Recherche avancée       Liste groupes



      
REGGAE  |  STUDIO

Acheter Cet Album
 

 

- Membre : Rockamovya
 

 Site Officiel (525)

GROUNDATION - Young Tree (1999)
Par KLEMAN le 10 Septembre 2011          Consultée 1190 fois

Young Tree est le premier album d'un groupe californien alors inconnu nommé GROUNDATION, mené par un trio qui révolutionnera la musique reggae des années 2000, j'ai nommé Harrison Stafford (chant et guitare), Marcus Urani (claviers) et Ryan Newman (basse). Véritables génies bourrés de talent, le trio nous propose un album véritablement reggae-roots époustouflant de fraîcheur, c'est neuf et ça fait du bien !

On découvre d'abord un titre, une pochette, une identité musicale. Et dès le début, on sait qu'on est dans du reggae qui se veut traditionnel. Young Tree et son image de vieil arbre racineux faisant penser directement aux "roots", un premier abord se voulant respectueux des racines, de l'identité du reggae. Dès le premier morceau, "Long long ago", on découvre un son presque trad : du contre-temps comme on aime, des orgues, du one-drop à la batterie, des chœurs féminins, des cuivres qui font leur travail efficacement, et puis une voix ! Rares sont ceux qui détestent, la plupart n'en démordent pas, un véritable talent est né.

A ce moment précis on se dit : "Tiens, un nouveau son, frais, bien travaillé, qui ne ressemble pas à grand chose d'autre, de la qualité venue des States".

Et puis arrive LE son de GROUNDATION, par "Glory to the Kings". Une basse majestueuse qui lance le morceau, mélodica, des phrasés de dingue, à tous les niveaux, Harrison Stafford enchaîne des "conscious lyrics" comme il se plaît à les appeler, des passages bluesy au piano, une partie dub, tout coule, c'est naturel mais travaillé, doux et puissant à la fois...

L'album continue, "Confusing situation", sans trop de surprise, mais on en a pas vraiment besoin, le morceau permet de creuser un peu plus, de découvrir le jeu d'orgues, de batterie, les arrangements, la production, en étant jamais déçu. "Congress man", tempo bien plus élevé, qui serait destiné plutôt au ska, même si on en est à des kilomètres. On s'éloigne du son roots des premiers morceaux, le groupe ose s'aventurer dans quelque chose de différent, on sent l'exercice difficile.

"Dream", et ses changements de tonalité que le groupe affectionnera tant par la suite, et qui pose une ambiance étrange, qui colle parfaitement avec le titre du morceau, un piano tout aussi rêveur qui ponctue et emporte, avec cette basse floue qui magnifie l'ensemble. Wouah !

"Man is born free" "And the woman's born free !"

Un peu à la manière de "Congress man", "Vibes alive" sort complètement du lot sans pour autant faire doublon. On a quelque chose de foncièrement différent. Le duo basse-batterie du début annonce une sorte "d'extra-terrestrisme" dans les tonalités, dans le tempo élevé à nouveau, dans l'esprit tordu. La ligne de basse sort d'on ne sait où, l'arrangement est subtil, le flow presque incessant de Stafford ajoute à l'originalité, ça évolue, ça s'arrête puis reprend, sans énerver l'auditeur. On peut estimer qu'on est dans du reggae expérimental.

On finit l'album avec "Groundation chant" et sa version dub "Grounding dub", deux morceaux qui se veulent, après toutes ces entorses à l'esprit classical roots, un retour vers un son d'anciens, un voyage vers le vieux monde avec un son nyabinghi et des paroles spirituelles. GROUNDATION vient ici saluer leurs maîtres rastas sans en faire trop, juste ce qu'il faut. Un morceau posé, simple mais pas simpliste qui, en concluant cet album, leur permettra de se faire un nom dans l'univers du reggae-roots, et d'inviter sur leur deuxième album ni plus ni moins que Ras Michael, Marcia Higgs (fille de Joe Higgs), et The Scientist pour la post-prod, un des plus grands producteurs jamaïcains de tous les temps.

Par Young Tree est né GROUNDATION, mais le meilleur reste à venir. L'album, bien qu'il excelle n'est, et on s'en rend compte à l'écoute, qu'une annonce, une sorte d'essai, une promesse d'albums à venir littéralement monumentaux. On y sent l'identité, la volonté, le talent, mais on ressent aussi le potentiel des gamins qui composent le groupe puisque Harrison Stafford au chant n'a alors que 17 ans lors de l'enregistrement de Young Tree. Un jeune arbre qu'on oubliera pas d'arroser pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

A lire aussi en REGGAE par KLEMAN :


ISRAëL VIBRATION
The Same Song (1978)
Roots à la croisée des influences




Hollie COOK
Hollie Cook (2011)
Album roots-dub-pop from London !


Marquez et partagez





 
   KLEMAN

 
  N/A



Non disponible


1. Long Long Ago
2. Glory To The Kings
3. Confusing Situation
4. Congress Man
5. Craven Fe' Dead
6. Dream
7. Young Tree
8. Vibes Alive
9. Groundation Chant
10. Grounding Dub



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod