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- Membre : Santana & Buddy Miles, John Mclaughlin , Richard Wahnfried

SANTANA - Oneness : Silver Dreams, Golden Reality (1979)
Par MARCO STIVELL le 18 Mars 2011          Consultée 2960 fois

Les fans du SANTANA de la première moitié des années 70 ont dû être particulièrement ravis en voyant débarquer en 1979 Oneness dans les bacs, et surtout dans leurs oreilles. Si Amigos et (surtout) Moonflower ont été acclamés, il n'en a pas été de même pour Festival et Inner Secrets. Malgré la réussite artistique indéniable de ce dernier, beaucoup de fans ont lâché prise, et les critiques négatives fusent. Histoire de se ressourcer un peu, Carlos SANTANA va puiser l'inspiration dans un contexte plus spirituel, la pochette du nouvel album est à ce titre formelle. Rappelons qu'il (Carlos) est depuis 1972 adepte de la pensée du gourou indien Sri Chinmoy. Ce n'est pas pour rien si ce dernier est cité dans ces lignes, car c'est tout bonnement sous sa bénédiction que nous est transmis Oneness (les deux coups de cloche et le "Oooooooom" de "The Chosen Hour").

Après ce début très "zen", nous rentrons dans le vif du sujet. Des applaudissements viennent applaudir le déchaînement lumineux de "Arise Awake". En vérité on commence à prendre peur car en plus de faire partie d'un début découpé de manière un peu saugrenue, ce morceau ainsi que "Jim Jeannie" tendent à nous présenter des instrumentistes confirmés qui font un peu dans l'étalage de virtuosité. Je parle bien évidemment de la guitare et du synthé. Tom Coster n'est pas très loin, ce qui n'est guère étonnant car il est très lié à cet aspect de la musique de SANTANA, un jaillissement de source créative qui s'était quelque peu tari depuis Borboletta, sans compter les titres studio de Moonflower. Que l'on se rassure pourtant car passée cette introduction échevelée (mais non dénuée d'intérêt), on entre dans un monde plus joliment coloré, presque chatoyant, sage par moments mais dont les quelques troubles qui surviennent se révèlent particulièrement salvateurs.

"Transformation Day" nous présente un thème classicisant assez intense et qui est amené à un développement rock plutôt héroïque. La transition avec "Victory" est tout simplement transparente, on ne la remarque même pas. En revanche, lorsque l'on passe à "Silver Dreams, Golden Smiles", on remarque le changement de ton bien que l'on reste dans un univers "classieux" : une belle ballade pop-jazzy interprétée par Saunders King, qui rappelle les meilleurs moments du genre de Borboletta ou de Welcome, en moins énergique. Le meilleur pour cette première partie réside dans le retentissant "Cry of the Wilderness" et la "Guru's Song" de Sri Chinmoy qui est en fait un instrumental pour guitare et piano absolument sublime.

Si cette face A, bien qu'assez décousue et découpée bizarrement, reste assez réussie, la seconde n'a rien à lui envier. Ouverte en grande pompe par l'intense "Oneness" avec son solo de Moog puissant pour se terminer de façon jouissive par le très rock "Song for Devadip" écrit par Narada Michael Walden, elle ne présente aucun réel temps mort. On peut remarquer la présence de Greg Walker sur "Life is Just a Passing Parade" et "Free as a Morning Sun". D'ailleurs, les musiciens de Inner Secrets, donc d'un album de SANTANA ont presque tous répondu à l'appel pour ce qui devait être une escapade solo de Carlos... Enfin, on peut noter l'acoustique et très beau "Golden Dawn" (bien ça, la guitare nylon chez Carlos) et le poème de Sri Chinmoy lu par Urmila, la femme de Carlos ("I'm Free").

L'album apparait comme assez lumineux, libéré, assez représentatif d'un Carlos SANTANA qui n'a au final que faire des plumitifs et des médisants, qui avance comme il le souhaite et entraîne derrière lui ceux qui veulent bien le suivre. La touche latino n'est que peu exploitée mis à part sur la fin du disque, et cela fait partie des "moins" de Oneness. Ce dernier est un ensemble qui peut être fortement marquant les premières fois mais pas forcément de qualité égale, malgré de nombreuses pépites ("Guru's Song", "Oneness", "Cry of the Wilderness"...). Je vais être un peu sévère, mais je dirais que même si cet album est très (très) bon, il nous laisse encore un peu sur notre fin. Pourtant on peut dire "quelle finesse !", ou alors "ça envoit !". à de nombreux moments. Mais bon c'est comme ça...

Note réelle : 3,5/5, arrondi à 4 pour l'effort

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Carlos Santana (guitares, chant)
- Tom Coster (claviers, chant)
- Pete Escovedo (percussions)
- Clare Fischer (piano)
- Saunders King (guitare, chant)
- Graham Lear (batterie)
- Bob Levy (synthétiseur)
- David Margen (basse)
- Armando Peraza (percussions, chant)
- Chris Rhyne (claviers)
- Urmila Santana (récitation)
- Chris Solberg (guitares, claviers, chant)
- Narada Michael Walden (claviers)


1. The Chosen Hour
2. Arise Awake
3. Light Versus Darkness
4. Jim Jeannie
5. Transformation Day (excerpt From Houaness' Mysteri
6. Victory
7. Silver Dreams, Golden Smiles
8. Cry Of The Wilderness
9. Guru's Song
10. Oneness
11. Life Is Just A Passing Parade
12. Golden Dawn
13. Free As The Morning Sun
14. I Am Free (exceprt From The Soul-bird)
15. Song For Devadip



             



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