>Boîte à demandes>Historique du site
>Parallhits>Statistiques
>FAQ>Liens
>L'équipe du site>Facebook
  
  

Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

Commentaires (1)
L'auteur
Acheter cet Album
 


 

- Membre : Alan SIMON

BARCLAY JAMES HARVEST - Everyone Is Everybody Else (1974)
Par BRADFLOYD le 16 Novembre 2025          Consultée 443 fois

Sorti le 14 juin 1974, en pleine tournée promotionnelle de l'album, Everyone Is Everybody Else marque l'entrée de BARCLAY JAMES HARVEST dans une nouvelle ère. En effet, l'option qui consistait à en faire un groupe symphonique sous la houlette de son claviériste, Stuart "Woolly" Wolstenholme, a eu du plomb dans l'aile, et c'est désormais la face plus pop et progressive du combo qui tient la corde. Le mellotron est désormais utilisé en appui sur les mélodies, les guitares étant mises en avant sur des titres toujours composés par John Lees, avec un Les Holroyd qui commence à s'affirmer, notamment comme second compositeur, tout comme le batteur Mel Pritchard, dont les progrès sont impressionnants deux ans après Baby James Harvest, album de transition.

Ainsi, John Lees et Les Holroyd se partagent la composition des titres, tandis que Stuart "Woolly" Wolstenholme n'apparaît plus comme compositeur. Fût-ce un bien pour le groupe ? Indéniablement, puisque Everyone Is Everybody Else est considéré comme une des grandes productions de la discographie du quatuor. Il suffit de regarder le track listing pour s'en convaincre : dans les années à venir, ce ne sont pas moins de cinq titres qui deviendront des classiques plébiscités en concert par un public toujours plus nombreux. Les efforts commencent à payer d'ailleurs au même moment que pour leurs compatriotes de SUPERTRAMP, auxquels les journalistes les ont toujours comparés. Ces cinq titres ? "Child of the Universe", "Paper Wings", "The Great 1974 Mining Disaster", "Crazy City" et "For No One", notamment "Child of the Universe", "Crazy City" et "For No One", qui traversèrent le temps en raison de leur caractère emblématique du son du groupe. "For No One", par exemple, avec son lyrisme planant, le mellotron enrobant cette ballade bénéficiant d'un solo en wah simple mais émouvant de John Lees. Et que dire de "Child of the Universe", un des plus beaux titres de leur répertoire ? La basse et les claviers embellissent ce morceau, d'abord par le piano durant les couplets, ensuite par les synthétiseurs pour les refrains. Et puis ce final… Irrésistible. "Paper Wings" et "Crazy City" de Les Holroyd sont des pastilles plus légères, aux rythmes plus marqués. Co-composés avec Mel Pritchard pour le premier, ces titres montrent une facette méconnue de BJH que le groupe développera dans le futur, notamment durant sa période plus 'commerciale'. Facette que l'on retrouve aussi dans le titre "Negative Earth", qui évoque la survie de la mission Apollo 13 et son périple chaotique vers la Terre. Joli titre assez hypnotique dans sa construction, avec des claviers aériens durant la partie refrain. Je dois reconnaître que j'apprécie beaucoup ce morceau.

La dualité Lees / Holroyd se retrouve dans la manière de composer : aux titres légers de ce dernier (dont le bluesy "Poor Boy Blues", avec harmonies vocales à la AMERICA), John Lees nous balance la politique "The Great 1974 Mining Disaster", la douce "See Me See You" ou la countrysante "Mill Boys", utilisant même pour la première fois une pedal steel guitar. Chacun des titres est à sa place et on peut parler ici d'une franche réussite du groupe, préfigurant des lendemains qui chantent. On a ici une montée en puissance progressive et un raffinement des arrangements par rapport aux albums antérieurs, pour une musique à la fois accessible et sophistiquée. Il s'agit de musique progressive plus orientée pop que vers l'expérimentation à la KING CRIMSON ou à la YES. Ce qui fait que le succès commercial commence à poindre pour le groupe, l'album Everyone Is Everybody Else ayant été certifié disque d'argent au Royaume-Uni avec plus de 60 000 exemplaires vendus. Et les rééditions futures avec remasterisation permirent aux fans d'apprécier encore mieux ce coup de maître. L'édition augmentée de 2003 bénéficie ainsi d'une meilleure clarté sonore et permet de profiter de cinq bonus, dont le seul titre de Wolstenholme composé pour l'occasion, "Maestoso (A Hymn in the Roof of the World)", une pièce instrumentale flirtant avec le psychédélisme. À l'écoute, on peut comprendre la raison pour laquelle elle a été écartée, ce type de composition ne collant plus avec l'esprit général du disque.

Album majeur pour les quatre d'Oldham, Everyone Is Everybody Else (le titre étant emprunté à un vers de "For No One") ne peut être que recommandé à tout amateur de BARCLAY JAMES HARVEST. Dans la foulée, la même année, le groupe proposait un double vinyle en live, clôturant ainsi la première partie de sa carrière. Ils allaient agir ainsi par cycles de quatre ans, Everyone Is Everybody Else inaugurant le second cycle. Mais ceci est une autre histoire.

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par BRADFLOYD :


LIQUID TENSION EXPERIMENT
Lte3 (2021)
Au-delà du temps, quand vieillir fait du bien.




PINK FLOYD
The Early Years 1970 Devi/ation (2017)
Un disque fantastiquement atomique


Partager





 
   BRADFLOYD

 
  N/A



- John Lees (guitares, chant)
- Stuart ?woolly? Wolstenholme (claviers, chant, percussions)
- Les Holroyd (basse, claviers, guitare, chant)
- Mel Pritchard (batterie, percussions)


1. Child Of The Universe
2. Negative Earth
3. Paper Wings
4. The Great 1974 Mining Disaster
5. Crazy City
6. See Me See You
7. Poor Boy Blues
8. Mill Boys
9. For No One
bonus
10. Child Of The Universe (version Single Usa)
11. The Great 1974 Mining Disaster (mix Original)
12. Maestoso (a Hymn In The Roof Of The World)
13. Negative Earth (mix Original)
14. Child Of The Universe (remake Pr?vu Pour Un Single


             



1999 - 2026 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod