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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Membre : Alan SIMON

BARCLAY JAMES HARVEST - Time Honoured Ghosts (1975)
Par BRADFLOYD le 22 Novembre 2025          Consultée 269 fois

Sorti en octobre 1975, Time Honoured Ghosts, sixième album studio de BARCLAY JAMES HARVEST, poursuit le virage entamé avec Everyone Is Everybody Else. Avec cet album, nous sommes véritablement entré dans l'âge d'or du groupe qui va durer quelques années, surtout en Allemagne où le succès fut particulièrement important, alors qu'en Grande-Bretagne les journalistes s'en moquaient ouvertement. Pourtant, l'album atteint la 32ème place des charts UK et fut à l'origine d'une fan base qui devint conséquente au début des 80's. Le son plus accessible fut apprécié par un public ne recherchant pas forcément les grandes envolées progressives mais plutôt les mélodies, même si celles-ci pouvaient être considérées par certains critiques de l'époque comme trop sucrées.

Du sucre, il y en a dans cet album, mais du sucre léger caractéristique de la 'soft pop' qui fait du bien au cerveau. On ne se casse pas la tête, tout entre sans difficulté. Mais c'est tellement bien foutu qu'on en redemande. Ainsi, dès "In My Life", quand bien même le pont est dans une veine progressive avec l'utilisation du mellotron pour rappeler le jeune passé du groupe. Et il en va ainsi durant tout l'album, sauf un titre écrit et chanté par Woolly Wolstenholme. "Beyond The Grave" qui clôt la face A permet au claviériste de se manifester autrement que par l'accompagnement de ses camarades, mais il s'agit d'un titre qui fait tâche au milieu des autres. C'est le BJH d'avant et vraisemblablement une concession faite à son endroit. Personnellement, je trouve le titre trop pompier pour l'apprécier, un défaut que j'ai souvent relevé dans les compositions de Wolstenholme.
Tous les autres titres sont dans l'alternance entre les compositions de John Lees, assez ésotériques et empreintes de mysticisme, et celles de Les Holroyd, plus proche du folk et donnant cette petite touche progressive au groupe, même si "Sweet Jesus" peut démentir mon propos, ce type d'évocation étant habituellement plutôt du fait de Lees. En revanche, "Jonathan" inspiré du roman "Jonathan Livingston Seagull" de Richard Bach est clairement dans cette orientation planante, notamment sur la coda à compter de 3'30. Pas très éloigné de l'esprit du prologue du la B.O.F de Neil DIAMOND d'ailleurs. De même "Moongirl" ne recherche pas l'emphase dans cette balade tout en douceur avec des claviers particulièrement présents, tandis que "Song For You" évoque l'esprit des Who dans sa construction et sa montée en puissance.
Du côté de John Lees, nous avons des titres un peu plus enlevés. Ainsi en va-t-il de "Titles", exercice de style très original consistant à utiliser des paroles composées de titres de chansons des BEATLES avec des évocations subtiles par quelques notes empruntées au répertoire des quatre de Liverpool :

The long and winding road that leads to your door
Here comes the sun it's alright people shout for more
But were you trying to deceive telling me
All you need is love to succeed
Across the universe one after nine 'o' nine
I got a feeling for you blue and I feel fine
I tried so hard to make believe that I'd see
All you need is love to succeed
Lady Madonna let it be
Something in the way you moved me yesterday
All you need is love so they say
I read the news today old boy… Love, love, love


"Hymn For The Children" est quant à lui un titre très apprécié des fans, plus psychédélique, avec arpèges californiennes et amplification du tempo au cours de la chanson. Un excellent titre de la part du combo. Enfin, "One Night" dont la mélodie entraînante, légèrement soul dans sa construction, chaloupe tranquillement pour clore sur une jolie note cet album. Signalons enfin la très belle pochette conçue par Bill Dare, une vraie oeuvre d'art. S'inspirant d'un tableau du peintre américain Maxfield Parrish intitulée Harvest (moisson), elle intègre dans son design le fameux papillon qui allait accompagner le groupe dans les années à venir.

Alors, comment noter ce disque au mitan des années 2020? Deux possibilités : soit vous êtes allergique au sucre dans la musique, que vous n'aimez ni les BEE GEES, ni ABBA, ni les CARPENTERS, que vous n'aimez que les musiques hyper chiadées et vous mettrez immanquablement la note la plus basse à cet album. Personnellement, il s'agit pour moi non pas d'un chef-d'œuvre mais d'un album très honnête avec quelques chansons qui se distinguent au point qu'elles les ont accompagnés durant quelques années lors de leurs spectacles. Dans la même veine mais légèrement en deçà d'Octoberon qui suit, ainsi que de son prédécesseur, le 3,5/5 lui est acquis en note réelle que je relève à 4/5 pour des raisons de cohérence. Car l'âge d'or commence et cet album y trouve pleinement sa place.

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   BRADFLOYD

 
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- John Lees (guitares, chant)
- Stuart ?woolly? Wolstenholme (claviers, chant, percussions)
- Les Holroyd (basse, claviers, guitare, chant)
- Mel Pritchard (batterie, percussions)
- Mantric Sun Mountain Choir (choeurs)


1. In My Life
2. Sweet Jesus
3. Titles
4. Jonathan
5. Beyond The Grave
6. Song For You
7. Hymn For The Children
8. Moongirl
9. One Night
10. Child Of The Universe


             



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