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POP-ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

2003 ★★★★★  Through The Looking Glass
2004 ★★★★★  Night Sketches
2005 ★★★★  3 O'Clock Sky

NEIL CAMPBELL - 3 O'clock Sky (2005) ★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 17 Janvier 2026          Consultée 86 fois

Après deux albums dédiés à la guitare classique, Neil CAMPBELL, musicien virtuose natif de Liverpool, décide de prendre un nouveau virage au milieu des années 2000. Comme on peut facilement découvrir sa carrière en cheminant depuis d'autres artistes un peu plus populaires, à l'instar d'Anthony PHILLIPS (ex-membre de GENESIS, s'étant dirigé vers des albums plus acoustiques), on sera ravi de constater qu'ici le musicien réalise un parcours inverse, la transformation allant vers un groupe pop-rock progressif.

Avec une poignée d'instrumentistes et même un chanteur, en la personne de Stuart Todd, le NEIL CAMPBELL COLLECTIVE offre en 2005 cet opus au titre éloquent, 3 O'Clock Sky. L'artiste principal s'essaie cette fois à l'écriture de chansons, puisque tous les morceaux sont pourvus de paroles. La plupart conservent un format pop et folk assez classique, auquel l'ensemble composé de CAMPBELL aux guitares (dont des électriques), de Liam Carey à la basse et de Mark Brocklesby à la batterie, apporte une assise rythmique solide.

En parlant de GENESIS, tout amateur de jolies ballades hivernales est convié à l'écoute de « The Rain Remembers », où les arpèges de guitare classique montrent qu'ils constituent la composante principale de la composition, tout en s'enrichissant de belles mélodies plaintives, d'une batterie versatile — avec ici des roulements de toms façon timbales d'orchestre — et même d'une touche de violoncelle (Nicole Collarbone), elle aussi récurrente sur le disque. Folk et un peu pop donc, avec des harmonies aux accords colorés tenant du jazz ; une forte élégance est à prévoir.

Sur « Heaven », planante comme attendu et installant une belle respiration, la choriste Claire Jones s'impose mieux que sur d'autres titres aux côtés du déjà charmant timbre de Stuart Todd, bien adapté à toute une série de chansons mélancoliques sans être plombantes. De quoi rappeler, là encore, un certain Anthony PHILLIPS. Les idées abondent, que ce soit sur la légère et solaire « Last Orders », portée par une batterie exemplaire (du rimshot au jeu plus conventionnel) et une rythmique en 7/8 s'il vous plaît, ou encore sur « Wearing My Heart (On My Sleeve) », simplement construite autour de picking, de percussions et d'un violoncelle en soutien.

« The 3am Song », chanson des veilleurs, situe la guitare classique quelque part entre SATIE et le jazz, avant de placer la basse et les guitares électriques davantage en avant, avec pour ces dernières une brève impression d'harmonisation là où l'on attendait un solo. CAMPBELL joue lui-même de claviers discrets, notamment un piano Wurlitzer sur « November Song », exemple fort de cohésion de groupe, chœurs mixtes inclus, au sein d'une structure d'une évidente fluidité.

Cependant, même si tout ce long cœur d'album demeure réussi, difficile de ne pas se focaliser en grande partie sur l'impressionnant « Rainstorm » qui ouvre l'ensemble. Un grondement d'orage, puis cet arpège de guitare classique rapide et saturé d'écho qui nous éclabousse comme un déluge, suivi d'une rythmique jazz-rock qui s'impose pour une introduction de trois minutes jouant sur un narratif captivant plutôt que sur le débordement de virtuosité. Le chant de Todd crée la surprise, tout comme les guitares électriques, rugueuses sans jamais engloutir le modèle classique phare. AC/DC a son « Thunderstruck » pour le hard-rock, CAMPBELL a « Rainstorm » !

Une pièce brillante de huit minutes, avec ces élans progressifs sans prétention qui peuvent aisément séduire les non-amateurs du genre, et qui trouve un écho dans une seconde partie à la structure similaire en fin d'album. On apprécie encore une fois la touche Anthony PHILLIPS dans cette introduction en valse, en duo de guitares nylon ponctuée de bandes inversées, avant que l'ensemble rock épique ne se remette fiévreusement en place, violoncelle en prime. Le final séduit par son effet d'unisson global, flirtant avec le metal (en mieux, par l'attitude et la brièveté), pour symboliser l'orage dévastateur, qu'une nouvelle évocation bruitiste n'aurait d'ailleurs pas déparée. Superbe œuvre, vraiment ; le NEIL CAMPBELL COLLECTIVE en prévoit une seconde.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Neil Campbell (guitares, piano wurlitzer, choeurs)
- Mark Brocklesby (batterie, percussions)
- Liam Carey (basses)
- Nicole Collarbone (violoncelle)
- Stuart Todd (chant, guitare acoustique)
- Claire Jones (choeurs)

TRACKLIST
1. Rainstorm
2. The Rain Remembers
3. Last Orders
4. November Song
5. 3am Song
6. Heaven
7. Wearing My Heart (on My Sleeve)
8. Rainstorm Part 2


             



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