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- Membre : Santana & Buddy Miles, John Mclaughlin , Richard Wahnfried

SANTANA - Shaman (2002)
Par MARCO STIVELL le 7 Novembre 2013          Consultée 1541 fois

Je ne sais si Carlos état réellement convaincu du fait qu'il obtiendrait du succès avec l'expérience Supernatural (Arista et Dark Clivor devaient l'être, eux), mais il est certain que le retentissement qui en a découlé le pousse à continuer dans cette voie, au grand dam de ses die-hard fans et au bon plaisir des nouveaux, ou du moins des amateurs. Shaman aura néanmoins un impact inférieur par rapport à son prédécesseur, ça vous étonne ? Ah bon...

Les recettes sont donc les mêmes. Ah, on remarque malgré tout déjà la pochette, et l'on commence à se dire que Carlos a du mal à cacher une intention "culte de la personnalité", ou plutôt de l'interprète, de la star (voir aussi la pochette de Guitar Heaven quelques années plus tard). Vous savez comme s'il avait vu la lumière et qu'il se posait en conducteur éclairé. Le contenu de Shaman va pourtant nous persuader rapidement du contraire.

Les featurings sont réalisés avec les nouvelles voix de la black music et du pop-rock. Côté hommes, l'honneur revient à Seal, Chad Kroeger de Nickelback, l'ensemble du groupe P.O.D. et même Placido Domingo. Chez les filles, on rencontre Macy Gray, Dido et Michelle Branch. Parmi ces noms, plusieurs d'entre eux ont participé à l'écriture des chansons respectivement interprétées (pas ce cher Placido ceci dit, vous vous en doutez) et tous contribuent à faire de ce disque une nouvelle oeuvre éclectique, si l'on tient à parler gentiment.

Shaman contient son lot de titres passe-partout en nombre conséquent, même si légèrement moins inférieur à celui de Supernatural. L'ouverture afro-carribéene «Adouma» en fait partie, avec son texte répétitif «Adouma ke ke ke» et ses synthés-cuivres sur rythmique élancée. Du rythme, un côté ensoleillé, quand on vous dit qu'il ne faut pas grand-chose pour que ça plaise. «Amoré (Sexo)» avec Macy Gray et son r'n'b latino n'apportent rien de plus, non pas question originalité mais plaisir et le texte ne laisse aucun doute encore une fois. Quand on vous dit qu'il faut que ce soit racoleur...

«Victory is Won», écrite par Carlos seul est un slow instrumental dans le style «Europa», on devrait dire une énième nouvelle tentative, la guitare y apparaissant bavarde (elle fait même dans le délire cosmique !) sur un ensemble déjà difficilement prenant. «You Are My Kind» auquel Seal participe, commençait bien avec ces guitares, mais celle ballade soul n'émeut guère davantage. Présence de P.O.D. et Nickelback oblige, «America» et «Why Don't You & I» révèlent une affluence de grosses guitares, un hard-rock très lisse pour la première, et la seconde une ballade rock latino aseptisée. «One of These Days» est un peu plus torturé, mais peine à convaincre totalement. «Hoy es Adios» et son r'n'b hispanique sont desservis par leur réalisation. En la matière, on préfèrera «Nothing at All» (écrit par Rob Thomas), un peu plus avenant.

Shaman, c'est aussi d'un point de vue personnel un gros délire commun avec un ami qui se reconnaîtra, grâce à trois titres. Le premier est «Foo Foo». Voilà un morceau qui pourrait facilement illustrer la fête foraine de Trifouillis-Les-Oies, l'ensemble étant à peine relevé par l'esprit jam et pas du tout par les «pacapacapacapacapaca...», «hé hé hé !», «Santana ! Santana ! Santana !» (vous disiez mégalomanie ?). Ne parlons pas de «Aye Aye Aye», co-écrit avec, tenez-vous bien, Michael Shrieve ! Le jeune batteur prodige du début des années 70 refait exceptionnellement surface pour ce titre, mais la batterie est absente et Carlos réussit à fondre l'expérience dans le reste de ce qu'il fait alors, sans distinction aucune pour son ancien comparse. Ce titre est élancé, avec force cuivres mais contrebalancé par une voix racoleuse au possible : écoutez-la chanter «aye aye aye !», vous ne pouvez espérer mieux. Et pourtant... arrive «Novus». Il s'agit du fameux featuring avec l'illustre ténor italien, à grand renfort de claviers rêveurs, tapis de percussions... Morceau qui peut-être en restant instrumental, aurait eu un impact différent, mais baste, brisons-là.

Shaman ne vaut réellement que pour deux titres qui arrivent à relever le tout, non seulement grâce aux compositions mais aussi à leurs interprètes, deux égéries de la pop. Le problème, c'est que dans le cas de Dido et bien que la chanson soit superbe, elle sonne tellement Dido et pas SANTANA qu'on préfèrerait l'entendre sur un album de le chanteuse. En revanche, Michelle Branch n'absorbe aucunement la personnalité du cha-cha typiquement Santanien «The Game of Love», au contraire. On appréciera beaucoup le fait de l'entendre avec ces quelques licks de percussions et cuivres car il faut dire que ce n'est pas le type d'orchestration auquel elle pense beaucoup en solo ! Le public ne s'est cette fois pas trompé en faisant de ce titre le single porteur du disque.

A suivre...

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1. Adouma
2. Nothing At All
3. The Game Of Love
4. You Are My Kind
5. Amoré (sexo)
6. Foo Foo
7. Victory Is Won
8. America
9. Sideways
10. Why Don't You & I
11. Feels Like Fire
12. Aye Aye Aye
13. Hoy Es Adios
14. One Of These Days
15. Novus



             



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