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- Style : Norah Jones

Katie MELUA - Secret Symphony (2012)
Par MARCO STIVELL le 23 Mars 2012          Consultée 1134 fois

The House qui avait connu un assez fort succès comme les précédents albums, avait quelque peu éloigné Katie MELUA de son protecteur Mike Batt, à qui elle doit une grande partie de sa réussite. L'auteur-compositeur-arrangeur et producteur revient finalement pour ce Secret Symphony, ce qui aura déjà largement de quoi ravir les fans qui n'avaient pas apprécié les dernières expérimentations de la belle géorgienne.

Belle... en effet, et ce nouveau disque tient à nous le rappeler plus que le précédent avec toute une série de photos centrée sur elle, vêtue de superbes robes et capturée aussi bien sur un canapé ancien que sur une caisse servant à transporter un ampli. En revanche, pour les paroles il faudra repasser... Un certain soin est donc plus ou moins apporté à cette oeuvre, pour peu que l'on soit fan et que l'on espère de beaux objets complets.

En revanche, c'est la cinquième publication de MELUA et Batt depuis 2003, et cela avait le ton de faire naître quelques doutes. Décidément on s'éloigne de plus en plus des années 60-70 où les artistes publiaient un album par an et les gens adoraient ! Pour Katie, ça fait un tous les deux ans depuis ses débuts mais il faut aussi prendre en compte le fait qu'elle ait tenté (avec réussite) de changer le son de ses chansons. Alors qu'attendre de ce Secret Symphony ? C'est là où les fans se consolent, car on parlera plutôt d'un rapprochement de Call off the Search et Piece by Piece. Pas de son pop-rock ici ou de bizarrerie trop décalée pour être sincère, on revient à un son acousticorchestral, celui que tout le monde a apprécié à l'époque de « The Closest Thing to Crazy ».

C'est justement le type d'ambiance qu'il faut savourer de la même manière et sur tout le disque. La majorité de ces onze titres (une petite dizaine on va dire) se base sur un tempo calme, de doux arpèges de guitare nylon, des cordes caressantes... Un ensemble qui se veut serein et épuré, jusque dans la voix de Katie bien que celle-ci conserve ses manières habituelles, qui font sa personnalité et que l'on a toujours appréciées. Secret Symphony est le type d'album homogène que l'on ne pensait plus voir l'artiste publier.

Mais c'est aussi ce qu'on peut aisément lui reprocher. Les mélodies d'abord, sont dans le style classique du tandem Batt/MELUA et pourront aisément sonner jolies aux oreilles de l'amateur, sans pour autant être accrocheuses dans le sens efficacité d'un tube, ce que même The House comportait encore. Quand on dit qu'elles sont jolies, il y a une grande part de politesse, car s'il est vrai que l'ensemble est agréable, bien peu de chansons s'ancrent en tête au point que l'on s'entende les fredonner. J'ai beau chercher même après plusieurs écoutes, je n'en vois aucune à ranger aux côtés des chefs-d'oeuvre passés. Ah par contre, cela s'écoute, mais encore une fois l'homogénéité pèse plus sur l'ensemble qu'il n'en fait vraiment ressortir les trésors.

On en vient au second point à reprocher : l'instrumentation. Le choix d'un trio guitares-contrebasse-batterie saupoudré d'orchestre, on le connait depuis maintenant longtemps et il n'y a jamais rien eu à redire jusque là. Le problème ici, c'est qu'on s'attend conformément au titre à quelque chose de sophistiqué, avec de belles envolées instrumentales, une symphonie quoi ! Non que je demande à ce que Mike Batt égale Mozart ou Chostakovitch, mais j'ai tendance à trouver que le rôle des cordes dans ce disque est hyper-limité, cantonné à former des nappes en fond derrière la voix de Katie et sans autre marque de jeu ni instrument soliste qui viendrait créer un peu de dynamisme. Ne parlons pas des cuivres, ils n'existent que sur « Nobody Knows You When You're Down and Out », et leur emploi y est solennel, bien éloigné du grain de folie que l'on pouvait parfois avoir sur les premiers albums. Alors certes encore une fois c'est joli, ça fait partie intégrante d'une rêverie constante, mais selon moi il manque quelque chose pour débloquer un peu le tout.

Même Katie ne s'autorise que peu d'échappées comme sur « Moonshine », qui est peut-être le seul titre rapide (façon de parler) de l'ensemble. On espérait retrouver un peu d'effet torride sur le plus blues « Heartstrings » mais non. Bon en fait vous avez compris. Je vais encore déclencher un tollé auprès des fans en notant cet album moins que pour un véritable album agréable (ce qu'il est malgré tout), mais tout comme pas mal d'entre eux, je reconnais que Secret Symphony est moins bon que Call off the Search et (surtout) Piece by Piece. Pardon Katie, mais je t'adore quand même.

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   MARCO STIVELL

 
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- Katie Melua (chant)
- Henry Spinetti (batterie)
- Tim Harries (contrebasse)
- John Parricelli (guitares)
- Steve Donnelly (guitares)
- Luke Potashnick (guitares)
- Mike Batt (arrangements et direction de l'orchestre)
- The Secret Symphony Orchestra


1. Gold In Them Hills
2. Better Than A Dream
3. The Bit That I Don't Get
4. Moonshine
5. Forgetting All My Troubles
6. All Over The World
7. Nobody Knows You When You're Down And Out
8. The Cry Of The Lone Wolf
9. Heartstrings
10. The Walls Of The World
11. Secret Symphony



             



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