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FOLK-ROCK PROGRESSIIF  |  STUDIO

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2023 ★★★★★  Rökflöte
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ÉQUIVALENCES

JETHRO TULL - Rokflöte (2023) ★★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 21 Janvier 2026          Consultée 122 fois

Il y a au moins deux choses contrariantes de nos jours : la mode du Japon, partout-tout-le-temps (merci les mangas mais pas que, avec extension à la Chine, la Corée du Sud, etc.), mais aussi, de plus en plus, la mode de l'Islande. Un des derniers paradis, pris d'assaut en beauté. Les Français, qui lisent pourtant bien Arnaldur Indridason, maître local du roman policier et chroniqueur de son pays pas si idéal que cela, plutôt « presque comme les autres Â» même. Nos amis Britanniques toutefois ne semblent pas en reste, bien aidés ou non par le succès de séries comme Game of Thrones (avec tournage notamment sur la plage de sable noir à Vík, extrême-sud de l'île), puis Vikings au début des années 2010. Dès lors, plus ou moins, des rockstars comme Steve HACKETT (ex-GENESIS) avec son agence fictive Hackett Tours dans tous les « place to be Â» possibles de l'Inde à l'Islande, ou encore Ian Anderson de JETHRO TULL s'y complaisent aussi et nous en font profiter.

Dans le cas de ce dernier, il y a notamment ce concert donné à Reykjavik en 2012 pour la tournée Thick as a Brick 2 (album de qualité discutable, surtout au regard du premier volet de 1972), puis l'introduction en 2015 de la seule femme musicienne – non, pas BJÖRK, heureusement ! – dans l'histoire de JETHRO TULL, si l'on excepte Maddy Prior pour la chanson "Too Old to Rock'n'Roll, Too Young to Die" en 1976, à savoir Unnur Birna Björnsdóttir. Celle-ci participe, chant comme violon, au projet live 'Rock Opera' décidé par Anderson, et refait une petite apparition sur cet album de 2023, Rökflöte, avec là encore un bon clin d'oeil islandais. Très prompt également, par rapport à la sortie à peine un an plus tôt de The Zealot Gene, et qui montre que le maître à penser souhaite vraiment ne plus faire attendre son public des lustres. On pourrait s'en réjouir, mais non !

Ok, la touche islandaise, voire scandinave de façon élargie, est une source de création comme une autre, quoique très « suiveuse Â» encore une fois de nos jours, et contrairement à un album comme Stormwatch (1979, par ailleurs joliment remasterisé grâce à Steven WILSON en 2020) qui nous plongeait avec grâce et subtilité sur les mers septentrionales. Dynamisme aussi, alors qu'ici, c'est nettement moins le cas. Rökflöte possède un nom ronflant mais intéressant pour toute personne amatrice guettant Asgard avec impatience, tout comme sa pochette, cette fois dédiée aux fans traditionnels de JETHRO TULL qui ont bien en tête un certain logo de longue date, avec ce joueur de flûte sur une jambe incarné par le diablotin Anderson. Il y a donc possiblement du bon.

Cependant, "Voluspo" est tout ce que l'on pouvait craindre, un morceau méditatif avec récitation féminine par Unnur Birna dans sa propre langue. Elle ne revient que pour le final de l'album, "Ithavoll", et dans un cas comme dans l'autre, le résultat est franchement ennuyeux, quand bien même bref. Cela dit, toujours dans la logique, on échappe au featuring en coréen ou en japonais ! Pour le développement d'introduction, JETHRO TULL nous annonce un album aux couleurs plus rock progressives, il y a même un moment où l'on pense au "Kashmir" de LED ZEPPELIN. Rien de très probant malgré tout, idem ensuite sur le blues-rock simpliste de "Ginnungagap". Avec Joe Parrish pour nouveau guitariste, l'effectif donne un sentiment de cohésion, mais il manque encore quelque chose.

On le ressent encore sur "Allfather" malgré son rapprochement du JETHRO TULL classique, et puis ça y est, l'Islande n'est de nouveau plus dérangée, ouf ! Rökflöte devait être instrumental de base, et même si, encore une fois, Anderson n'a plus sa folie de jadis, c'est bon de l'entendre. Oui, même si c'est pour nous sortir des morceaux forcés comme "Guardian's Watch", rock baroque avec flûte porteuse mais sans grand relief. On préfère l'escapade finale de l'album sur "Ithavoll". Quant à "The Navigators", autant la version album est quelque peu cheap, ratée, autant la version single est propre, excellente et aurait mérité d'être l'un des tubes pop-prog du XXIème siècle.

Entre ces débuts et fins d'album bancals, en revanche, beaucoup de très bons titres. John O'Hara trouve enfin les bons sons pour "The Feathered Consort", dans lequel tout est vraiment un régal, en commençant par l'intro glorieuse. L'orgue d'église pendant le solo de guitare sur "Wolf Unchained" est très chic. "Trickster (and the Mistletoe)" est un hymne pop à l'anglaise complété par le piccolo et l'accordéon, sachant que le début reste une vraie jig enthousiasmante et dont la latitude n'a pas besoin de monter plus haut que l'Irlande ou l'Ecosse, merci !

Dommage que la conclusion de "Conucopia" se fasse en accélération vite interrompue et bâclée, parce que ce titre, lui aussi celtique, reposant sur la flûte et la mandoline, est à son tour excellent, sans forcer. Anderson est en grande forme sur un "Hammer on Hammer" bien habité par la folie des jeunes années du groupe, et en même temps, on sent le jeu tranchant de la rythmique, guitare grasse en avant, sans lourdeur comme cela a déjà pu être le cas. Et puis il y a toujours la guitare acoustique vigoureuse et délicate dès le début de "Perfect One", même si cela débouche vite sur un nouveau rock, quoique gardant l'esprit ballade. Un album qu'il faut donc surtout écouter pour son gros milieu, et sans tenir compte des tendances, bien que clairement mises en exergue.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Ian Anderson (chant, flûtes, tin whistle)
- Joe Parrish (guitares, mandoline)
- David Goodier (basse)
- John O\'hara (piano, orgue hammond, claviers)
- Scott Hammond (batterie)
- Unnur Birna (récitations)

TRACKLIST
1. Voluspo
2. Ginnungagap
3. Allfather
4. The Feathered Consort
5. Hammer on Hammer
6. Wolf Unchained
7. The Perfect One
8. Trickster (and the Mistletoe)
9. Cornucopia
10. The Navigators
11. Guardian's Watch
12. Ithavoll


             



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