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BON JOVI - 7800° Fahrenheit (1985)
Par BAAZBAAZ le 27 Juin 2013          Consultée 1471 fois

7800° Fahrenheit… Voilà un disque qui traine une sale réputation depuis plusieurs décennies. Mal aimé, peu écouté, il demeure l’un des moins vendus au sein d’une discographie aujourd’hui bien fournie. Coincé entre un premier album plus excitant et un titan commercial absolu (le terrible Slippery When Wet), il a toujours eu du mal à se faire une place dans le cœur du public. Pire, il serait avec le recul le symbole du moment où le groupe, parti en flèche, aurait soudain trébuché et déçu ceux qui, conquis par « Runaway » prédisaient à BON JOVI une trajectoire rapide et rectiligne vers la gloire.

Faut-il le réhabiliter ? Malgré tous les efforts du monde, il faut admettre que 7800° Fahrenheit est une victime typique de ce qu’on appelle la malédiction du deuxième album : ayant jeté toute son énergie dans son disque précédent, BON JOVI part en tournée avec les moyens du bord et découvre le mode de vie à la fois enthousiasmant et frustrant d’un groupe anonyme qui rêve de fontaines de champagne mais doit se contenter de boîtes de conserve. Le succès n’est encore qu’un vague espoir lointain et la dure réalité s’impose : il faut composer au plus vite de nouvelles chansons alors même que le temps et l’inspiration font défaut.

Le résultat est immanquablement en demi-teinte. Sans compter que, fâché avec son cousin, Jon ne peut plus profiter en 1985 de la Power Station ni de la production fine et précise qui mettait tant en valeur le premier album. Le son est ainsi ce qui déçoit d’emblée sur 7800° Fahrenheit : terne et désincarné, il écrase les compositions et les maintient au ras du sol. On sent parfaitement quel est l’objectif du groupe, qui tente ici d’imiter la puissance dégagée par les cadors du moment que sont VAN HALEN ou DEF LEPPARD (le succès de Pyromania a laissé des traces). Mais le seul résultat est avant tout une perte d’identité et d’intensité.

La production n’est évidemment pas seule en cause. Le groupe n’a tout simplement pas les chansons qu’il faut. L’album est hétérogène, très inégal et souvent fatiguant. Dans ses meilleurs moments, il rappelle tout de même que BON JOVI maîtrise alors à la perfection les codes du hard FM : riffs mélodiques, synthés insolents et refrains aguicheurs… « The Price of Love », « Only Lonely » et « The Hardest Part of the Night » sont d’excellentes compositions, certes peu originales mais dans la lignée (sans les égaler) de « Shot Through the Heart » ou « Come Back ». Elles sont hélas un peu esseulées sur 7800° Fahrenheit.

Le reste, en effet, est indigne des ambitions affichées par le groupe. On entend parfois un très bon riff (« In and out of Love », au refrain trop lourdingue) qui prouve que l’excellent Richie Sambora fait tout pour maintenir la barque à flot. Mais entre un « King of the Mountain » maladroit et interminable (le début est pourtant prometteur), un « Tokyo Road » inconsistant – racolage vulgaire pour le marché japonais – ou un « To the Fire » à l’intro sacrément louche, on assiste ébahi à ce qui a toutes les apparences d’un naufrage imprévu. Et l’on n’osera qualifier de ballade la chose molle et informe nommée « Silent Night ».

Sans être foncièrement mauvais, cet album est en fait l’échec d’un homme. Celui de Jon Bon Jovi qui s’aperçoit en 1985 qu’il n’est pas le grand songwriter qu’il espérait. Ambitieux, il sait que la gloire viendra d’un hit qu’il n’arrive pas à composer. Sans oublier que ce disque fait apparaître ses limites de chanteur. Très à l’aise dans un registre héroïque ou romantique, il force souvent ici sur sa voix (mimant Joe Elliott) qui en perd ses nuances, du moins lorsqu’elle n’est pas ensevelie sous des chœurs envahissants. Loin d’être désagréable à écouter ponctuellement, 7800° Fahrenheit révèle l’impasse dans laquelle BON JOVI s’est retrouvé à l’époque.

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   (2 chroniques)



- Jon Bon Jovi (chant, guitare)
- Richie Sambora (guitares)
- Alec John Such (basse)
- Tico Torres (batterie)
- David Bryan (synthétiseurs)


1. In And Out Of Love
2. The Price Of Love
3. Only Lonely
4. King Of The Mountain
5. Silent Night
6. Tokyo Road
7. The Hardest Part Is The Night
8. Always Run To You
9. (i Don't Wanna Fall) To The Fire
10. Secret Dreams



             



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