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HARD ROCK  |  STUDIO

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1976 Presence
1979 In Through The Out Do...
1982 Coda
2002 The Music Remains The Sa...
2007 Mothership
2012 Celebration Day
 

- Style : Cream, The Yardbirds , Cotton Belly's, Rory Gallagher , Whitesnake, Thin Lizzy, Deep Purple, Bad Company, Kingdom Come, Guns N' Roses
- Membre : California Breed, Jimmy Page & Robert Plant, Them Crooked Vultures, Robert Plant
- Style + Membre : The Firm

LED ZEPPELIN - I (1969)
Par ERWIN le 28 Janvier 2011          Consultée 5212 fois

La déflagration que produisit l’explosion du Hindenburg en cette année 1938, catastrophique pour les lubies économiques du IIIeme reich, ne sera qu’une petite onde sonore comparée à la puissance du choc consécutive à l’écoute du premier opus de LED ZEPPELIN, le premier album de hard Rock de l'histoire.

Avant toute chose, situons donc le contexte : nous sommes en 1969 ; JIMI HENDRIX via son EXPERIENCE et ERIC CLAPTON avec les CREAM, se sont considérablement rapprochés d’un son Hard Rock ces derniers temps. Ce en parfaite filiation avec les KINKS de « You Really Got Me » et les WHO de « My Generation » qui dès 1965, avaient déjà déchiré le continuum espace temps qu’ELVIS PRESLEY avait écorné en 1963 avec des morceaux de la trempe de « Little Sister ». Le mouvement psychédélique met le Fuzz mutant, rebaptisé pour l’occase en distorsion, en première ligne. Enfin, les YARDBIRDS voient défiler dans leurs rangs les trois demi-dieux anglais de la gratte de cette époque : Beck, Clapton et Page. Tous n’ont eu de cesse de faire reculer les limites du son. Page va finalement rebaptiser en NEW YARDBIRDS son groupe. Prélude à la création du Hard rock, du Heavy Metal et ainsi de l’immense famille des musiques extrêmes du Rock.

Tout le monde connaît la genèse du groupe, les blagues foireuses de Moon et Entwistle qui amèneront Page à renommer son groupe du nom d’un dirigeable. Alors bien sûr, nous nous apprêtons à cheminer sur des sentiers historiques, dont l’importance est considérable. A ce titre, l’honneur qui m’incombe d’ouvrir la discographie des fondateurs de ma musique de prédilection est une joie doublée d’une responsabilité qui ne saurait être prise à la légère.

L’album est enregistré en quelques jours, pour une somme plus que modique, Jimmy Page va en être le grand ordonnateur, aidé par le grand Glys John, exceptionnel ingé son qui bossa avec les ROLLING STONES, les WHO et les BEATLES. Leur complémentarité n’explique que partiellement toutefois l’incroyable impact du « I » sur les générations à venir.

C’est un riff éminemment Hard qui ouvre la carrière du dirigeable : on pense ce que l’on veut de « Good Times, Bad Times », on peut lui trouver une terrible filiation avec les grands anciens des sixties anglais, et c’est une évidence, vous me rétorquerez que cela a déjà été fait, je vous répondrai : « certes », mais jamais cela n’a été la marque de fabrique d’un groupe. « Satisfaction », « My Generation », « Helter Skelter » ou « You Really Got Me » ont déjà des riffs célèbres où la distorsion règne en maîtresse absolue…Oui, mais jetez donc une oreille sur le solo de guitare… Et non ! Georges, Pete ou Mick n’étaient pas capables de tant de virtuosité. A l’époque, bien peu s’alignent sur Page en termes de technique : Hendrix, Clapton, Beck, Bloomfield… La liste est courte et sacrément relevée… Seul Page ira aussi loin, dans un sens pragmatique… Oui vous allez bondir, mais le terme est adéquat, c’est Jimmy qui va révolutionner les prises de son, c’est Jimmy qui va accoucher du Hard Rock, c’est bien lui. Ce n’est que légèrement plus tard que John Paul Jones prendra à son tour le taureau par les cornes pour tirer du ZEPPELIN la matrice de la quintessence sonique.

