuve d'inspiration d'un bout à l'autre.
"Walls and Doors" est une reprise anglicisée de l'artiste cubain Carlos VARELA, d'ailleurs présent aux côtés de BROWNE pour l'occasion et offrant quelques efforts de voix chamanique, du plus bel effet encore, même si rien de définitif. La ballade-titre "Standing in the Breach" s'étire longuement avec une construction prenante mais le constat reste le même. En revanche, "Here" en conclusion, duo avec Jonathan WILSON, a de quoi remporter tous les suffrages grâce à sa douceur et sa chaleur.


Rien de nouveau sous le soleil, même si l'album ne s'inscrit pas comme un majeur, Jackson BROWNE est un artiste que l'on est, que l'on sera toujours, contents de retrouver, même si l'on doit attendre encore plus de temps !

A lire aussi en FOLK par MARCO STIVELL :


RICHARD THOMPSON
Sweet Warrior (2007)
Retour aux affaires "électriques".




RICHARD THOMPSON
Mirror Blue (1994)
Encore un disque réussi, folk, rock et créatif


Partager





 
   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Jackson Browne (chant, guitares, piano)
- Greg Leisz (guitares, pedal-steel, lap-steel)
- Val Mccallum (guitares, choeurs)
- Bob Glaub, Alex Al (basse)
- Mauricio Lewak, Don Heffington (batterie)
- Benmont Tench (piano, orgue hammond)
- Aldo L?pez-Gavil?n (piano)
- Jeff Young, Mike Thompson (orgue hammond)
- Carlos Varela (guitare, vocalises)
- Mark Goldenberg (guitare ?lectrique)
- Taylor Goldsmith (basse, choeurs)
- Sebastian Steinberg, Julio C?sar Gonz?le (basse)
- Tal Wilkenfeld, Kevin Mccormick (basse)
- Griffin Goldsmith (batterie, tambourin, choeurs)
- David Goodstein (loop batterie)
- Jim Keltner, Pete Thomas (batterie)
- Jay Bellerose, Luis Conte (percussions)
- Chavonne Stewart, Alethea Mills (choeurs)
- Kipp Lennon, Doug Haywood (choeurs)
- Jonathan Wilson (choeurs)


1. The Birds Of St. Marks
2. Yeah Yeah
3. The Long Way Around
4. Leaving Winslow
5. If I Could Be Anywhere
6. You Know The Night
7. Walls And Doors
8. Which Side?
9. Standing In The Breach
10. Here


             



1999 - 2026 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod