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MAGNUM - Escape From The Shadow Garden (2014)
Par GEGERS le 8 Avril 2014          Consultée 2502 fois

La force tranquille avec laquelle MAGNUM déploie ses albums depuis son retour en 2002, et plus activement depuis 2009, témoigne d'une sérénité épanouissante au sein de l'écurie de Tony Clarkin. Ce dernier, qui bénéficie désormais d'une liberté créatrice totale et sans contraintes, voit son imagination débridée fonctionner à plein régime, en attestent les sorties régulières et de grande qualité qui émaillent la discographie du groupe britannique depuis Alice and The Broken Arrow, paru en 2007. Ce nouvel album, le dix-huitième, ne s'éloigne en rien de l'univers « pomp-rock », classieux et grandiloquent pratiqué par MAGNUM depuis la fin des années 2000. Plus encore, en adoptant de nouveau un logo utilisé pour la dernière fois sur l'excellent On a Storyteller's Night (1985), l'artwork (signé par l'indéboulonnable Rodney Matthews) semble donner l'indication d'un retour aux ambiances des années 80.

D'entrée, l'album semble pourtant s'inscrire dans la lignée des albums les plus récents du groupe. Une introduction, savamment orchestrée pour faire naître l'attente et l'intensité, laisse place à un titre aux mélodies immédiates, portées par le clavier ostensible de Mark Stanway et le chant toujours aussi puissant et théatral de Bob Catley dont la voix, plus grave et rugueuse que par le passé, renforce l'aspect théâtral de la musique du combo. Le ton est donné : tout comme ses deux prédécesseurs directs, Escape From The Shadow Garden fait la part belle aux mid-tempo longs et aux mélodies ultra-chiadées et aux paroles mystérieuses, invitant à entrer dans l'univers si particulier des Britanniques. « Unwritten Sacrifice », avec ses mélodies répétitives, dégageant une intensité et une émotion bouleversantes, aurait sans conteste pu jouer des coudes avec les meilleurs titres de The Visitation. Pour la référence au passé, il faut attendre « Too many clowns », sans doute le titre le plus agressif composé par Tony Clarkin depuis bien longtemps. Le riff très hard rock, dans la plus pure tradition du genre, sert de base à ce titre direct et « in your face » qui voit Bob Catley user de son organe avec une violence peu habituelle. Plus que les mélodies et le refrain, c'est bien cette fois le riff qui marque les esprits et donne envie d'entrer dans la danse.

Tout comme sur On The 13th Day, les ambiances et les arrangements se font suffisamment variés pour que l'écoute complète de l'album reste un plaisir, et ne devienne pas une contrainte. Les morceaux les plus longs, à l'image de « Midnight angel », offrent plusieurs niveaux de lecture et donnent envie à l'auditeur de se plonger dedans à corps perdus. Les titres les plus directs et FM, tels que « Burning river », sont exempt de toute vacuité : les mélodies, tout comme les paroles, sont porteuses de sens et d'une certaine solennité, qui font de MAGNUM un groupe à la qualité d'écriture tout bonnement bluffante. Peut-être légèrement plus exigeant que son prédécesseur (un titre tel que « Widsom's had its day », très orchestral, est plus complexe d'accès), l'album soigne néanmoins ses atours et s'achève, comme le groupe nous en a donné l'habitude, sur superbe note : « The valley of tears » est sans doute l'une des plus belles ballades que le combo nous ait proposé depuis sa reformation, et il est évident, à l'écoute du chant envoûtant de Bob Catley, que toute résistance est futile : MAGNUM est de nouveau parvenu à frapper très fort.

A la fois plus direct et plus complexe que On the 13th Day, Escape From The Shadow Garden est de nouveau un très grand cru de la part de MAGNUM. Bien entendu, à côté du maître-étalon The Visitation, l'album souffre de très légers défauts (la sensiblerie d'un « Don't Fall Asleep ») qui ne lui offrent pas le même aspect définitif et incontournable dans la discographie du groupe. Reste un opus abouti et très réussi, qui constitue un excellent résumé de la carrière du groupe. La force tranquille a de nouveau frappé !

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   GEGERS

 
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- Tony Clarkin (guitare)
- Bob Catley (chant)
- Al Barrow (basse)
- Mark Stanway (claviers)
- Harry James (batterie)


1. Live ‘til You Die
2. Unwritten Sacrifice
3. Falling For The Big Plan
4. Crying In The Rain
5. Too Many Clowns
6. Midnight Angel
7. The Art Of Compromise
8. Don’t Fall Asleep
9. Wisdom’s Had Its Day
10. Burning River
11. The Valley Of Tears



             



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