Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

Commentaires (2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Judas Priest, Bon Jovi, Dokken, Deep Purple, Black Sabbath, Bonfire, Whitesnake, Mad Max
- Membre : Eloy, Wallenstein, Phantom V, Michael Schenker , Uli Jon Roth , Rock Wolves, Ufo, Kottak, Kingdom Come
- Style + Membre : Herman Rarebell , Msg, Electric Sun
 

 Crazyscorps - Fan Club Français (1563)
 Site Officiel (688)

SCORPIONS - Unbreakable (2004)
Par GEGERS le 25 Avril 2012          Consultée 2351 fois

Il faut du temps à l'animal blessé pour panser ses blessures. Pour le scorpion, le temps se compte en années. Cinq ans, pour être précis. Après la déception Eye II Eye, deux projets parallèles et deux tournées « revival » (aux USA puis en Russie) seront nécessaires pour que le groupe allemand se reprenne et décide de se lancer dans l'enregistrement d'un nouvel album studio. Le line-up, stable depuis 1996, se voit alors modifié avec le départ du bassiste effacé Ralph Rieckermann, parti composer des musiques de films de série B à Hollywood. Son remplaçant ? Pawel Macowida, un illustre inconnu issu de la scène punk polonaise. Alors que le jeu de scène de ses bassistes a toujours été un point faible du groupe, le choix de Maciwoda s'avèrera judicieux puisque ce dernier permettra de renforcer encore un peu plus l'impact visuel du groupe en live.

Pour la réalisation d'Unbreakable, les SCORPIONS décident de jouer à domicile. Répétitions dans le studio personnel de Rudolf Schenker, enregistrement aux studios Peppermint Park d'Hanovre, et retour du producteur Erwin Musper (Pure Instinct). Le groupe décide de se reconstruire en famille, ne se privant pas pour autant de quelques collaborations avec des artistes extérieurs, qui se révèleront payantes.

Unbreakable se veut avant tout un cadeau aux fans les plus fidèles des SCORPIONS. Entre un morceau à la gloire de la relation retrouvée avec son public (le brûlot « Blood too hot », digne d'un « Blackout »), et un livret remerciant les fans pour leur loyauté et leur patience, le groupe a à cœur de reconquérir le noyau dur de ses fans, ceux qui le suivent depuis Lovedrive et après, et non pas ceux qui ont rejoint le train avec « Wind of change ». En témoigne le titre d'ouverture, l'agressif mid-tempo « New generation », sombre et pesant malgré des paroles humanistes et la présence d'une chorale d'enfants sur le refrain. Ce morceau n'est que le premier d'une série de trois titres tubesques : les deux suivants, « Love'em or leave'em » et « Deep and dark », s'imposent parmi les meilleurs du répertoire du groupe dans les années 2000. Le premier, rapide et fédérateur, n'a rien à envier à un « Wild child » (Pure Instinct), tandis que le second, bien plus mélodique, peut se targuer d'un riff accrocheur et d'un refrain imparable. Intéressant de voir que sur ces 3 titres, Schenker, Meine, Jabs et Kottak ont tous apposé leur signature. La preuve qu'il sort parfois du bon des réunions de famille...

Entre un son moderne et des compos orientées 80's, Unbreakable a pour vocation d'être un album hard rock démontrant que les capacités créatives des arachnides sont restées intactes. Il constitue en ce sens une réussite, puisque nombre de morceaux tirent leur épingle du jeu : des titres « pur Scorpions », comme l'excellent « Through my eyes », dont l'alternance couplet calme / refrain agressif en font un titre délectable. « Someday is now », qui témoigne du soin apporté à l'impact des refrains, ou le terrible « Blood too hot », mentionné plus haut. Mais le groupe prend néanmoins le pari de surprendre, avec un « Remember the good times » fun et entraînant, s'éloignant de l'univers habituellement plus sérieux des SCORPIONS. Mais surtout avec la ballade « Maybe I maybe you ». Sur une composition du pianiste iranien Anoushiravan Rohani , Klaus Meine délivre une de ses plus belles prestations vocales. Une ballade audacieuse et progressive, qui s'impose peu à peu comme une des perles de cet album.

Malgré tout, Unbreakable propose également quelques titres moins convaincants : le pataud et lourdaud « Borderline », les anecdotiques « Can you feel it » et « This time », respectivement signées Kottak et Jabs, ainsi que la deuxième ballade, la mielleuse « She said », irritante à force de tirer maladroitement sur la corde sensible.

Si Unbreakable est l'album du grand retour des SCORPIONS, c'est avant tout grâce à une grosse moitié d'album résolument excellente. Il reste que, avec le recul et pris dans son intégralité, l'album s'insère honorablement dans la discographie du groupe, sans pour autant surpasser les incontournables des années 80. L'album qui permit de relancer la machine, notamment en France qui redécouvrira les SCORPIONS lors d'un passage à l'Olympia en 2005. Un opus fort honorable.

A lire aussi en HARD ROCK par GEGERS :


Michael SCHENKER
The Odd Trio (2000)
L'humour allemand




GOTTHARD
Feel What I Feel (2014)
Bang !


Marquez et partagez





 
   GEGERS

 
  N/A



- Rudolf Shencker (guitare)
- Klaus Meine (chant)
- Mathias Jabs (guitare)
- James Kottak (batterie)
- Pawel Maciwoda (basse)


1. New Generation
2. Love 'em Or Leave 'em
3. Deep And Dark
4. Borderline
5. Blood Too Hot
6. Maybe I Maybe You
7. Someday Is Now
8. My City My Town
9. Through My Eyes
10. Can You Feel It
11. This Time
12. She Said
13. Remember The Good Times



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod