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10 CC - The Original Soundtrack (1975)
Par LULUBELLEIII le 24 Mars 2010          Consultée 1900 fois

10CC est l'exemple parfait du groupe qui a connu un certain succès en son temps (en l'occurrence, les années 70) mais n'a pas été retenu par la postérité. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, ce quatuor s'est spécialisé dans la conception de petits bijoux pop, finement ciselés et flirtant souvent avec le progressif. Un genre de SUPERTRAMP, mais en moins déprimant.
En rédigeant cette chronique, mon but n'est pas d'analyser en long-large et travers le pourquoi du comment de cette mise au rebut (quoique...) mais plutôt de réhabiliter à sa juste valeur leur trésor enfoui.
Et ce trésor, c'est une bande originale. Mais attention, celle-ci est un peu spéciale. En fait, elle est autonome, il n'y a pas de film pour aller avec.
Voilà la solution idéale pour ceux qui, comme moi, n'aiment pas trop le cinéma, s'intéressent plus à la musique d'un film qu'à son contenu, et ont une imagination débordante (même parfois un peu trop).
Si vous vous reconnaissez un tant soi peu dans la description ci-dessus, je vous propose de tenter une petite expérience : asseyez-vous dans un canapé bien confortable, et écoutez The Original Soundtrack (au casque, pour une ambiance plus introspective...) . Des tas d'images devraient affluer de toutes parts.
Allez, expérimentons tous ensemble.
Avec « A Night In Paris », on est directement plongé dans un Paris un poil vieillot, avec des bicyclettes klaxonnantes. On y boit du champagne, il y a de l'amour à revendre, un peu d'action pour pimenter le tout. Le ton est donné avec cette piste épique de presque 9 minutes, qui aurait, d'après certains, été une source d'inspiration pour un certain FREDDIE MERCURY. Et c'est plausible. Cette pièce en trois parties sent très fort le « Bohemian Rhapsody » qui, je le rappelle, sortira quelques mois plus tard... avec le succès que l'on sait.

De ce cliché désuet du Paris romantique des vieux films en noir et blanc, on passe directement au tube de cet album. Une génération a certainement dansé ses premiers slows dessus, et pourtant, comme BRASSENS avait effectué sa non-demande en mariage, ici 10CC se livre à une non-déclaration d'amour. « I'm not in love » doit son succès à son côté atmosphérique créé en grande partie grâce à des chœurs suspendus qui enveloppent la musique dans une douce ambiance feutrée propice à la rêverie.
Comme dans tout bon film, on a posé le décor, apporté un soupçon de mélancolie, il est temps maintenant de rentrer dans le vif du sujet. C'est chose faite avec une suite de 2 morceaux entraînants,très bien structurés,et possédant en outre de belles parties de guitare, « Blackmail » et « The Second Sitting For The Last Supper ». De plus, comme toutes les compositions de 10CC, ces deux morceaux contiennent des paroles, qui, à défaut d'être géniales ou très bien écrites, parviennent toujours à éveiller notre curiosité.
En particulier, « The Second Sitting For The Last Supper » évoque une hypothétique seconde apparition de Jésus sur Terre, tout en contenant des petites remarques critiques sur les promesses non tenues du christianisme. (« The Last Supper » se référant à la Cène, dernier repas de Jésus accompagné de ses apôtres.)
Puis arrive un nouveau moment de calme et mélancolie avec un « Brand New Day » encore une fois parcouru par des chœurs harmonieux et de belles mélodies.
En réalité, plus j'avance dans cette chronique, plus je me dis que je ne parviendrai pas à détacher un titre plus faible que les autres. La conclusion de l'album ne me donnera pas tort.
« Flying Junk » met en scène un héros un peu particulier, puisqu'il s'agit probablement d'un dealer de drogues. Encore une fois, et cela devient une constante dans cet album, une orchestration riche et précise se met en place, dans laquelle aucun détail n'est laissé au hasard. Il n'y a aucun déchet, aucune note inutile, tout s'enchaîne de manière naturelle.
« Life is a minestrone » est le deuxième tube issu de l'album. Contenant des paroles totalement absurdes, à l'image du titre, cette petite chanson entraînante ne manque pas de charme, avec néanmoins un petit bémol pour le refrain un poil répétitif... et trop répété.
Enfin, l'album se clôt comme il se doit avec « The Film Of My Love » qui nous replonge dans l'ambiance romantique des vieux films en noir et blanc d' « Une Nuit à Paris », avec tous les clichés et les figures de style caractéristiques des romances à l'eau de rose.

La boucle est bouclée. Le film est terminé. Et le concept a bien fonctionné, on imagine très bien chacun de ces titres à l'intérieur d'une bande originale. L'illustration de la pochette, réalisée par Hipgnosis (créateurs des pochettes de PINK FLOYD, entre autres), le suggère d'ailleurs de manière plutôt convaincante.

NB : Ici se conclut l'album original, mais par la suite deux « bonus tracks » ont été ajoutées à la fin.
« Channel Swimmer » se révèle plutôt intéressante, mais à considérer réellement comme un titre bonus, car il ne s'inscrit pas dans la continuité de l'album.
Quant à « Good News », avec son odeur d'inachevé, elle s'apparente à une démo qui, je pense, ne mérite pas vraiment sa place ici.

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   LULUBELLEIII

 
  N/A



- Lol Creme (chant, orgue, piano, violon, harpe...)
- Eric Stewart (choeurs, guitare, piano, choeurs...)
- Graham Gouldman (guitare, basse, choeurs)
- Kevin Godley (batterie, percussions,choeurs)


1. Une Nuit A Paris(part 1)/the Same Night In Paris(p
2. I'm Not In Love
3. Blackmail
4. The Second Sitting For The Last Supper
5. Brand New Day
6. Flying Junk
7. Life Is A Minestrone
8. The Film Of My Love
9. Channel Swimmer (bonus Track)
10. Good News (bonus Track)



             



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