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SHELLAC - Terraform (1998)
Par MONSIEUR N le 16 Avril 2010          Consultée 1414 fois

L’attente était forte après un At Action Park qui avait fait gémir de plaisir tous les masochistes du monde entier. Voilà donc les trois acolytes de retour avec un album volontairement sabordé dès le premier morceau. Un titre à rallonge pour une durée inhabituelle de 12 minutes. Format qui déjà fera grimacer ceux qui appréciaient le côté efficace de la musique de SHELLAC (qui se consoleront avec « Copper » en conclusion). Ici, point d’hymne punk qui peine à dépasser les trois minutes, mais plutôt la répétition inlassable d’une ligne de basse à quatre notes qui se fait monotone, monotone, monotone, monotone, monotone. A de très rares moments la guitare prendra le relais mais uniquement pendant quelques riffs (cette intrusion en est d’autant plus pertinente). Évidemment ce titre divisera les ouailles. Il est tellement envahissant de par son inertie et sa durée, qu’il est le titre le plus marquant de l’album. Marquant en bien ou en mal, mais marquant, quoiqu’il en soit. La provocation sous-jacente et la torpeur délicieuse qu’il procure en font un des titres phares de leur discographie entière. Le problème c’est qu’il est placé en première position. L’humour à la SHELLAC : on est lourds mais on fait ce qu’on veut. Et on vous emmerde au fait. Donc le titre à la con là, on vous le fout en première place comme ça on aseptise tout le reste.

En tout cas c’est comme ça que je le ressens. Franchement, après ce monolithe, impossible de se reconcentrer sur le reste de la face A. Sans doute la face B recèle-t-elle plus de bons morceaux (« Canada », « Rush Job », « Copper »). Et puis, psychologiquement, ça ne semble rien, mais se lever et tourner la face du disque, c’est permettre de faire le deuil de ce monstre de « Didn’t We Deserve A Look A The Way You Really Are ». Ceci dit, aucun titre de l’album n’aura l’aura d’un « Dog And Pony Show » ou « The Admiral ».
Difficile de se départir de la sensation d’écouter un album de demi-teinte. Je n’arrive pas à déterminer quel titre est un mauvais morceau mais aucun ne sort vraiment du lot à part vous savez qui.

Après, un album moyen plus de SHELLAC, ça reste un son excellent made in Albini et une atmosphère aride et mécanique (peut-être encore plus ici) qui fait froid au cœur. En tout cas, c’est un album qui joue beaucoup plus sur les ambiances (« House Full Of Garbage ») que sur les jeux de cassures rythmiques, et c’est à ce titre, un album moins agressif. Plus évasif donc, comme le suggère la fabuleuse illustration de la couverture empruntée à Chesley BONESTELL, le pape américain du « space art ». Nombre de ses peintures ont été utilisées pour des romans de la période de l’âge d’or de la SF. Le rapport avec l’album allez-vous me demander… Le titre, bien sûr. Mais alors quel est le rapport entre le titre de l’album et le contenu musical ? Aucun. Mais on imaginera facilement que des ingénieurs puissent être fan de SF. Facile alors d’imaginer qu’ils avaient envie d’avoir une peinture de BONESTELL sur une pochette à eux… De toute façon ils font ce qu’ils veulent. Et ils vous emmerdent.

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   MONSIEUR N

 
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- Bob Weston (basse)
- Steve Albini (guitare et voix)
- Todd Trainer (batterie)


- face A
1. Didn't We Deserve A Look At You The Way You Really
2. This Is A Picture
3. Disgrace
- face B
4. Mouthpiece
5. Canada
6. Rush Job
7. House Full Of Garbage
8. Copper



             



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