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SOUTHERN ROCK  |  STUDIO

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1971 ★★★★  Charlie Daniels
1972 ★★★★  Te John Grease And Wolfmlan
1973 ★★★★  Honey On The Rocks
★★★★★  Way Down Yonder
1975 ★★★★★  Nightrider
1976 ★★★★★  Fire On The Mountain
★★★★★  Saddle Tramp
★★★★  High Lonesome
1977 ★★★★★  Midnight Wind
1979 ★★★★  Million Mile Reflections
1980 ★★★★  Full Moon
1982 ★★★★★  Windows
1985 ★★★★★  Me And The Boys
1987 ★★★★★  Powder Keg
1988 ★★★★★  Homesick Heroes
1989 ★★★★★  Simple Man
1991 ★★★★★  Renegade
2009 ★★★★★  Joy To The World

Charlie DANIELS - Honey On The Rocks (1973) ★★★★ 
Par ERWIN le 1er Janvier 2026          Consultée 259 fois

Comme à l'accoutumée, Charlie 'Fat Man' DANIELS y est allé de sa bonne trogne sur la couverture de son troisième opus. Un brin plus esthétique cette fois avec ce stetson qui lui va comme un gant. Pas de place pour les complexes, voyez-vous, on fait avec les moyens du bord, et ceux-ci n'ont rien de discrets. Il faut aussi vous dire que la zique est super originale, se contentant modestement d'agréger tous les styles alors en vogue et nous sommes dans les seventies ! Un peu d'humour avec le titre et il est vrai qu'on imagine mal ce personnage chevauchant une Harley sur des centaines de kilomètres tel Peter Fonda ou Dennis Hopper dans Easy Rider. Mais en a-t-il besoin pour s'éclater ? Il semble que non et c'est toujours chez Kama sutra que Charlie livre sa troisième contribution à l'histoire de la musique populaire.

On débarque comme des morts de faim avec "Funky Junky" qui oscille entre un blues rock véloce à la Johnny WINTER à la même époque et un Funky soul à la PARLIAMENT, ça groove ça débusque des fleurs des champs toutes belles et ça se laisse drôlement bien écouter avec quelques maux de tête à la clé, si vous n'adoucissez point cela avec un peu de fumette. Pas du southern rock non, mais drôlement sympa quand même. On passe du coq à l'âne avec une babasse sortei droit d'un film avec Isaac HAYES en music man... Ca s'appelle "Big Man" et c'est bien vibrant, la voix du colosse le faisant vachement bien. Au final, tout ce mic mac improvisé comme dans un jam avec un violon hallucinant et un hammond affamé, bien ça sonne funky psyché.... Je sais ça ne veut rien dire mais ce mec au bout de trois albums nous la laisse aux abois en permanence alors qu'on devrait être juste super cools. C'est de la zique cool rien de plus.

Puis nous repassons de l'âne au coq avec la charmante "Revelations". Je sais, c'est à n'y rien comprendre : l'intro est quasi médiévale et d'une douceur qui frise la perfection, puis on débouche sur un blues psychédélique que les gars de CANNED HEAT n'auraient pas renié. Dieu du ciel, j'y perde mon latin et vu le titre c'est quasi liturgique ! La fin est tout en bordel sudiste, pas de doute, on s'en serait douté. On passe du côté du tonk et de la square dance sur l'éponyme "Uneasy Rider" ! Oui comme ça, d'un coup d'un seul, les gars sans prévenir de la country roots ! Mais c'est drôle et super bien foutu... Cet artiste est un ovni !

"Why Can't People" est un gros titre de soul bluesy, nanti de choeurs surgis d'une église de Harlem New York, les gars ! Et notre bon gros Charlie en fait des tonnes avec sa belle voix veloutée. Ah pour le coup, ça dépote sec ! Les lyrics intéressants laissent entrevoir une personne qui n'est pas attirée que par l'alcool et la chasse à la belette. Il se démarque en cela de tous ses contemporains sudistes, on pourrait tous les nommer. Allez pour ne pas faire de jaloux : LYNYRD et les ALLMAN ! Drivée par un piano agressif, "Midnight Lady" se pose en trublion bluesy soul à nouveau, avec des litres de boisson frelatée à la clé.

"Somebody Loves You" ressemble trait pour trait à la musique jouée par Elvis PRESLEY à la même époque, un blend de country, de gospel, de soul et de rock. On remarque que la voix de Charlie est toujours juste. Enfin, nous en terminons avec les 10 minutes de "No Place To Go". Non, ce n'est pas du rock progressif ! L'identité est clairement psychédélique au départ, puis la vibe southern s'élève. Nous sommes proches des ALLMAN BROTHERS. Un solo de hammond aux volutes de ganja s'élève, puis un solo de gratte superbement troussé par le gros Charlie. On ne peut qu'être séduit par la richesse de ce titre dont la coda nous entraîne vers un crossroad quelconque du Mississippi, à la recherche de la note ultime.

Il est rare de tomber sur un début de discographie d'une telle qualité, qui joint la virtuosité instrumentale à la qualité des compositions ainsi qu'à leur éclectisme. J'avoue que la personnalité de Charlie DANIELS comme sa capacité à toucher à tous les genres avec un égal bonheur ne laisse de m'émerveiller ! Sa voix et sa gratte sont énormes, comme l'est le personnage ! Je reste donc sur un 4 toujours aussi bon pour ce troisième album.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ ERWIN


LINE-UP
- Charlie Daniels (chant-guitare-violon)
- Taz Di Grigorio (claviers)
- Earl Grigsby (basse)
- Buddy Davies (batterie)

TRACKLIST
1. Funky Junky
2. Big Man
3. Why Can't People
4. Revelations
5. Uneasy Rider
6. Midnight Lady
7. Somebody Loves You
8. No Place To Go


             



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