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FOLK-ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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2025 ★★★★  Curious Ruminant
ÉQUIVALENCES

JETHRO TULL - Curious Ruminant (2025) ★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 18 Janvier 2026          Consultée 554 fois

Le rythme de publication du 'nouveau' JETHRO TULL, avec trois albums en moins de quatre ans, fait plaisir à voir et rassure quant à la motivation de Ian Anderson, son ultime membre fondateur et permanent. Curious Ruminant donne un je-ne-sais-quoi à l'auditeur, de quoi sourire particulièrement au simple contact du titre et de sa pochette un brin morbide pourtant.

Ce qui est sûr, c'est que ce millésime 2025 est plus convaincant que les deux ayant précédé, et on pourrait dire que c'est bien aidé par l'année de pause supplémentaire, avant de se rappeler que The Zealot Gene (2022) en avait connu de très nombreuses avant de voir le jour ! Dans la bonne tradition nouvelle, sans doute une malédiction due au fait que ce ne soit plus Martin Barre, aucun guitariste ne reste plus longtemps que l'album auquel il est affilié pour l'heure, et Joe Parrish laisse ici sa place à un certain Jack Clark.

Un piano doux par John O'Hara introduit les deux premières pièces, "Puppet and the Puppet Master" et "Curious Ruminant", puis, au gré de l'inspiration, on retrouve aussi son accordéon (de plus en plus présent, même au début de "Dunsinane Hill" pour le coup !), ce qui n'est pas un mal, au contraire. Les Français, qui traînent beaucoup trop l'imagerie Montmartre et bal musette, ont de quoi entendre cet instrument (autrichien) ailleurs, et JETHRO TULL, après une parenthèse pseudo-scandinave, ré-endosse joliment les couleurs anglo-celtiques.

La flûte d'Anderson, naturellement, sévit dès les premiers instants sur des mélodies royales, on se délecte des effets de Scott Hammond et David Goodier à la rythmique, du premier solo de Jack Clark comme de ses riffs acérés baignant dans l'héritage Barre. Le morceau-titre se rapproche ainsi de l'esprit Thick as a Brick (le seul, l'unique), tandis que sa partie centrale tient quelque chose de l'émouvant "Budapest", sommet de l'an 1987. Jusque-là, tout va bien !

On peut déplorer un redondant "The Tipu House" malgré ses efforts pour ne point l'être, et "Savannah of Paddington Green" ne va guère plus loin que l'ordre du sympathique, avec donc une couleur de ventre mou d'album au grand inverse du précédent. "Over Jerusalem" a de beaux airs de nouveau "Skating Away on the Thin Ice of the New Day", glockenspiel aidant et claviers superbes en prime. "Dunsinane Hill", au ton guerrier, se déroule avec l'une des meilleures progressions du disque et, s'il est clair que le chant d'Anderson, même 'grave', tire sur la corde, on salue ce moment.

Par rapport aux navrantes islandaiseries de Rökflöte (2023), on apprécie même la récitation du chanteur lui-même sur l'hypnotique "Interim Sleep", placé à la fin, sur notes-bourdons de flûte et grosse caisse en battement de cœur à la PINK FLOYD. "Stygian Head" offre, à côté de cela, un excellent échange entre instruments et chant, digne de la grande époque, bien que l'âge et la routine aient fait leur œuvre. L'album Curious Ruminant demeure, pour toutes ces bonnes pratiques, assez solide.

Néanmoins, il y a une vraie surprise appelée "Drink From the Same Well", dont la durée de presque dix-sept minutes interpelle dès le premier contact (visuel) avec l'album. Réjouissance aidant, on s'attend à un nouveau format de titre à la "Thick as a Brick", mais on se retrouve en fait avec du Roots to Branches (1995), et en grande partie instrumental !

Tout le monde n'a pas aimé cet album calme et 'worldisant', pourtant supérieur à tout ce qui a suivi de la part de JETHRO TULL, et c'est à se demander si cette longue pièce musicale n'est pas d'époque. D'ailleurs, le claviériste de l'époque, Andy Giddings, apparaît sur l'album, sans doute pour ce morceau un brin à part et où l'on peut reconnaître les nappes splendides de synthétiseur dont il usait sur Roots to Branches. De même, c'est peut-être là que Scott Hammond, le batteur, est 'remplacé' par un certain James Duncan, qui avait d'ailleurs officié sur le Christmas Album de 2003.

Cette fresque, dont le titre évoque, de la part du hippie Anderson, quelque chose d'autrement large que les légendes et le folk-rock, est un appel à la paix (d'autant plus alors qu'un "Over Jerusalem" précède de peu). Il y chante peu mais, à chaque fois (vers le tiers, puis aux deux tiers, un brin 'cowboy' d'ailleurs), c'est marquant.

Et musicalement, on retrouve les influences world d'il y a vingt-cinq/trente ans en priorité, avec un début 'latin' suivi d'une danse plus enlevée avec l'accordéon de Giddings pendant le solo de flûte, d'un retour au JETHRO TULL traditionnel plutôt folk (ce piano, cette guitare !) voire planant, avec un final enlevé vraiment prenant. On note cet effet d'incartade légère par rapport au reste de l'album, mais si on aime ce son, malgré l'éloignement mature par rapport aux disques classiques, il y a de quoi se régaler !

Note réelle : 3,5

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Ian Anderson (chant, flûtes, guitares, mandoline)
- Jack Clark (guitare électrique)
- David Goodier (basse)
- John O\'hara (piano, claviers, accordéon)
- Scott Hammond (batterie)
- James Duncan (batterie, cajón, percussions)
- Andrew Giddings (piano, claviers, accordéon)

TRACKLIST
1. Puppet and the Puppet Master
2. Curious Ruminant
3. Dunsinane Hill
4. The Tipu House
5. Savannah of Paddington Green
6. Stygian Hand
7. Over Jerusalem
8. Drink From the Same Well
9. Interim Sleep


             



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