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FOLK-ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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2022 ★★★★★  The Zealot Gene
2023 ★★★★★  Rökflöte
2025 ★★★★  Curious Ruminant
ÉQUIVALENCES

JETHRO TULL - The Zealot Gene (2022) ★★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 20 Janvier 2026          Consultée 180 fois

Notre drôle d'oiseau JETHRO TULL laisse filer le temps mais sans cesser d'exister. Les vingt/vingt-cinq dernières années semblent un brin chaotiques au vu des divers changements, voire simples appellations (à commencer par un Thick as a Brick 2 en 2012, sous le nom solo de Ian Anderson !). Et quand ce ne sont pas des productions originales, il y a toujours quelque chose à se mettre sous la dent (du point de vue des maisons de disques), pour meubler ou alors de vraiment excitant, même si pour ce dernier critère, on peut remercier le 'geekounet' Steven WILSON avec ses remixes magiques.

Durant la deuxième moitié des années 2010 et jusqu'à la fin du confinement, les anciens albums de JETHRO TULL connaissent une sympathique période de lifting, puis en 2022, Ian Anderson est prêt à relancer lui-même la grosse machine. Écartant Martin Barre, guitariste mythique qui était, à part lui-même, le dernier membre de très longue date et qui n'avait 'naturellement' pas pris part à Thick as a Brick 2 (2012) ni Homo Erraticus (2014), le leader rappelle la plupart des musiciens qui l'ont accompagné sur ces deux albums solos. Le nouveau JETHRO TULL est constitué de Scott Hammond à la batterie (sans liaison avec un certain Jeffrey Hammond-Hammond), de John O'Hara aux claviers, de David Goodier à la basse et de Florian Opahle aux guitares électriques.

Avec The Zealot Gene, le groupe-phare du folk-rock britannique – bien qu'un peu à part depuis toujours en réalité, comparé aux autres géants FAIRPORT CONVENTION, STEELEYE SPAN et ALBION BAND – donne enfin un successeur au discutable Dot Com (1999) pour ce qui est de fournir une matière originale sous son nom propre. Cependant, JETHRO TULL en 2022, et ce sera confirmé avec les productions suivantes, semble affecté du mal conjuguant vieillissement, perte d'inspiration, besoin de créer pour créer, etc. Du coup, après Dot Com aussi bien que les deux albums solos d'Anderson une décennie avant Zealot Gene, ce dernier n'est pas un grand retour autre que l'événement en tant que tel.

Bien sûr, on se réjouit d'entendre à nouveau Anderson, dont la voix est beaucoup moins versatile, plutôt claire et sans trop de folie, sa flûte magique qui l'est un peu plus mais sans atteindre non plus les sommets d'avant, ne serait-ce qu'en termes de drôlerie. Le reste du groupe est rodé, l'héritage se poursuit et sans faire des chefs-d'Å“uvre, JETHRO TULL semble en bonne santé, nous offrant de bons moments. Un minimum dont il va falloir se contenter ! D'autant plus que tout n'est pas rose, puisque Opahle quitte l'effectif durant l'enregistrement. Un des titres, potentiellement "In Brief Visitation", bénéficie donc de l'apport du nouveau-prochain guitariste, Joe Parrish.

The Zealot Gene a été vu directement comme un concept-album alors qu'en fait, il ne relie les chansons qu'à travers son utilisation de passages bibliques directs ou métaphorisés, simplement antiques également. Les Zélotes (qui ont donné notre mot 'zèle') étaient ce mouvement nationaliste de Judée au premier siècle après J.-C. qui a expulsé l'envahisseur romain de son territoire. Anderson évoque cette forme d'acharnement d'une autre manière, ce gène à l'échelle moderne qui se traduit dans l'extrémisme jusqu'aux réseaux sociaux, ayant besoin de tout exagérer pour exister. Venant d'un éternel hippie, on n'en attendait pas moins !

Dès le départ, il pose des thèmes originaux comme "Mrs Tibbets", sur les sentiments de la maman du pilote d'Enola Gay, l'avion américain qui a largué la première bombe atomique sur Hiroshima en 1945 ! Et on se laisse surprendre par un titre, folk et acéré grâce à la guitare d'Opahle certes, mais aussi fortement connoté new wave avec son rythme et ses nappes de claviers ! Il y a malgré tout de l'orgue Hammond (encore un autre !) et même le chant d'Anderson se révèle adapté, peut-être plus qu'au moment de l'époque Broadsword and the Beast (1982).

C'est efficace mais un peu isolé dans l'album, qui va favoriser des moments blues-rock 'enrichis' plus traditionnels pour JETHRO TULL, comme "Barren Beth, Wild Desert John", ou le plus kitschounet "The Zealot Gene", bien dynamisé vocalement par Anderson. "Shoshana Sleeping" est une bizarrerie proche-orientalisante où le maître à penser dégaine sa flûte non sans retrouver quelques éclats de sa jeunesse. Toutefois, rien de transcendant sur aucun de ces titres, et le retour au prog vintage sur "Man in the Mountain" résonne un brin forcé.

Pour ce qui est de la nostalgie, on salue plutôt les efforts sur "Three Loves, Three" et "The Fisherman of Ephesus", et bien sûr la plupart des morceaux folk, domaine qui, dès son second album Stand Up (1969), a aidé JETHRO TULL à se sortir du moule blues. Là où il montre toujours le mieux ses capacités donc, à l'image du caractériel "Where Did Saturday Go?" et d'un "The Betrayal of Joshua Kynde" aux touches baroques sautillantes, voire du trop court "Jacob's Tales" ramenant la mandoline, même l'harmonica dont Anderson jouait avant la flûte ! En revanche, tenez-le-vous pour dit, l'accordéon de O'Hara sur le solaire "Sad City Sisters", qui pouvait vous gêner sur War Child (1974) ou les années 1999-2003, est fait pour rester. Un retour sympathique donc, sans plus.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Ian Anderson (chant, flûte, guitare acoustique, mandoline, ha)
- Florian Opahle (guitare électrique)
- David Goodier (basse)
- John O\'hara (piano, orgue hammond, claviers, accordéon)
- Scott Hammond (batterie)
- Joe Parrish (guitare électrique)

TRACKLIST
1. Mrs Tibbets
2. Jacob's Tales
3. Mine is the Mountain
4. The Zealot Gene
5. Shoshana Sleeping
6. Sad City Sisters
7. Barren Beth, Wild Desert John
8. The Betrayal of Joshua Kynde
9. Where Did Saturday Go?
10. Three Loves, Three
11. In Brief Visitation
12. The Fisherman of Ephesus


             



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