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VARIÉTÉ FRANÇAISE  |  STUDIO

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1979 ★★★★  Les Enfants Des Tenebres Et Le...
1980 ★★★★★  2

Jean-Patrick CAPDEVIELLE - 2 (1980) ★★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 14 Janvier 2026          Consultée 354 fois

Que peut-on offrir après un premier album des plus marquants ? Un simple 2, au titre hanté par la modestie à côté des Enfants des Ténèbres et les Anges de la Rue (1979) et moins d'un an après. L'équipe choisie est totalement différente, les studios anglais ne sont plus ceux de Sawmill mais les Scorpio, à Londres. Cela se ressent par une réalisation nettement plus 'carrée', pour ne pas dire pop.

2 garde le verbiage de CAPDEVIELLE qui sait donner l'impression, pour des chansons de quatre minutes, d'en durer le double. Toujours ces textes faits d'antihéros, de mecs paumés, des grands spectacles de la ville, de la vie... Il le conte dès la première chanson, dynamique et bien ficelée. Une sorte de "Quand t'es Dans le Désert" avec plus de cuivres, l'artiste ou sa maison de disques tentent d'entretenir le succès fulgurant, en vain puisque malgré un joli succès en single (150 000 exemplaires), ce sera moins bien que "Oh Chiquita".

Les cuivres ne reviennent que pour "Les Sables Mouvants", lui aussi joliment balancé même si on se laisse surprendre par la production coquette, et, tout comme sur "C'est Dur d'Être un Héros", ces chœurs féminins tenant de la soul voire du gospel. On rencontre une belle brochette de musiciens anglophones, parfois australiens ou autres insulaires d'outre-mer comme la choriste Katie Kissoon, originaire de Trinité-et-Tobago.

Et dans cet ensemble qui envoie du lourd à nouveau, on note parmi les instruments-rois, hormis les guitares bien sûr, la basse du Japonais Kuma Harada, les percussions de Ray Cooper (Elton JOHN), l'orgue de John Mealing et le piano de Max Middleton (Chris REA). Bien sûr et avant tout, c'est la voix écorchée de CAPDEVIELLE, à mi-chemin entre Bob DYLAN et les punks, qui retient notre attention, avec sa franchouillardise ayant tout de même vite réussi à s'exporter pour parvenir au meilleur. Il y a néanmoins peut-être plus de maîtrise de ce côté, et rien que le premier morceau, bien que redite légère, suffit à nous convaincre en ce sens.

Puis les pensées-rimes fleuve se multiplient : 'est-ce que tu descends de ton trottoir maintenant pour le seul plaisir d'y remonter/est-ce que tu comprends que j'manque un peu de temps pour pouvoir encore t'écouter ?' ("La Cité Fantôme"), 'y a toujours un carillon qui résonne autour du port de Barcelone'... "Barcelone" justement, avec son reggae-soft typique de l'époque et bien taillé, où le saxophone pointe enfin le bout de son nez, par rapport à l'album premier où il était omniprésent. Ce n'est plus le vif du sujet, loin de là ; mis à part ce solo rugueux et formidable (aux consonances hispaniques pour le coup), Jim Cuomo, le bien choisi, ne revient que sur "Oh Chiquita" et "Les Sables Mouvants", mais chaque fois, c'est très tardif et un fondu final le dévore directement ou presque !

La musique inspirée du folk-rock garde ce côté hypnotique et l'aspect vocal-paroles fait de même à côté. Le rebelle de "Ton Monde Est Vieux", d'abord adolescent, fait ensuite face à autant de difficultés mais avec les affres du vieillissement pour lui-même ; le chemin de vie, pas dans un si bon sens ! Les musiciens jouent un bon blues, piano et guitare en avant. Tous les morceaux sont bien fichus, "Ta Place en Enfer" en tête avec ses métaphores bibliques et "Gâche Pas la Nuit" avec sa nostalgie amoureuse contrariée.

Néanmoins, "Oh Chiquita" et son charme d'abord bohémien, au succès faramineux en single, tout en faisant preuve d'efficacité, nous offrent le constat d'un deuxième volet moins percutant malgré sa débauche de moyens. La plupart des critiques n'adhèrent pas, mais le public est au rendez-vous. Surtout, une question se pose, volontairement tarabiscotée dans sa forme : jusqu'où CAPDEVIELLE peut-il continuer d'aller dans le même sens ?

Note réelle : 3,5

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Jean-Patrick Capdevielle (chant, guitares)
- Brian Holloway, Isaac Guillory (guitares)
- Les Davidson (guitares)
- Kuma Harada (basse)
- Bob Jenkins Jr (batterie)
- Ray Cooper (percussions)
- Max Middleton, Peter Oxendale (piano)
- John Mealing (orgue)
- Jim Cuomo (sax solo)
- Bimbo Acock, Pete Thomas (saxophones)
- Bud Beadle, Dave Bartle (saxophones)
- Martin Drover (trompette)
- Rick Taylor (trombone)
- George Chandler (choeurs)
- Katie Kissoon, Joy Yates (choeurs)

TRACKLIST
1. C'est Dur d'Être un Héros
2. La Cité Fantôme
3. Ton Monde Est Vieux
4. Barcelone
5. Tes Rues Jaunes
6. Crachez la Monnaie
7. Ta Place en Enfer
8. Oh Chiquita
9. Les Sables Mouvants
10. Gâche Pas la Nuit


             



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