« Communication Breakdown » en est la preuve évidente… Il y a de la maladresse dans certains aspects, mais l’esprit est là : bébé métal est arrivé. Nous y avons en outre droit à un solo superbe de Page. La section rythmique de Bonham et Jones -attention, on cause là de ce qui est sans doute la meilleure section rythmique de l’histoire- reste sur des données très psychédéliques, écoutez donc cette ligne de basse pantagruelique sur "How Many More Times", chef-d'oeuvre d'ambiance que Roger Waters n'hésitera pas à honteusement plagier pour se faire un peu de "Money"... Le son demeure encore un peu light au niveau du studio, diable ! Nous ne sommes qu’en 69 ! Mais bon sang, quelle patate, déjà !

Par ailleurs, l’éponyme du ZEP ne serait pas légendaire sans ses blues lents, prétextes à une débauche de solos plus gargantuesques les uns que les autres. De quoi lobotomiser quelques HENDRIX à mon sens. « I Can’t Quit You Baby » est superbe, de même que « You Shook Me » qui donne à Plant l’occasion de déployer ses talents d’harmonicistes, toutes deux sont tirées du répertoire de WILLIE DIXON. La longue introduction au Hammond de « Your Time is Gonna Come » permet au groupe d’intégrer de nouveaux champs d’investigation, entre Folk et musique hippie. On retrouve cette ambiance hypnotique sur « Black Moutain Side » au ton parfois dissonant mais carrément adictif. Un mot d’ailleurs, enfin un mot, je devrais dire un livre, une encyclopédie sur le blondinet chanteur, sex symbole de ses années endiablées, à la voix chaude et racée, d’une puissance phénoménale, car il n’y a aucun retenue dans le chant de Robert Plant qui n’est alors qu’un tout jeune homme de 21 ans.

Et puisque nous y sommes, avouons-le, le « I » de LED ZEPPELIN contient une des plus belles chansons de la création, une de mes toutes préférées en tout cas. « Babe I’m Gonna Leave You » est celle-là, qui plane pour moi des années lumières au-dessus de tout ce qui existe en matière de slows. Quand Plant regarde une femme en chantant cette chanson, il ne doit connaître aucun échec, c’est tout simplement impossible, vous imaginez l’admiration qui en découle. A titre personnel, il ne se passe pas une journée sans que ma guitare en trouve les arpèges toute seule comme une grande. Un morceau mythique… Non, mythologique…

…Et la mythologie est pleine de héros, ainsi « Dazed and Confused » tient-elle ce rôle de méga classique sur le premier Zep. Ce titre tout en atmosphère hallucinée respire la légende. Quelques notes crescendos de basse, une ambiance oppressante noirâtre, des solos d’anthologie, un chant sauvage, tout est là, réuni pour le plaisir des sens, comme pour glorifier l’envol d’un… dirigeable, et non son écrasement au sol. Mais un plaisir presque insidieux, comme si nous venions de goûter au fruit défendu. Une merveille.

J’ai du mal à conclure ce skeud légendaire. D’un point de vue personnel, je mets 4 étoiles, mais sur des portées historiques autant que musicales, il est impossible de dénier le 5 au premier album de LED ZEPPELIN.

La brèche dans l’espace temps est désormais ouverte.

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   (5 chroniques)



- Robert Plant (chant)
- Jimmy Page (guitare)
- John Paul Jones (basse,clavier)
- John Bonham (batterie)


1. Good Times, Bad Times
2. Babe, I'm Gonna Leave You
3. You Shook Me
4. Dazed And Confused
5. Your Time Is Gonna Come
6. Black Mountain Side
7. Communication Breakdown
8. I Can't Quit You Baby
9. How Many More Times



             



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