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MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  LIVE

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Jean-michel JARRE - Hong Kong (1994)
Par WALTERSMOKE le 16 Février 2014          Consultée 1532 fois

D'ordinaire, les lives de musique électronique « classique » sont aussi importants que les albums studio. En effet, contrairement au rock, à la pop ou encore au folk, la musique électronique est plus ardue à retranscrire en concert. Les réglages des instruments ainsi que les techniques inhérentes font des morceaux du genre de véritables pièces uniques, impossibles ou presque à reproduire en intégralité. Le meilleur exemple reste de loin Tangerine Dream, qui jusqu'aux années 90, ne reprenait au mieux que quelques lignes musicales pas trop difficiles à rejouer, et encore. Ainsi, qu'ils soient mercantiles ou purement artistiques, les lives de musique électronique ne peuvent en aucun cas être accusés de sombrer dans la redite des albums studio.

Comme toute règle qui se respecte, il faut bien sûr des exceptions. C'est alors qu'arrive, de loin, avec ses gros sabots, Jean-Michel Jarre. Contrairement à bon nombre de ses collègues, le fameux génie français de la musique électronique (Mé, pour faire court) a très souvent oeuvré pour que le public venu assister à ses méga-concerts puisse écouter la même chose que sur CD, l'ambiance en plus. Un but ni bon ni mauvais en soi, mais seulement dans l'absolu. En effet, les versions live des morceaux de JMJ n'ont que trop peu de différences avec les originales. S'il n'y avait le côté visuel, avec ses showlights et ses feux d'artifices, un concert de JMJ serait bien fade. Pour aller plus loin, il est même évident que c'est la musique qui sert le spectacle, et non l'inverse.

Principale conséquence de ce fait, il vaut mieux acheter les VHS/DVD plutôt que les CD live édités. En dehors des Concerts en Chine et de Printemps de Bourges 2002, les lives de Jarre ne valent, pour ainsi dire, rien de rien. Les jarrophiles trouveront leur compte, et seront même prêts à abuser de mauvaise fois pour les défendre, comme tout bon fanatique qui se respecte.
Cependant, dans tout ce marasme de disques futiles, il y en a un qui surclasse tout le monde. Ce champion de l'inutilité, ce parangon de l'horreur mercantile s'appelle Hong Kong. Sorti en 1994, il est censé retranscrire en audio un nouveau concert de notre Jarre adoré, et pas n'importe lequel. En effet, il a été choisi pour inaugurer un nouveau stade de ce qui était alors une enclave anglaise. Les autorités l'ont même préféré à Michael JACKSON et MADONNA, rien que ça. Sauf que...en réalité, ce qu'achètent les personnes n'ayant pas assisté au concert n'entendent pas JMJ jeter de poudre aux yeux des chinois. En réalité, c'est un bric-à-brac formé d'extraits de concerts donnés à travers l'Europe, à l'exception de la version tronquée de Jonques de Pêcheurs au Crépuscule. Autrement dit, Jean-Michel Jarre se fout de nous, complètement.

« Et alors, on s'en fiche, du moment que la musique est bonne ! ». Pour être franc, il faut bien admettre que ces derniers n'ont pas tout à fait tort. Contrairement à En Concert Houston/Lyon et surtout Destination Docklands, Hong Kong contient deux-trois morceaux un poil intéressant. Qu'importe si elles ont été enregistrés en Europe (et sans doute rejoués en studio), les versions de Chronologie 6 et de Souvenir de Chine sont assez agréables à écouter. Du côté des inédits, si les interludes ne sont que du remplissage servant à aérer le live, il est impossible de ne pas remarquer Digi Sequencer. Ce morceau à la construction remarquable présente un Jarre à l'aise avec la techno (profitez-en, c'est rare). Enfin, la version unplugged de L'orchestre sous la pluie est une véritable surprise, assez rigolote qui plus est. Pour le reste, c'est au mieux du doublon en veux-tu en voilà, au pire un massacre. Faire jouer Patrick RONDAT au début de Rendez-Vous 4 est une bonne idée à la base, mais le résultat est tout simplement médiocre. Le fameux guitariste sert une bouillie sonore atroce, que même un groupe de troisième zone refuserait. Quant à Chronologie 3, il s'agit de la meilleure preuve comme quoi les « vrais » instruments ne sont pas nécessairement meilleurs que les claviers. La performance de la jeune soprano horripile et ne rend pas justice à la composition.

Hong Kong est un bien triste album, en fin de compte. Quand on part d'une arnaque, il ne faut pas s'attendre à aboutir sur un résultat final appréciable. Quelques moments restent attractifs, mais ne justifient en rien une écoute de l'album. Inutile donc, mais pas totalement.

Note réelle : 1,5/5

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- Jean-michel Jarre (claviers, synthétiseurs)
- Dominique Perrier (claviers)
- Francis Rimbert (claviers)
- Sylvain Durand (claviers)
- Patrick Rondat (guitare)
- Laurent Faucheux (batterie)
- Michel Valy (basse)
- Dominique Mahut (percussions)
- Julie Lecrenais (chant soprano)
- Cheng Chaï-man (chef d'orchestre)
- Hong Kong Opera Society


1. Countdown
2. Chronologie 2
3. Chronologie 3
4. How Old Are You ?
5. Equinoxe 4
6. Souvenir De Chine
7. Qu'est-ce Que L'amour
8. Chronologie 6
9. Chronologie 8
10. Where Are You Going ?
11. Oxygène 4
12. Jonques De Pêcheurs Au Crépuscule
13. Sale Of The Century
14. Digi Sequencer
15. Les Chants Magnétiques Ii
16. L'orchestre Sous La Pluie (unplugged)
17. Rendez-vous 4
18. Chronologie 4



             



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