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ROCK PROGRESSIF  |  LIVE

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GENESIS - The Way We Walk : The Longs (1993)
Par MARCO STIVELL le 31 Octobre 2011          Consultée 4262 fois

Deux disques live ça ne se refuse pas, même si le principe est singulier. Alors que The Shorts renfermait les morceaux courts, les tubes, celui qui contient les morceaux plus "progressifs" s’appelle logiquement The Longs.

Les die-hard fans, puristes et indécrottables, préfèrent ce second volume au premier, et d’un point de vue personnel, je ne peux qu’être d’accord (même si la première partie avait déjà ses nombreuses qualités). Le choix du groupe est pleinement assumé, ce second volume s’adresse à une partie de son public tout autant que The Shorts à une autre. Celle-ci n'est juste pas la plus grande... Mais en même temps, c’est un disque parfait pour initier n’importe qui à la facette la plus complexe de GENESIS. Les différents morceaux font bouger la tête et l'esprit (plus que le corps), émeuvent, font vibrer… Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde quand on a aimé ces grands développements denses.

Un seul regret, c’est le fait que le "Drum Duet" entre Phil Collins et Chester Thompson (très abouti pour un tel exercice) soit placé à la fin, alors que cet honneur serait plutôt revenu à "Fading Lights". L'hommage à Phil Collins, son départ étant imminent aurait eu plus d'impact même si faisant doublon avec We Can't Dance…

Les cinq autres morceaux ont largement de quoi combler les attentes. Il y a d’abord ce "Old Medley", une vraie tuerie. Les morceaux s’enchaînent d’une façon plus naturelle que ce que Dame Nature aurait pu produire d’elle-même. "Dance on a Volcano" ouvre le bal de manière flamboyante. On connaissait déjà l’enchaînement "The Lamb Lies Down on Broadway" / "The Musical Box" (final seulement, et force est de reconnaître que cela fonctionne toujours), on se laisse surprendre par celui entre "Firth of Fifth" (solo interprété de main maître et toute personnelle par Daryl, même si les fans de Steve vont hurler devant cette avalanche de notes) et "I Know What I Like". Cette dernière est particulièrement grandiose, reprenant tour à tour en son milieu les airs de "That’s All", "Illegal Alien", "Your Own Special Way", "Follow You Follow Me" et même "Stagnation", malgré le fait que ce soient des citations très courtes. Une grosse claque de près de vingt minutes, placée en ce début d’album, mais chers puristes, ne partez pas tout de suite...

On pourrait croire que le reste est moins intéressant du coup, mais non ! Chacune des versions présentées est bien supérieure à son originale. Cela s’explique par diverses raisons. La deuxième partie de "Domino" est fiévreuse à souhait, ce sont cinq minutes d'une rare intensité pour du rock eighties. Le retour de la, enfin des batteries acoustiques est un vrai plus pour ce morceau et bien sûr "Home by the Sea" / "Second Home by the Sea", et le fait que cette dernière ait été accélerée la rend moins "mécanique". Quant à "Driving the Last Spike" et "Fading Lights", non seulement elles sont plus poignantes, mais il y a en plus ces petites subtilités : un changement de la grille d’accords lors du passage d’une partie à l’autre pour la première, soit un final transposé mais plus percutant ; un ajout de partie de claviers (la même que l’intro), pour la transition entre le chant et l’instrumental pour la seconde. C’était pour permettre à Phil de rejoindre sa batterie, cela n’en demeure pas moins une riche idée.

D'accord, ça laisse beaucoup plus de place aux morceaux récents de GENESIS qu'aux anciens, mais que le groupe cherche à rendre hommage à son passé en 1992, c'est encore très fort. Certes il n'y a pas beaucoup de surprises, "Afterglow" a été supprimé, mais ce genre d'idées, chers amis, n'est pas comme vous le croyez une décision du vicieux Phil Collins qui aurait encore dicté aux deux autres leur conduite. En l'occurrence, c'est lui qui avait proposé des surprises pour le public comme "The Carpet Crawlers", mais Tony Banks et Mike Rutherford n'ont pas voulu. Quoiqu'il en soit, ce disque demeure essentiel parmi les live de GENESIS. Je dirais même plus, ces deux volumes de The Way We Walk constituent deux très bonnes compilations, certes prévisibles, mais avec l’énergie live en plus par rapport aux albums studio. Enjoy !

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   (3 chroniques)



- Phil Collins (chant)
- Chester Thompson (batterie)
- Tony Banks (claviers)
- Mike Rutherford (basse)
- Daryl Stuermer (guitare)


1. Old Medley: Dance On A Volcano-lamb Lies Down On B
2. Driving The Last Spike
3. Domino: Part I-in The Glow Of The Night Part Ii-th
4. Fading Lights
5. Home By The Sea/second Home By The Sea
6. Drum Duet



             



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