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MUSIQUE ÉLECTRONIQUE  |  STUDIO

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CHRONIQUES

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2006 ★★★★  No Borders
ÉQUIVALENCES
Membre : EVIE, PARIS BRUNE

TIME FACTORY - No Borders (2006) ★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 31 Janvier 2026          Consultée 91 fois

No Borders est l'unique album du duo électro/trip-hop français TIME FACTORY, sorti en 2006. Il demeure une trop méconnue mais fort belle initiative par deux musiciens d'horizons différents. Guillaume Rossel est le fils du plus connu des stéphanois artistes, Bernard LAVILLIERS et son ancienne épouse Evelyne Rossel (qui l'avait initié au bodybuilding) ; leur enfant a donc baigné toute sa vie dans la musique. Aurélie Viteau en revanche, fille d'un médecin bourguignon (Vault-de-Lugny, dans l'Yonne, 89) établi à Paris, cavalière de formation, n'a pas suivi les goûts de ses parents, écouté de musique ni, à part du piano et du chant depuis l'enfance, entrepris la moindre expérience musicale avant l'âge de 19 ans.

Sa famille possédant un appartement à Avoriaz, en Haute-Savoie (74), elle s'y produit par la suite durant les vacances, avec ses propres chansons vite écrites, et c'est justement au détour d'une scène de bar qu'elle croise la route de Guillaume Rossel. L'idée d'un projet commun germe sans mal et cela donne TIME FACTORY, qui enregistre un album au studio Arsonor, en plein coeur de Montmartre, à Paris (75). No Borders est totalement imprégné par la mouvance des MASSIVE ATTACK, PORTISHEAD et autres ténors du trip-hop moins en vogue une fois passé la barre de l'an 2000, mais on constate à quel point il en est l'une des plus belles réalisations, quoique tardive.

Les deux artistes se chargent ensemble des compositions ; les paroles sont l'oeuvre d'Aurélie Viteau, en anglais, puis qu'elle dispose d'une maîtrise universitaire et que, pour cette musique notamment, cela semble plus 'naturel'. Un seul titre sur cet album, "Baby Doll", apporte quelques réponses de Molière à Shakespeare, pour une belle réussite d'ailleurs, même si elle s'insère à merveille dans un album très inspiré. Pour le reste, et on apprécie grandement ce choix, l'habit électronique massif n'empêche pas la rencontre avec les instruments acoustiques, sonne beaucoup moins 'hip-hop' globalement que les productions de Bristol, notamment MASSIVE ATTACK, et c'est heureux.

Dès le début, Aurélie Viteau nous emporte avec sa belle voix planant sur des nappes de synthétiseur, "No Borders" la chanson étant de plus bâtie sur un mode mixolydien, différent de la gamme pop traditionnelle et synonyme de solaire, même si c'est plutôt le froid et la grisaille qu'évoque la pochette ! La boîte à rythmes donne le ton, les cordes en soutien s'insèrent (pour de bon, dans le cas de la chanteuse et sa future carrière), le mix semble un peu timide mais n'enlève rien au plaisir, surtout pas dans cet emportement lyrique final avec vraie batterie, guitares, basse-synthé...

Mademoiselle mène le jeu vocalement et presque intégralement, monsieur ne la rejoignant que pour quelques choeurs sur "Mrs Hyde", ensorceleur. Le groovy "Dangerous Game" est un bel exemple d'efficacité autant que de densité, tout comme "Fleeting Sound", plus funky et taillé pour les dancefloors, mais sans jamais donner une impression de forcé, grâce en particulier aux guitares à la fois claires et tranchantes, ainsi qu'au d'Aurélie, plein d'élégance. Elle a d'ailleurs encore recours à l'écho, ce qui se prête bien à l'ambiance générale fantastique, à l'instar de son timbre parfaitement aérien.

Entre jazz et drum'n'bass, "Tea Time" (aux couleurs 90's indéniables et à la 'chorale' classieuse) aussi bien que "Seize the Day" marquent le disque à leur manière, dans la meilleure continuité, avec ce côté spirituel itinérant. On remarque avec "Melodies" combien pareil traitement folk-acoustique manque pas mal au son trip-hop classique, et on s'en délecte, idem que pour la berceuse noire "Mysterious Movie", tout en délicatesse lancinante. Un superbe travail, autant que "Still in the Shadow", plus lumineuse avec son Mellotron et son piano cristallin, ses cordes et ses boucles fines, accordées à la voix et à la mélodie, peut-être le plus beau titre dans un embarras du choix.

De fait, c'est avec une très bonne âme/soul que TIME FACTORY s'impose dans le paysage musical français, temporairement. Avant la sortie de l'album même, le duo donne son premier concert juste en bas du studio, au restaurant Triptyque (aujourd'hui Silencio) dans la rue Montmartre, avec leurs proches dans le public, y compris ce cher monsieur LAVILLIERS enthousiaste et de bon conseil.

En tournée, ils participent notamment au festival pop-rock-électro Calvi on the Rocks et font la première partie de Rachid TAHA à l'Elysée Montmartre (époque où il s'est entouré des sieurs Brian ENO, Steve HILLAGE). Guillaume Rossel rejoint d'ailleurs son équipe par la suite et en tant que batteur, Aurélie Viteau fait un duo avec l'artiste NÓRD (qui enregistre dans le même studio qu'eux) avant de penser à une carrière solo quelques années plus tard sous le pseudonyme EVIE, et l'histoire s'en tient là pour TIME FACTORY.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ MARCO STIVELL


LINE-UP
- Aurélie Viteau (chant, programmations)
- Guillaume Rossel (instrumentations, choeurs)

TRACKLIST
1. No Borders
2. Melodies
3. Fleeting Sound
4. Mysterious Movie
5. Mrs Hyde
6. Seize the Day
7. Tea Time
8. Dangerous Game
9. Still in the Shadow
10. Baby Doll


             



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