>Boîte à demandes>Historique du site
>Parallhits>Statistiques
>FAQ>Liens
>L'équipe du site>Facebook
  
  

Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK  |  STUDIO

L'auteur
Acheter cet Album
CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1999 ★★★★  J'Ecoute En Silence
2002 ★★★★★  Le Ciel Est La Limite
2006 ★★★★★  Artiste Domestique

NORD - Le Ciel Est La Limite (2002) ★★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 18 Janvier 2026          Consultée 113 fois

Le cap du deuxième album, difficile pour tant d'artistes. Stéphane Grangier de la Marinière et son projet NÓRD n'y échappent guère, la preuve avec Le Ciel Est la Limite (comme l'expression anglaise 'the sky is the limit'), paru en 2002. Album nettement plus 'pop', en tout cas plus simple que le premier, ce qui n'est pas un mal dans l'idée bien sûr, et avec même des efforts convaincants à la clef, mais qui n'empêche pas pour autant les problèmes, en les mettant bien en valeur.

L'équipe de NÓRD a déjà un peu évolué, avec toujours cependant le batteur Benjamin Bahsief ainsi que le claviériste Cédric Beauchêne pour piliers principaux aux côtés du maître à penser. Autre que ce dernier, il n'y a cette fois qu'un seul guitariste, Martin de Toustain. La basse est encore un peu tenue par Pascal Mulot sur deux titres, musicien solide qui a joué pour Steve LUKATHER, Steve VAI, Patrick RONDAT, JACNO ou encore Luc MARIANNI, par la suite présent au sein des SATAN JOKERS, remplacé ici par Julien Bonnet (futur DEPORTIVO) le reste du temps.

L'un des deux titres sur lesquels Mulot joue encore est "Tous Ceux Qui M'ont Vu Naître", certainement pas des moindres dans un ensemble très/trop homogène. Là où le premier album, J'écoute en Silence (1999), se montrait riche et créait des surprises régulières, jouissives, on est clairement sur un terrain plus connu et attendu tout le long des cinquante minutes qui nous sont proposées ici. Ce ne serait encore une fois pas un mal s'il n'y avait ce souci de redondance.

"Devenu Roi" débute l'ensemble sous les meilleurs auspices, entre pop-folk des couplets, sombre immédiatement toutefois, bien entendu, et refrains plus mordants. On apprécie cet emballage musical venu illustrer ces paroles 'fuyant le monde' auxquelles De la Marinière nous a habitués sans mal, ou alors très gris-colorées ('quand tes lèvres frémissantes soudaines se promènent, amères, au champ d'honneur') ; on apprécie cette production, ces synthés bourdonnants de Beauchêne, cette relance finale soudaine, etc.

Notez que, toujours critique, notre penseur-chanteur 'assume' mieux la course au pouvoir pour mieux la tourner en dérision sur des titres comme "L'homme Invisible" et l'éponyme "Le Ciel Est la Limite", cette dernière en amplifiant clairement la voix. Les politiciens et prophètes de tous bords en prennent pour leur grade. On se laisse conduire au jeu d'autant plus que, musicalement, c'est impeccable. Guitares inspirées, cordes de type quatuor ou nappes Mellotron intervenant depuis les claviers de façon régulière dès le deuxième morceau, par intermittence piano jazzy et autres effets plus subtils, rien à redire de ce côté.

Le hic, c'est que ce sont justement des ballades enrichies gardant peu ou prou le même tempo, la même ambiance, le même propos, et que tout donne l'impression d'être un peu figé, malgré l'effort des musiciens. Cela dit, la différence de taille vient du dernier titre, "J'ai Toujours Tort", car beaucoup moins socio-philosophique, plutôt sentimental et taillé comme un slow rock à la BERTIGNAC ("Ces Idées-Là") et tant d'autres. Sympathique, mais vraiment trop isolé du reste, encore plus devrait-on dire ! Un peu avant, on note aussi un "Versailles" pas bien finaud et qui fait un brin caricature du rock français.

Il y a de cela en mieux sur "La Valse des Pantins", avec son ambiance orientale et fort bien ficelée, nouveau pied-de-nez cette fois à l'industrie musicale, et pas que, où il est courant de 's'entendre répéter que l'art est marchandise', où 'dardent les rayons des soleils artificiels'. "Légion", mot récurrent sur l'opus mais chanson parmi les meilleures également, offre un bon magma instrumental de fin en climax du reste. Il y a mieux encore, ce fantastique "Reculer la Mer" aux tons et riffs blues graves et amples, tout en progression noire autant que majestueuse, envoûtant aussi bien côté chant que du côté du synthé imitant une cornemuse perdue dans le désert. Bon disque donc, mais qui annonce un suiveur préférable ; l'espoir fait vivre !

A lire aussi en ROCK par MARCO STIVELL :


Johnny HALLYDAY
Dans La Chaleur De Bercy (1990)
Un de ses meilleurs live




NILS LOFGREN
Nils Lofgren (1975)
Le(s) Boss


Partager


LA CHRONIQUE

 > PRINCIPALE
  ★★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Nórd (chant, guitares, production)
- Benjamin Bahsief (batterie)
- Julien Bonnet, Pascal Mulot (basse)
- Cédric Beauchêne (claviers)
- Martin De Toustain (guitares)

TRACKLIST
1. Devenu Roi
2. L'or
3. Le Ciel Est La Limite
4. La Valse Des Pantins
5. L?gion
6. L'homme Invisible
7. Tous Ceux Qui M'ont Vu Na?tre
8. Versailles
9. Tes Nuits
10. Reculer La Mer
11. J'ai Toujours Tort


             



1999 - 2026 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod