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HARD ROCK  |  LIVE

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1990 ★★★★★  Backstreet Symphony
1992 ★★★★  Laughing On Judgement Day
1995 ★★★★  Behind Closed Doors
1996 ★★★★★  The Thrill Of It All
1999 ★★★★★  Giving The Game Away
2003 ★★★★★  Shooting At The Sun
2005 ★★★★  The Magnificient Seventh !
2006 ★★★★★  Robert Johnson's Tombstone
2008 ★★★★★  Bang !
2015 ★★★★★  Wonder Days
2017 ★★★★★  Rip It Up
2021 ★★★★  All The Right Noises
2022 ★★★★  Dopamine

E.P

2017 ★★★★★  Christmas Day

ALBUMS LIVE

1998 ★★★★★  Live
2024 ★★★★  Live At Islington Academy
★★★★  Live At Leeds
SUR NIME
1990 ★★★★★  Backstreet Symphony
1992 ★★★★  Laughing On Judgement...
1995 ★★★★★  Behind Closed Doors
1998 ★★★★  Live
2005 ★★★★  The Magnificent Seven...
2006 ★★★★  Robert Johnson's Tomb...
2021 ★★★★  All The Right Noises
2022 ★★★★  Dopamine
ÉQUIVALENCES
Style : UFO
Membre : The QUIREBOYS
Style + Membre : Luke MORLEY, The UNION

THUNDER - Live (1998) ★★★★★ 
Par GEGERS le 2 Février 2026          Consultée 190 fois

Nous sommes à la fin des années 90. La scène musicale britannique est dominée par le rock alternatif, le post-grunge et la britpop. OASIS, PEARL JAM ou les SMASHING PUMPKINS se succèdent dans le classement des meilleures ventes d'albums, tandis que l'arrière garde hard rock fait profil bas. Dans les charts du Royaume-Uni, seul le Walking into Clarksdale de Jimmy PAGE et Robert PLANT se fait réminiscent d'une époque pourtant pas si lointaine durant laquelle le style était en odeur de sainteté, même dans ce pays qui a toujours été un bastion difficile à conquérir pour les mastodontes du genre. Et puis, il y a le cas THUNDER. Fondé en 1989, le groupe héritier des années 70 et 80 fait alors déjà figure de vieux briscard et de résistant. Avec quatre albums de grande qualité dans son escarcelle, la formation londonienne est à la tête d'une discographie honorable et de chiffres de vente respectables malgré la conjoncture, lui permettant d'envisager relativement sereinement la fin de la décennie. Il faut dire qu'avec une élégance évoquant BAD COMPANY, une flamboyance rappelant WHITESNAKE, une bonhommie proche de celle développée par THIN LIZZY et une énergie à la fois simple et directe, comme celle déployée par STATUS QUO, le groupe ne peut que séduire et convaincre.

Live débarque ainsi en 1998 comme un manifeste à contre-courant, une preuve de vie d'un hard rock finalement pas si moribond. L'album est constitué de prises dont l'enregistrement s'est étalé sur quatre concerts, deux donnés à Wolverhampton les 12 et 13 novembre 1997, deux donnés au Shepherd's Bush Empire de Londres les 15 et 16 novembre de la même année. C'est dans ces salles de capacité moyenne (entre 1300 et 2000 places) que THUNDER, après avoir donné quelques shows d'échauffement en Belgique et aux Pays-Bas, allait enregistrer ce qui constitue un des grands live hard rock de notre temps.

L'affirmation est audacieuse, mais en aucun cas exagérée. En effet mesdames et messieurs, nous sommes bien ici au niveau d'un World Wide Live (SCORPIONS), d'un Strangers in the Night (UFO), ou d'un The Eagle Has Landed (SAXON). 22 morceaux, répartis sur deux CDs, constituent l'essence de cette musique intemporelle que nous proposent alors Luke Morley et ses espiègles camarades. Ce qui nous frappe, tout d'abord, c'est le charisme naturel et la présence scénique qui transparaissent à l'écoute des morceaux, canalisés essentiellement (mais pas uniquement) par la voix chaleureuse et enivrante du chanteur Danny Bowes. Il y a ici une aisance, une décomplexion et une décontraction qui ne peuvent que donner naissance à un grand live. Si celui-ci n'est pas le premier publié par le groupe (l'album Live Circuit le précède de 3 ans, mais fut réservé au marché japonais), c'est bien lui qui décrit le mieux la flamboyance des prestations scéniques des Anglais en cette fin de décennie.

