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- Membre : Genesis, Phil Collins

Daryl STUERMER - Live And Learn (1998)
Par MARCO STIVELL le 23 Juillet 2012          Consultée 1006 fois

Un bien beau moyen de fêter les dix ans de la sortie de son premier album solo : en sortir un deuxième. Plus sérieusement, on ne sait pas vraiment ce qui a poussé Daryl STUERMER a attendre autant de temps, peut-être le semi-échec de Steppin' Out. Pourtant, le guitariste dégageait une bonne aura tant dans les concerts de Genesis que de Phil Collins en solo. Voyant qu'il ne sera pas rappelé pour jouer avec Genesis en 1998, il a du se dire que cette époque était désormais révolue, et a ressenti l'envie de s'exprimer de nouveau en solo, et de manière plus régulière. A t-il bien fait au final ? Je pourrais, grâce à Live & Learn, avoir l'assurance de répondre avec un grand oui.

Mais de manière objective, je ne le serai qu’à demi à vrai dire. Car d’emblée autant l'avouer, je ne suis pas sûr que ceux qui tiquent dès qu’ils entendent Daryl faire trop de notes au sein de Genesis seront plus satisfaits ici. Le style depuis Steppin’ Out n’a pour ainsi dire pas évolué. On reste dans le rock fusion et aussi dans la formule : une rythmique basique (ou plutôt qui ne bouge pas) mais efficace, une piste de guitare par-dessus et Daryl qui se met à soloter, suivi de près par les claviers. Cela peut ressembler à de la "musique pour musiciens".

Ce qu’on peut dire en revanche, c’est qu’il y a eu progrès dans l’inspiration depuis Steppin’ Out, tant que cette musique pour musiciens sonne ici plus mélodique qu'elle ne pourra jamais l'être. En effet, la plupart des airs proposés sont bigrement plus réussis et efficaces et ceci est valable pour au moins toute la première moitié, de "Urban Island" à "Long Distance Love" inclus. Valable aussi bien quand Daryl fait son sentimental ("Icering", "River of Memories", "Remember When") que quand il augmente le tempo ("American Fields", "Morning Train"). En résultent des morceaux bien sympathiques, et puis surtout qui offrent la surprise de voir œuvrer Daryl à la guitare classique, aussi magistralement qu’à l’électrique, et ce dès le funny "Urban Island". Toujours dans cette première partie, notons également les plus électriques et excellents "Morning Train" et surtout "American Fields", très réjouissant avec son phrasé de synthé tourbillonant. Plus posé, "River of Memories" est une petite merveille de douceur folk, à laquelle il ne manque que des paroles (!)

Car Daryl SAIT écrire des chansons, et il le prouve deux fois au cours de l’album. "Long Distance Love" élève l’âme -Phil Collins aux chœurs !- tandis que le morceau "Live and Learn" marche fort dans un registre plus bluesy. Daryl est indiqué dans les "lead vocals", mais il semblerait que l'on entende plus Amy Keys. Enfin, celle-ci s’en sort très bien avec sa grosse voix grave. Ces deux exemples prouvent que Daryl sait aussi mettre des paroles et du chant avec sa musique, et ce n’est pas plus mal, d’autant plus qu’on ne verra pas ça souvent.

A côté de tout cela, la deuxième moitié de l’album semble un peu moins aboutie et c’est vrai. On retiendra surtout "Remember When" et son harmonica folk rigolo, mais aussi le "Highland Hip Hop" qui n’est pas un rap -il y a même un passage celtique cette fois, contrairement à la première citation des falaises d'Ecosse sur le disque précédent-, mais aussi le "Determined" plus rock. Tout est bon à prendre en fait, mais encore une fois, vous êtes prévenus comme quoi le sieur STUERMER allonge la durée et tartine beaucoup !

Pourtant même avec cela, j’en viens à dire que de sa carrière solo, si jamais on ne doit en avoir qu’un, ce serait celui-là… Peut-être est-ce à cause de sa diversité (et ses chansons !)... A noter que c’est la dernière fois qu’on voit l’excellent Brad Cole participer à un disque de Genesis et consorts avant longtemps, et la passation se fait avec Kostia sur le premier titre.

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   MARCO STIVELL

 
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- Daryl Stuermer (guitares, séquences, chant)
- Brad Cole (pianos, claviers, synthétiseurs)
- Leland Sklar (basse)
- Mark Torroll (batterie, percussions)
- + Kostia (claviers)
- Amy Keys (chant, chœurs)
- Phil Collins (chœurs)


1. Urban Island
2. Icering
3. Morning Train
4. Live And Learn
5. American Fields
6. River Of Memories
7. Long Distance Love
8. Icarus’ Banjo
9. Remember When
10. Deadline
11. Highland Hip Hop
12. Yin Yang Boogie
13. Determined



             



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