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ELECTRO POP  |  STUDIO

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1978 ★★★★★  Yellow Magic Orchestra
1979 ★★★★★  Solid State Survivor
1980 ★★★★★  Zoshoku/X∞multiplies
1981 ★★★★★  Bgm
★★★★★  Technodelic
1983 ★★★★★  Naughty Boys
★★★★  Service
1993 ★★★★★  Technodon

REMIX/ARRANG.

1983 ★★★★★  Naughty Boys (Instrumental)

ALBUMS LIVE

1980 ★★★★  Public Pressure
1984 ★★★★★  After Service
ÉQUIVALENCES

YELLOW MAGIC ORCHESTRA - Technodon (1993) ★★★★★ 
Par WALTERSMOKE le 20 Novembre 2025          Consultée 182 fois

En 1984, le monde entier — et surtout le Japon — est orphelin de YELLOW MAGIC ORCHESTRA. Un vrai drame pour qui sait apprécier ce que le trio a apporté à la musique de manière globale, mais un drame sur de bonnes bases. En effet, il y avait plusieurs manières, et pas des moindres, d'arrêter les frais (mort d'un membre, embrouille artistique, clash interne…), mais chez YMO, c'est une séparation à l'amiable, laissant ses membres vaquer à leurs occupations respectives.

Mais comme dans un nanar, les grands méchants comme les héros ne meurent jamais.

Ainsi, au début des années 90, YELLOW MAGIC ORCHESTRA se reforme. Youpi, on saute les bras levés !... encore que. La réunion sera brève, et puis, ce n'est pas vraiment à YMO qu'on a affaire, le nom "Yellow Magic Orchestra" étant détenu (c'est le mot) par Alfa Records – même si, au fond, personne n'est dupe. Mais qu'importe, il y a du neuf à se mettre sous la dent, alors on s'en fout de tout ça, hein ? Oui, on s'en fout. Mais il faut, hélas, reconnaître que pour la première fois, YMO sort ce qu'on redoutait, et ce d'autant plus dans le cadre d'une reformation : un mauvais album.

Enfin, je pousse un peu. Technodon, l'objet du crime, n'est pas mauvais à proprement parler. Sur le plan formel, c'est même un album à applaudir. Sorti début 1993, il voit YMO se mettre à la page, en intégrant la techno de l'époque, celle-là même que le trio avait contribué à créer une décennie plus tôt. L'ensemble sonne clairement technopop, avec une touche d'acid ici, une touche de house là-bas. Sans aller jusqu'à l'album-concept cher aux progueux, Technodon se veut geek dans l'âme, avec des samples vocaux à portée scientifique. Pourquoi pas ? Cela rappelle vaguement les débuts new wave.

La vérité, toutefois, c'est que Technodon est médiocre. Oh, on peut se rassurer — quitte à faire une énième comparaison —, YMO ne s'est pas autant pété la gueule que KRAFTWERK avec le « terrible » The Mix (1991). L'album commence même de manière surprenante mais réussie, avec le single "Be a Superman", qui sonne encore "Yellow Magic Orchestra", avec cette sorte de petite folie musicale bien typique – même si le côté morne et blasé domine. Quitte à être brusqué, se jeter sur "Nanga Def?" reste cependant un choix plus conseillé, on va dire. Sans battre les jeunes loups à leur propre jeu, YMO montre qu'il n'a pas mal vieilli.

Après, ça se gâte. Technodon enchaîne les pistes bien faites, ni mauvaises ni humiliantes pour leurs auteurs, mais le problème tient en quatre mots : ON. SE. FAIT. CHIER. Enfin, pas totalement : "I Tre Merli" est un morceau énigmatique et séduisant, "Hi-Tech Hippies" est un peu marrant et rappelle, en filigrane, les moments glorieux de la première période de YMO (1978-1980), et le longuet "Waterford" se pare de précieuses influences world. Le reste ? De l'ennui, vous dis-je. "Floating Away" tourne en rond et n'a pas de caractère hypnotisant, tant pis pour lui. "Nostalgia" nous rappelle que Ryuichi Sakamoto a eu une collaboration heureuse avec David Sylvian et que les deux ont beaucoup exploré l'ambient, mais ça s'arrête là. "Pocketful of Rainbows" a beau être une reprise d'une chanson originellement écrite pour Elvis, elle sonne très YMO – ce qui, en soi, est cohérent quand on connaît les origines du groupe ; hélas, elle est trop longue et même le chant ne semble pas motivé.

YELLOW MAGIC ORCHESTRA a tenté de surpasser le piège de la reformation, mais est tombé en plein dedans. Ceci étant, difficile de vraiment détester Technodon : si on le fait, c'est vraiment parce qu'on idolâtre l'âge d'or du trio. En fait, les musiciens sont beaucoup trop bons, aussi bien individuellement qu'ensemble, pour faire quelque chose de vraiment nul. Ce qui rend la chose d'autant plus rageante, dans un sens. Mais la leçon a visiblement été comprise, puisque Technodon sera le dernier album studio de YELLOW MAGIC ORCHESTRA – mais pas le dernier album tout court, loin de là. Très loin, même.

Note réelle : 2,5 / 5.

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