THUNDER a soigné sa setlist. De ses deux premiers albums, Backstreet Symphony et Laughing On Judgement Day, il extrait 14 morceaux, auxquels s'ajoutent 6 titres issus à parts égales des deux albums suivants. S'ajoutent deux reprises, "Gimme Some Lovin'" (Spencer Davis Group) et "Dance To the Music" (Sly and the Family Stone) qui permettent au groupe de remonter aux racines du genre qui le fait vibrer. Il faut dire que, porté par une énergie de tous les instants, ce live bénéficie d'un groove d'enfer, que l'on ressent dès "Higher Ground".

Capté durant une période de transition, le bassiste Chris Childs ayant rejoint le groupe juste avant les enregistrements, ce live est brut, rugueux, énergique, plein d'enthousiasme. THUNDER n'hésite pas à faire durer le plaisir, à allonger ses morceaux, à faire preuve de spontanéité, à donner un visage nouveau à ces pépites hard rock qui remplissent son répertoire. "She's So Fine", "Backstreet Symphony", "Higher Ground" passent brillamment l'épreuve du feu et gagnent ici leurs galons de classiques éternels.

Le groupe est aidé par la ferveur d'un public qui joue ici le rôle de sixième homme. Les spectateurs participent en permanence, se glissent dans chaque silence, chaque interstice, font corps et soutiennent Danny Bowes durant toute la durée du show. Ceci est particulièrement flagrant sur "Low Life in High Places", fausse ballade blues à la fois intime et puissante, ou encore sur "Love Walked In", power-ballad dont l'émotion se voit ici décuplée par le contexte d'interprétation. C'est bien simple, on ne se sent pas ici auditeur passif, mais bien au coeur de l'action. Parvenant à ne pas se laisser emporter sans contrôle, le groupe canalise son énergie sur les titres hard rock plus sombres et agressifs, à l'image d'"Empty City", imparable mid-tempo, ou de "Moth to the Flame", dont le riff introductif se fait particulièrement belliqueux. L'ambiance change radicalement sur l'acoustique "A Better Man", qui voit Luke Morley s'équiper d'un harmonica et le batteur Harry James troquer ses baguettes pour une guitare électrique, ce morceau constituant une des rares pauses bienvenues au sein d'un show particulièrement touffu et énergique.

Au bout du compte, Live n'a rien de la sobriété suggérée par son son titre, et s'impose comme bien plus qu'un simple témoignage scénique ou qu'un jalon de plus dans la discographie déjà solidement charpentée de THUNDER. Il offre un rappel salutaire, presque militant, que le hard rock n'est ni une relique ni une mode passée, mais un style vivant, charnel, qui s'exprime dans la sueur et la chaleur de l'instant. THUNDER, loin de toute posture passéiste, joue ici avec l'évidence de ceux qui ont la foi. À une époque où beaucoup enterrent un peu vite le genre, Live agit comme un démenti cinglant. Cet album s'inscrit sans forcer dans la lignée des grands lives du genre et confirme, s'il en était encore besoin, que THUNDER, bien qu'arrivé un peu tard, n'a pas usurpé son statut d'authentique porte-étendard.

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RÉFÉRENCE


LA CHRONIQUE

 > PRINCIPALE
  ★★★★★ GEGERS


LINE-UP
- Daniel Bowes (chant)
- Luke Morley (guitare, chant, harmonica)
- Ben Matthews (guitare, claviers)
- Chris Childs (basse)
- Gary "harry" James (batterie, guitare)

TRACKLIST
CD1
1. Welcome To The Party
2. Higher Ground
3. Don’t Wait Up
4. Low Life In High Places
5. Gimme Some Lovin’
6. Empty City
7. Until My Dying Day
8. A Better Man
9. Does It Feel Like Love
10. Dance To The Music
11. She’s So Fine

CD 2
CD2
1. Backstreet Symphony
2. An Englishman On Holiday
3. I’ll Be Waiting
4. Laughing On Judgment Day
5. Like A Satellite
6. Moth To The Flame
7. Living For Today
8. The Only One
9. Love Walked In
10. River Of Pain
11. Dirty Love


             



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